Une étude de WWF promeut le GNL dans le transport maritime

Une tude de WWF promeut le GNL dans le transport maritime
Selon une étude sur les carburants marins réalisée par WWF Canada, l’usage de gaz naturel liquéfié (GNL) permettrait de réduire grandement les risques associés à l’utilisation de mazout lourd dans l’Arctique Canadien.

« De tous les carburants marins, le mazout lourd est le plus polluant, celui qui provoque le plus de dégâts en cas de fuite » précise David Miller, président et chef de la direction du WWF-Canada. « L’environnement de l’Arctique est si fragile et imprévisible qu’il nous faut faire mieux. »

Commandée par WWF-Canada et réalisée par Vard Marine Inc, une entreprise de conception et de mécanique navale de Vancouver, l’étude s’est intéressée à l’évaluation des impacts environnementaux de différents carburants, leur consommation et l’aspect économique.
 

Jusqu’à 97 % de pollution en moins avec le GNL

Selon les conclusions de l’étude, l’usage du GNL permettrait de réduire la pollution jusqu’à 97 % tandis que les émissions de gaz à effet de serre baisseraient jusqu’à 25 %. Les risques environnementaux liés à une fuite seraient également moindre avec le GNL puisque le carburant s’évapore presque intégralement dans l’atmosphère.
 

De nombreux obstacles à franchir

Si l’intérêt écologique du GNL est prouvé, de nombreuses barrières sont encore à lever, tant en termes techniques que pratiques.

« Le GNL est moins cher que le diésel, mais quand même plus coûteux que le mazout lourd. Un modèle de conception technique a aussi révélé que la construction de navires propulsés au GNL serait plus dispendieuse que les options actuelles et qu’il n’existe aucune façon d’adapter à la propulsion au GNL les navires existants qui utilisent le mazout » souligne le communiqué de WWF.
 

Des évolutions réglementaires demandées

Pour le WWF, l’Organisation maritime internationale (OMI) doit changer ses « règles » pour favoriser la filière. Déjà, l’OMI a interdit l’utilisation et le transport de mazout lourd dans les eaux de l’Antarctique.

« Nous espérons que la prochaine édition du Code polaire proposera l’élimination progressive et l’interdiction éventuelle des navires propulsés au mazout dans l’Arctique », a indiqué David Miller, demandant aux gouvernements et industriels de « prendre en compte la nature avant tout »

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