Panorama des gaz renouvelables 2025 : une filière en progression, mais des incertitudes persistantes
La filière française du biométhane atteint 15,6 TWh de capacités installées en 2025, mais alerte sur un risque de ralentissement faute de visibilité réglementaire.
La France confirme sa position de leader européen des gaz renouvelables et bas carbone. Fin 2025, les capacités d’injection de biométhane atteignent 15,6 TWh, soit l’équivalent de 2,5 réacteurs nucléaires, conclut la dernière édition du Panorama des Gaz Renouvelables.
La production annuelle s’élève à 13,6 TWh, représentant 3,9 % de la consommation nationale de gaz. La dynamique reste soutenue avec 72 nouveaux sites mis en service en un an. Le parc total compte désormais 803 installations raccordées aux réseaux gaziers.
Est notamment pointé le dispositif des certificats de production de biogaz (CPB). Entré en vigueur en 2026, il n’apporte pas de visibilité au-delà de 2028. Or, les projets nécessitent des horizons d’investissement supérieurs à dix ans. Tant au niveau du développement de nouveaux projets que de conversion d'unités de cogénération existantes, cette incertitude bloque déjà certains financements et retarde des décisions d’investissement. La filière réclame la publication d’une trajectoire claire des CPB jusqu’en 2035.

Surtout, leur développement conjoint permet de gagner en souveraineté tout en créant de la valeur dans les territoires.
« Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les gaz renouvelables et bas carbone apportent une réponse concrète pour réduire la dépendance de la France au gaz fossile, limiter son exposition aux marchés internationaux, renforcer sa souveraineté énergétique et accroître la résilience de ses territoires. Cette production locale crée de la valeur dans les territoires, et la méthanisation génère aussi du digestat, qui réduit la dépendance des agriculteurs aux engrais chimiques fossiles importés, ainsi que du CO2 biogénique, utile à la décarbonation de l’industrie et à la production de carburants de synthèse. Mais sans trajectoire sur les certificats de production de biogaz au-delà de 2028, c’est toute la dynamique d’investissement de la filière qui est menacée, alors même que la PPE 3 a confirmé des objectifs ambitieux. La filière appelle donc le Gouvernement à publier, avant la mi-juillet 2026, le décret fixant une trajectoire CPB lisible, crédible et stable jusqu’en 2035 », a déclaré Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, lors de la présentation à la presse de la 11e édition du Panorama des gaz renouvelables et bas carbone.
La France confirme sa position de leader européen des gaz renouvelables et bas carbone. Fin 2025, les capacités d’injection de biométhane atteignent 15,6 TWh, soit l’équivalent de 2,5 réacteurs nucléaires, conclut la dernière édition du Panorama des Gaz Renouvelables.
La production annuelle s’élève à 13,6 TWh, représentant 3,9 % de la consommation nationale de gaz. La dynamique reste soutenue avec 72 nouveaux sites mis en service en un an. Le parc total compte désormais 803 installations raccordées aux réseaux gaziers.
Des objectifs ambitieux, mais un cadre réglementaire insuffisant
La Programmation pluriannuelle de l’énergie fixe un objectif de 44 TWh injectés en 2030. Ce volume pourrait atteindre 82 TWh à l’horizon 2035. Ces ambitions reposent sur une montée en puissance rapide des projets en cours. Elles nécessitent aussi un cadre économique stable pour sécuriser les investissements. Sans cela, les capacités en développement pourraient ne pas se concrétiser.Est notamment pointé le dispositif des certificats de production de biogaz (CPB). Entré en vigueur en 2026, il n’apporte pas de visibilité au-delà de 2028. Or, les projets nécessitent des horizons d’investissement supérieurs à dix ans. Tant au niveau du développement de nouveaux projets que de conversion d'unités de cogénération existantes, cette incertitude bloque déjà certains financements et retarde des décisions d’investissement. La filière réclame la publication d’une trajectoire claire des CPB jusqu’en 2035.
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Diversification technologique et rôle des infrastructures
Si la méthanisation constitue aujourd’hui le principal mode de production de biométhane, d’autres technologies émergent progressivement. La pyrogazéification, la gazéification hydrothermale et le power-to-méthane élargissent les sources de production.Surtout, leur développement conjoint permet de gagner en souveraineté tout en créant de la valeur dans les territoires.
« Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les gaz renouvelables et bas carbone apportent une réponse concrète pour réduire la dépendance de la France au gaz fossile, limiter son exposition aux marchés internationaux, renforcer sa souveraineté énergétique et accroître la résilience de ses territoires. Cette production locale crée de la valeur dans les territoires, et la méthanisation génère aussi du digestat, qui réduit la dépendance des agriculteurs aux engrais chimiques fossiles importés, ainsi que du CO2 biogénique, utile à la décarbonation de l’industrie et à la production de carburants de synthèse. Mais sans trajectoire sur les certificats de production de biogaz au-delà de 2028, c’est toute la dynamique d’investissement de la filière qui est menacée, alors même que la PPE 3 a confirmé des objectifs ambitieux. La filière appelle donc le Gouvernement à publier, avant la mi-juillet 2026, le décret fixant une trajectoire CPB lisible, crédible et stable jusqu’en 2035 », a déclaré Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, lors de la présentation à la presse de la 11e édition du Panorama des gaz renouvelables et bas carbone.
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