Des stations mobiles pour le dépannage des camions GNV

Des stations mobiles pour le dépannage des camions GNV
Voilà plus de 20 ans que Cargaz se renouvelle comme équipementier des filières de la mobilité GPL et GNV. Un catalogue qui s’étoffe sans cesse, avec, pour best-seller, un appareil qui permet à des poids lourds en panne de gaz de retrouver 30 à 40 kilomètres d’autonomie en évitant un coûteux remorquage.
 

Le GPL dès 1996

Implanté en 1996 dans le département du Rhône à Fleurieux-sur-l’Arbresle, Cargaz a d’abord été connu des constructeurs comme spécialiste en équipements GPL. « J’ai effectué pour Subaru, Chevrolet, Opel et Saab des installations de systèmes GPL en première monte décalée. Les voitures à équiper me parvenaient par camions », confirme Jérôme Revolon, fondateur de la TPE.
 
« Dans les meilleures années, j’équipais ainsi entre 400 et 500 véhicules par an. Puis les chiffres sont tombés dans une fourchette de 10-50 installations annuelles. Cette année, avec la métropole de Lyon qui investit à nouveau dans des véhicules GPL, j’en suis déjà à une quarantaine de montages. Mais je travaille de moins en moins avec les particuliers, et il y a peu d’avenir sur la seconde monte », révèle-t-il.
 

Diversification

La baisse des installations de systèmes d’alimentation au GPL a poussé Jérôme Revolon à diversifier l’activité de son entreprise. En 2009, il crée Nomagaz, une station de transfert de GPL, commercialisée dès 2010, et agréée par Renault qui en équipe ses succursales.
 
« Cette station sert à récupérer le gaz présent dans les réservoirs et à le réinjecter après intervention sur le système d’alimentation. Sans cette station, la seule solution possible consiste à brûler le gaz en torchère. Et si l’utilisateur du véhicule a oublié le rendez-vous d’entretien, c’est le contenu d’un plein complet qui part en fumée. Mais ça ne me plaît pas de savoir que l’on gaspille ainsi du carburant », avoue Jérôme Revolon. La station récupère jusqu’à 45 litres de GPL en une heure. Son emploi fait également gagner du temps d’intervention sur le véhicule. Mobile, cette station peut figurer parmi la panoplie embarquée par un technicien itinérant.

Pour les réseaux de manutention et les constructeurs

« Sans concurrence, la station Nomagaz de transfert GPL a déjà été écoulée à 86 exemplaires dans les réseaux de manutention et chez les constructeurs en automobiles », chiffre Jérôme Revolon. Il cite en exemple : « La première génération de Dacia Sandero au GPL connaissait des problèmes de corrosion du réservoir de gaz. La station Nomagaz a été exploitée pour l’opération de rattrapage effectuée par le constructeur ».
 
« Une version GNC est actuellement à l’étude pour les flottes de bus et poids lourds. Elle devrait être lancée dans le courant de l’année », nous apprend le dirigeant de Cargaz. A noter que les stations développées par Cargaz sont homologuées CE, et sont vendues en France, mais aussi dans les pays frontaliers, dont la Belgique et le Luxembourg. « C’est un outil parfait pour les artisans. Monté sur roulettes, il leur permet de faire le plein en gaz de leurs utilitaires légers », évalue notre interviewé.

Station de dépannage

Fin 2015, Cargaz a lancé sa station mobile de dépannage GNC, également classée dans la gamme Nomagaz. « Elle a été conçue dans les cas de panne sèche des réservoirs : une situation qui arrive plus couramment qu’avec les poids lourds diesel. En région parisienne, par exemple, parcourir 100 kilomètres peut prendre plus de 2 heures. Le rack de dépannage évite d’avoir à remorquer le camion. Une opération qui coûte souvent plus de 2.000 euros avec les modèles à boîte automatique sur lesquels il faut démonter les arbres de transmission. Le rack de 25 kilos de GNC à 200 bars (80 x 120 cm), qui permet de retrouver 30 à 40 kilomètres d’autonomie, sauf sur les bennes à ordures ménagères qui consomment davantage de carburant, est vendu 4.400 euros. Deux dépannages évités et il est amorti », détaille Jérôme Revolon.
 
« L’autonomie retrouvée après l’utilisation du rack mobile doit permettre au poids lourd de regagner sa base ou une station d’avitaillement. Deux racks peuvent être combinés pour 50 kilos de gaz, soit 320 litres, juste en dessous de la limite ADR (333 litres - art. 1.1.3.6) pour le transport de matières dangereuses », explique notre interlocuteur.
 

Pour les constructeurs et transporteurs

« Cette station mobile de dépannage a été développée pour les transporteurs et constructeurs de poids lourds. Iveco, Scania, Renault Trucks, les Transports Jacky Perrenot, par exemple, mais aussi Véolia et Suez Environnement en sont équipés. C’est un outil rassurant pour les exploitants de flottes au gaz naturel. J’en ai commercialisé déjà 42, et la demande s’accélère, qui suit l’évolution de la mobilité GNC », indique Jérôme Revolon.
 
Le transfert du gaz s’effectue en quelques secondes sur le nez d’emplissage NGV1 via une vanne 3 voies. « Pour avoir une excellente pression en alimentation du moteur, sur un poids lourd équipé de 8 réservoirs, on en isole 7 pour que tout le gaz soit concentré dans un seul », explique le dirigeant de Cargaz.
 

Autres utilisations, GNL et à venir

Jérôme Revolon encourage d’autres exploitations de sa station mobile GNC : stockage haute pression, - jusqu’à 100 kilos de GNC à 200 bars -, en complément d’une station charge lente ; appareils de cuisson ou de chauffage (événementiel, restaurant en altitude, food trucks, rôtisseurs). « Avec 2 racks, une cuisine mobile fonctionne tout le week-end, pour un coût bien moins élevé en gaz », justifie notre interlocuteur.
 
Nouveauté en cette fin de mois de juin 2018 : la station mobile de dépannage est désormais disponible aussi pour le GNL. « Le remplissage se fait par la purge gazeuse 16 bars », précise-t-il. En septembre de cette année, Cargaz devrait sortir un surpresseur pour les ateliers poids lourds. « Il servira à traquer d’éventuelles fuites de gaz dans le circuit d’alimentation. Le produit est validé et a été testé en formation sur des camions Scania et Iveco France », conclut notre interviewé.

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