Biogaz et biométhane : quelle différence ?

Si les deux termes sont souvent employés sans réelle distinction, biogaz et biométhane sont pourtant des gaz différents. On vous explique !
Le biogaz et le biométhane sont deux gaz renouvelables produits à partir de matières organiques en décomposition, comme les déchets alimentaires ou les résidus agricoles. Ils sont généralement issus de la méthanisation, un processus de fermentation qui transforme les matières organiques en gaz en l’absence d’oxygène, mais le biométhane peut aussi provenir d’autres procédés comme la pyrogazéification. En 2026, la France comptait plus de 800 installations injectant du biométhane dans le réseau de gaz, pour une capacité totale proche de 16 TWh/an, avec un objectif fixé par la PPE3 à 44 TWh d’ici 2030.
Le biométhane, lui, est le résultat de l’épuration du biogaz : une fois débarrassé de son CO2 et de ses impuretés, il atteint une teneur en méthane supérieure à 97 %, comparable à celle du gaz naturel fossile. Le biogaz contient donc moins de méthane que le biométhane, et se révèle par conséquent moins concentré en énergie.
À l’issue du processus de méthanisation, la matière non transformée en gaz donne aussi naissance à un second produit : le digestat, un résidu que l’on peut valoriser comme engrais organique en agriculture.
Le biogaz peut être utilisé tel quel comme source d’énergie renouvelable pour produire de l’électricité et de la chaleur, en cogénération, ou être épuré pour devenir du biométhane.
Il peut être utilisé comme carburant pour les véhicules à gaz naturel (GNV), sous le nom de bioGNV, ou être injecté dans le réseau de gaz naturel pour alimenter le chauffage, la cuisson ou l’eau chaude des bâtiments raccordés.
Le biogaz et le biométhane sont deux gaz renouvelables produits à partir de matières organiques en décomposition, comme les déchets alimentaires ou les résidus agricoles. Ils sont généralement issus de la méthanisation, un processus de fermentation qui transforme les matières organiques en gaz en l’absence d’oxygène, mais le biométhane peut aussi provenir d’autres procédés comme la pyrogazéification. En 2026, la France comptait plus de 800 installations injectant du biométhane dans le réseau de gaz, pour une capacité totale proche de 16 TWh/an, avec un objectif fixé par la PPE3 à 44 TWh d’ici 2030.
SOMMAIRE
- Des compositions chimiques différentes
- Le biogaz : le résultat "brut" de la méthanisation
- Le biométhane : un sous-produit du biogaz utilisé pour la mobilité
- En résumé
Des compositions chimiques différentes
La principale différence entre le biogaz et le biométhane réside dans leur composition chimique. En sortie de digesteur, le biogaz est composé en moyenne de 50 à 70 % de méthane (CH4) et de 30 à 50 % de dioxyde de carbone (CO2), avec quelques traces d’autres composés (sulfure d’hydrogène, azote, vapeur d’eau).Le biométhane, lui, est le résultat de l’épuration du biogaz : une fois débarrassé de son CO2 et de ses impuretés, il atteint une teneur en méthane supérieure à 97 %, comparable à celle du gaz naturel fossile. Le biogaz contient donc moins de méthane que le biométhane, et se révèle par conséquent moins concentré en énergie.
Le biogaz : le résultat "brut" de la méthanisation
Le biogaz est généralement produit à partir de matières organiques en décomposition dans des installations de méthanisation, comme les usines de traitement des déchets ou les fermes. Il peut aussi être capturé naturellement dans les décharges (ISDND), où il se forme spontanément par la décomposition des déchets enfouis.À l’issue du processus de méthanisation, la matière non transformée en gaz donne aussi naissance à un second produit : le digestat, un résidu que l’on peut valoriser comme engrais organique en agriculture.
Le biogaz peut être utilisé tel quel comme source d’énergie renouvelable pour produire de l’électricité et de la chaleur, en cogénération, ou être épuré pour devenir du biométhane.
Le biométhane : un sous-produit du biogaz utilisé pour la mobilité
Le biométhane est produit à partir de biogaz purifié et concentré en méthane. Une fois épuré, il est également odorisé avant son injection dans le réseau de gaz naturel : comme le gaz naturel fossile, il est en effet naturellement inodore, et cette odorisation permet de détecter rapidement d’éventuelles fuites.Il peut être utilisé comme carburant pour les véhicules à gaz naturel (GNV), sous le nom de bioGNV, ou être injecté dans le réseau de gaz naturel pour alimenter le chauffage, la cuisson ou l’eau chaude des bâtiments raccordés.
En résumé
- le biogaz est un mélange de méthane et de dioxyde de carbone produit à partir de matières organiques en décomposition, dans un méthaniseur ou capturé en décharge
- le biométhane est principalement composé de méthane pur (plus de 97 %). Il est produit à partir de biogaz purifié et odorisé. C’est lui qui est utilisé pour la mobilité (bioGNV) et injecté dans les réseaux de gaz.
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