Au Havre, CMA CGM et Engie vont produire 100 GWh de biométhane par an pour les navires
Photo : CMA CGM
Recevez l'essentiel du biométhane
Toute l'actu du gaz vert chaque mois dans votre boite mail
Toute l'actu du gaz vert chaque mois dans votre boite mail
CMA CGM et Engie ont signé un accord-cadre pour développer une unité de production de biométhane dans la zone industrialo-portuaire du Havre, ont annoncé les deux groupes le 13 octobre. À partir de 2029, l'installation doit fournir chaque année 7 000 tonnes de biométhane, soit 100 GWh, à la flotte de l'armateur marseillais.
Les accords autour du biométhane entre grands industriels se poursuivent. Dernière annonce en date : celle de CMA CGM et ENGIE pour le développement d'une unité de production dans la zone du Havre. Selon les termes de l'accord annoncé ce mardi 13 octobre, Engie pilotera le développement du projet, sa conception technique et les procédures d'autorisation, puis en supervisera la construction et l'exploitation sous réserve d'une décision finale d'investissement. CMA CGM y investira comme actionnaire minoritaire, via PULSE, son fonds dédié aux technologies et infrastructures de décarbonation.
Pour mémoire, 100 GWh correspondent à environ deux tiers de la production annuelle de BioBéarn, la plus grande unité de méthanisation française. Une seule installation de cette taille ne couvrira donc qu'une fraction marginale des besoins d'une flotte de 200 navires, ce que les deux groupes reconnaissent implicitement en annonçant que d'autres projets sont déjà à l'étude en France et en Europe.
Le biométhane ne sera pas acheminé physiquement du méthaniseur vers les navires : il sera injecté dans le réseau gazier européen, et attribué à la flotte de CMA CGM dans le cadre d'un dispositif certifié garantissant la traçabilité des volumes. Autrement dit, les porte-conteneurs continueront de se soutter en GNL via les infrastructures existantes, le caractère renouvelable étant assuré par un mécanisme de garanties d'origine.
En matière d'impact, les deux groupes annoncent une réduction d'au moins 67 % des émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble du cycle de vie par rapport aux carburants marins conventionnels, et environ 23 000 tonnes de CO2 évitées par an.
A ce stade, le calendrier du projet du Havre reste à prendre au conditionnel. La décision finale d'investissement n'est pas prise, et la mise en service est annoncée pour 2029-2030...
Les accords autour du biométhane entre grands industriels se poursuivent. Dernière annonce en date : celle de CMA CGM et ENGIE pour le développement d'une unité de production dans la zone du Havre. Selon les termes de l'accord annoncé ce mardi 13 octobre, Engie pilotera le développement du projet, sa conception technique et les procédures d'autorisation, puis en supervisera la construction et l'exploitation sous réserve d'une décision finale d'investissement. CMA CGM y investira comme actionnaire minoritaire, via PULSE, son fonds dédié aux technologies et infrastructures de décarbonation.
Un armateur qui sécurise sa molécule
CMA CGM ne se contente pas de signer un contrat d'achat de long terme : le transporteur entre au capital de l'unité qui produira son carburant. Le groupe prévoit en effet d'exploiter d'ici 2030 plus de 200 navires à moteurs bicarburants capables de fonctionner au biométhane, au biométhanol et aux carburants de synthèse.Pour mémoire, 100 GWh correspondent à environ deux tiers de la production annuelle de BioBéarn, la plus grande unité de méthanisation française. Une seule installation de cette taille ne couvrira donc qu'une fraction marginale des besoins d'une flotte de 200 navires, ce que les deux groupes reconnaissent implicitement en annonçant que d'autres projets sont déjà à l'étude en France et en Europe.
Le biométhane ne sera pas acheminé physiquement du méthaniseur vers les navires : il sera injecté dans le réseau gazier européen, et attribué à la flotte de CMA CGM dans le cadre d'un dispositif certifié garantissant la traçabilité des volumes. Autrement dit, les porte-conteneurs continueront de se soutter en GNL via les infrastructures existantes, le caractère renouvelable étant assuré par un mécanisme de garanties d'origine.
En matière d'impact, les deux groupes annoncent une réduction d'au moins 67 % des émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble du cycle de vie par rapport aux carburants marins conventionnels, et environ 23 000 tonnes de CO2 évitées par an.
Digestat et CO2 biogénique également dans l'équation
L'unité traitera des effluents d'élevage, des biodéchets ménagers et des résidus agricoles. Elle produira 100 000 tonnes de digestat, utilisable comme fertilisant par les agriculteurs locaux, et récupérera 13 000 tonnes de CO2 biogénique destinées à être commercialisées.
Ce second produit prend une importance croissante dans l'économie des projets. Le CO2 issu de l'épuration du biogaz trouve désormais des débouchés dans l'agroalimentaire et surtout dans la production de carburants de synthèse, qui en ont besoin pour fabriquer e-méthanol et carburants aériens durables.
L'unité traitera des effluents d'élevage, des biodéchets ménagers et des résidus agricoles. Elle produira 100 000 tonnes de digestat, utilisable comme fertilisant par les agriculteurs locaux, et récupérera 13 000 tonnes de CO2 biogénique destinées à être commercialisées.
Ce second produit prend une importance croissante dans l'économie des projets. Le CO2 issu de l'épuration du biogaz trouve désormais des débouchés dans l'agroalimentaire et surtout dans la production de carburants de synthèse, qui en ont besoin pour fabriquer e-méthanol et carburants aériens durables.
Engie vise 10 TWh en 2035
Pour ENGIE, ce projet s'inscrit dans un objectif chiffré : porter la capacité de production annuelle de biométhane en Europe de 1,2 TWh aujourd'hui à 10 TWh en 2035. Les 100 GWh du Havre représentent 1 % de cette cible, ce qui donne la mesure du chemin restant.A ce stade, le calendrier du projet du Havre reste à prendre au conditionnel. La décision finale d'investissement n'est pas prise, et la mise en service est annoncée pour 2029-2030...
Vous aimez Metharama ? Suivez-nous sur Linkedin !

