Panorama européen du biométhane : un marché en pleine structuration et des échanges en forte hausse
Le marché européen du biométhane accélère sous l’effet des politiques climatiques et de la crise énergétique. Une étude de GRDF met en lumière des dynamiques contrastées et une intensification des échanges transfrontaliers.
Le biométhane s’impose comme un levier clé de décarbonation en Europe, soutenu par des objectifs climatiques renforcés à l’heure où les questions de souveraineté deviennent centrales.
Selon le dernier panorama européen des marchés du biométhane publié par GRDF, la production a doublé en cinq ans pour atteindre plus de 56 TWh en 2024, le Royaume-Uni, la France et l’Italie enregistrant les plus fortes augmentations de production.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du plan REPowerEU, qui vise 340 TWh d’ici 2030. Les États membres encouragent à la fois l’offre et la demande, via des mécanismes variés. La hausse des prix de l’énergie depuis 2022 a également accéléré la recherche d’alternatives au gaz fossile.

Dans le détail, les coûts de production varient fortement en Europe, ce qui influence les stratégies d’exportation. Le Danemark, l’Italie ou le Royaume-Uni bénéficient de coûts inférieurs à 80 €/MWh grâce à des installations de grande taille. À l’inverse, la France ou l’Autriche présentent des coûts plus élevés, souvent liés à des unités plus petites.
Cette hétérogénéité favorise les échanges entre zones à bas coût et marchés à forte valorisation. Certains mécanismes, comme le THG Quoten allemand, offrent des prix supérieurs à 200 €/MWh. Ils attirent les volumes les plus compétitifs et durables.

Les obligations d’incorporation et les certificats jouent un rôle central dans cette orientation. En parallèle, les mécanismes européens comme RED III renforcent les exigences de durabilité.
Le biométhane s’impose comme un levier clé de décarbonation en Europe, soutenu par des objectifs climatiques renforcés à l’heure où les questions de souveraineté deviennent centrales.
Selon le dernier panorama européen des marchés du biométhane publié par GRDF, la production a doublé en cinq ans pour atteindre plus de 56 TWh en 2024, le Royaume-Uni, la France et l’Italie enregistrant les plus fortes augmentations de production.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du plan REPowerEU, qui vise 340 TWh d’ici 2030. Les États membres encouragent à la fois l’offre et la demande, via des mécanismes variés. La hausse des prix de l’énergie depuis 2022 a également accéléré la recherche d’alternatives au gaz fossile.
Des échanges transfrontaliers en nette progression
L’intégration progressive du marché européen favorise une intensification des flux de biométhane entre pays. Environ 15 % des volumes étaient déjà échangés en 2022, avec une tendance à la hausse. Les certificats de garanties d’origine circulent davantage, soutenus par des registres interconnectés comme ERGaR. Les échanges ont dépassé 4 TWh en 2025. Les flux se dirigent majoritairement vers l’Allemagne et la Suisse, où la valorisation est élevée.
Dans le détail, les coûts de production varient fortement en Europe, ce qui influence les stratégies d’exportation. Le Danemark, l’Italie ou le Royaume-Uni bénéficient de coûts inférieurs à 80 €/MWh grâce à des installations de grande taille. À l’inverse, la France ou l’Autriche présentent des coûts plus élevés, souvent liés à des unités plus petites.
Cette hétérogénéité favorise les échanges entre zones à bas coût et marchés à forte valorisation. Certains mécanismes, comme le THG Quoten allemand, offrent des prix supérieurs à 200 €/MWh. Ils attirent les volumes les plus compétitifs et durables.

Vers une harmonisation progressive du marché
L’Union européenne cherche à unifier les règles de certification et d’échange du biométhane. L’introduction des preuves de durabilité (PoS) pourrait devenir un standard pour les échanges transfrontaliers. Toutefois, la coexistence de plusieurs systèmes complique encore les transactions à court terme.
L’harmonisation des registres et des mécanismes reste toutefois un enjeu clé pour fluidifier le marché. À terme, une meilleure lisibilité des prix et des règles pourrait renforcer les investissements. Cette évolution conditionne la montée en puissance du biométhane à l’échelle industrielle.
L’Union européenne cherche à unifier les règles de certification et d’échange du biométhane. L’introduction des preuves de durabilité (PoS) pourrait devenir un standard pour les échanges transfrontaliers. Toutefois, la coexistence de plusieurs systèmes complique encore les transactions à court terme.
L’harmonisation des registres et des mécanismes reste toutefois un enjeu clé pour fluidifier le marché. À terme, une meilleure lisibilité des prix et des règles pourrait renforcer les investissements. Cette évolution conditionne la montée en puissance du biométhane à l’échelle industrielle.
Des politiques nationales qui orientent les usages
Plusieurs pays ciblent des secteurs prioritaires pour maximiser l’impact carbone du biométhane. Le Danemark, les Pays-Bas ou la Pologne orientent les volumes vers l’industrie ou la mobilité lourde. Ces choix reposent sur des incitations économiques et réglementaires fortes.Les obligations d’incorporation et les certificats jouent un rôle central dans cette orientation. En parallèle, les mécanismes européens comme RED III renforcent les exigences de durabilité.

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