PPE 3 : quelles ambitions pour le biométhane ?
Le gouvernement a publié ce jeudi 12 février la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3). Un document très attendu qui couvre la période 2023-2035 et précise les trajectoires des différentes filières énergétiques françaises, dont celle du biométhane.
Si le texte met l’accent sur l’électrification bas carbone et la relance du nucléaire, il fixe aussi des objectifs pour les filières dites « non électriques ». Le biométhane figure parmi les leviers identifiés pour réduire la part des énergies fossiles, qui doit passer de 58 % en 2023 à 40 % en 2030.
France gaz salue la publication du décret. Dans un communiqué diffusé le 12 février, l’organisation estime que ce texte est « déterminant pour la décarbonation de l’économie française et l’accélération de la production de gaz renouvelables et bas carbone dans nos territoires ».
La fédération met en avant la dynamique actuelle de la filière. Elle rappelle que le registre comptait 1 585 projets pour un potentiel de 33,7 TWh fin 2025.
Elle souligne aussi l’émergence de nouvelles technologies. La pyrogazéification, la gazéification hydrothermale et le power-to-méthane pourraient contribuer à la montée en puissance des volumes.
Une clause de revoyure est annoncée pour 2027. La filière attend cette échéance pour ajuster la trajectoire post-2028 et sécuriser les projets en file d’attente.
Le texte confirme également la relance du nucléaire avec six EPR2 et un objectif de décision pour huit réacteurs supplémentaires en 2026. Les renouvelables électriques poursuivent leur progression, avec 15 GW d’éolien en mer en 2035 et jusqu’à 80 GW de solaire.
Si le texte met l’accent sur l’électrification bas carbone et la relance du nucléaire, il fixe aussi des objectifs pour les filières dites « non électriques ». Le biométhane figure parmi les leviers identifiés pour réduire la part des énergies fossiles, qui doit passer de 58 % en 2023 à 40 % en 2030.
Une trajectoire confirmée pour 2030
La PPE 3 prévoit une hausse de la production de biométhane de 9 TWh aujourd’hui à 47-82 TWh en 2035. Un jalon intermédiaire est fixé à 44 TWh injectés en 2030, soit presque trois fois plus que les capacités actuelles chiffrées à 15,7 TWh avec plus de 800 sites d’injection en service.France gaz salue la publication du décret. Dans un communiqué diffusé le 12 février, l’organisation estime que ce texte est « déterminant pour la décarbonation de l’économie française et l’accélération de la production de gaz renouvelables et bas carbone dans nos territoires ».
La fédération met en avant la dynamique actuelle de la filière. Elle rappelle que le registre comptait 1 585 projets pour un potentiel de 33,7 TWh fin 2025.
La publication de la PPE 3 va venir conforter une dynamique de projets très forte constatée dans les territoires
Des attentes pour 2035 et au-delà
France Gaz exprime toutefois des réserves sur la borne haute retenue à l’horizon 2035. L’organisation regrette que l’objectif n’ait pas été fixé directement à 85 TWh, afin de mieux refléter le potentiel de la filière.Elle souligne aussi l’émergence de nouvelles technologies. La pyrogazéification, la gazéification hydrothermale et le power-to-méthane pourraient contribuer à la montée en puissance des volumes.
Une clause de revoyure est annoncée pour 2027. La filière attend cette échéance pour ajuster la trajectoire post-2028 et sécuriser les projets en file d’attente.
Quid des autres filières ?
Au-delà du biométhane, la PPE 3 fixe des trajectoires pour l’ensemble du système énergétique. La production de chaleur renouvelable et de récupération devra passer de 172 TWh en 2023 à 328-341 TWh en 2035. Les biocarburants sont attendus entre 70 et 90 TWh à cet horizon, contre 38 TWh aujourd’hui.Le texte confirme également la relance du nucléaire avec six EPR2 et un objectif de décision pour huit réacteurs supplémentaires en 2026. Les renouvelables électriques poursuivent leur progression, avec 15 GW d’éolien en mer en 2035 et jusqu’à 80 GW de solaire.
| 2023 | 2030 | 2035 | |
|---|---|---|---|
| PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ DÉCARBONÉE | 458 TWh | 585 TWh | Entre 650 et 693 TWh |
| PRODUCTION NUCLÉAIRE | 56 réacteurs 320,4 TWh |
57 réacteurs en service 380 TWh (Cible haute à 420 TWh) |
|
| PHOTOVOLTAÏQUE | 19,3 GW 22,7 TWh |
48 GW ~59 TWh |
55 – 80 GW ~67 – 98 TWh |
| ÉOLIEN TERRESTRE | 21,9 GW 48,7 TWh |
31 GW ~68 TWh |
35 – 40 GW ~80 – 91 TWh |
| ÉOLIEN EN MER | 0,84 GW 1,9 TWh |
3,6 GW ~14 TWh |
15 GW ~59 TWh |
| HYDRO-ÉLECTRICITÉ | 25,9 GW (avec STEP) 54,2 TWh |
26,3 GW (avec STEP) ~54 TWh |
28,7 GW (avec STEP) ~54 TWh |
| CHALEUR ET FROID RENOUVELABLES ET DE RÉCUPÉRATION | 172 TWh chaleur 1 TWh froid livré par les réseaux |
297 TWh chaleur 2 TWh froid livré par les réseaux |
328 – 421 TWh chaleur 2,5 – 3 TWh froid livré par les réseaux |
| BIOMÉTHANE injecté dans les réseaux de gaz naturel (objectifs en TWh PCS) |
9 TWh | 44 TWh | 47 – 82 TWh |
| BIOCARBURANTS dans le transport | 38 TWh dans le transport | 55 TWh dans le transport | 70 – 90 TWh (transport et hors transport) |
| HYDROGÈNE (capacité d’électrolyse installée) |
0 GW | Jusqu’à 4,5 GW (9 – 19 TWh pci) |
Jusqu’à 8 GW (16 – 40 TWh pci) |
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