En Irlande du Nord, le biométhane pourrait couvrir la moitié de la demande de gaz
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Avec seulement 1,9 million d'habitants mais un important secteur agricole, l'Irlande du Nord disposerait d'un potentiel considérable pour développer le biométhane. Selon le rapport « Northern Ireland's Green Gas Opportunity », publié le 23 septembre par la Green Gas Taskforce, la région pourrait produire jusqu'à 8 TWh de biométhane par an à partir de ressources durables.
Le biométhane pourrait s’imposer comme une énergie d’avenir en Irlande du Nord. Selon la Green Gas Taskforce, la région dispose à la fois des ressources et des infrastructures nécessaires pour changer rapidement d’échelle. Le potentiel est estimé à 8 TWh. Un volume qui représenterait près de la moitié de la demande de gaz tous usages confondus et plus de 100 % de celle des foyers et des entreprises. Pour passer du potentiel à la production effective, les auteurs appellent toutefois à la mise en place d'un cadre politique et réglementaire adapté.
Au-delà de la production énergétique, leur méthanisation permettrait de produire du digestat pouvant remplacer une partie des engrais de synthèse importés. Le rapport met également en avant une meilleure gestion des nutriments, avec une réduction potentielle des émissions d'ammoniac et des pertes de phosphore dans les cours d'eau.
Le développement du secteur pourrait générer 3 000 emplois d'ici 2050 et 5 milliards de livres de valeur ajoutée brute. Le transport lourd fait partie des débouchés identifiés, aux côtés de l'industrie et de la production énergétique. La Taskforce réclame désormais un objectif de production, un mécanisme de soutien de long terme et la levée de plusieurs obstacles réglementaires. Car si le gisement et les infrastructures sont déjà là, le passage à grande échelle dépend encore largement des décisions politiques qui permettront de sécuriser les investissements.
À retenir
- L'Irlande du Nord disposerait d'un potentiel de production de 8 TWh de biométhane par an
- Cette production pourrait couvrir près de la moitié de la demande totale de gaz de la région
- Aujourd'hui, seuls 2,5 % des déchets organiques agricoles sont valorisés par méthanisation
- La filière pourrait générer 3 000 emplois d'ici 2050, en s'appuyant sur un réseau gazier déjà compatible avec le biométhane
Le biométhane pourrait s’imposer comme une énergie d’avenir en Irlande du Nord. Selon la Green Gas Taskforce, la région dispose à la fois des ressources et des infrastructures nécessaires pour changer rapidement d’échelle. Le potentiel est estimé à 8 TWh. Un volume qui représenterait près de la moitié de la demande de gaz tous usages confondus et plus de 100 % de celle des foyers et des entreprises. Pour passer du potentiel à la production effective, les auteurs appellent toutefois à la mise en place d'un cadre politique et réglementaire adapté.
Un potentiel agricole encore très peu exploité
Le principal gisement se trouve dans l'agriculture, qui emploie environ 50 000 personnes dans la région. Les effluents d'élevage constituent la première ressource disponible, alors que seulement 2,5 % des déchets organiques agricoles alimentent actuellement des unités de méthanisation.Au-delà de la production énergétique, leur méthanisation permettrait de produire du digestat pouvant remplacer une partie des engrais de synthèse importés. Le rapport met également en avant une meilleure gestion des nutriments, avec une réduction potentielle des émissions d'ammoniac et des pertes de phosphore dans les cours d'eau.
Un réseau gazier déjà prêt pour le biométhane
L'Irlande du Nord dispose aussi d'un atout : son réseau gazier, parmi les plus récents d'Europe, est déjà compatible avec l'injection de biométhane. Un premier raccordement a été réalisé à Dungannon en novembre 2023.
Long de plus de 6 000 kilomètres, le réseau représente environ un milliard de livres d'investissement. Fin 2025, quelque 345 000 sites y étaient raccordés. Le biométhane pouvant se substituer directement au gaz naturel, son utilisation ne nécessite pas de modification des chaudières ou des équipements industriels existants.
L'Irlande du Nord dispose aussi d'un atout : son réseau gazier, parmi les plus récents d'Europe, est déjà compatible avec l'injection de biométhane. Un premier raccordement a été réalisé à Dungannon en novembre 2023.
Long de plus de 6 000 kilomètres, le réseau représente environ un milliard de livres d'investissement. Fin 2025, quelque 345 000 sites y étaient raccordés. Le biométhane pouvant se substituer directement au gaz naturel, son utilisation ne nécessite pas de modification des chaudières ou des équipements industriels existants.
3 000 emplois potentiels d'ici 2050
La Green Gas Taskforce met également en avant les retombées économiques de la filière. Selon ses estimations, 85 pence sur chaque livre investie dans le biométhane resteraient dans l'économie nationale, contre 45 pence pour l'éolien et 10 pence pour le solaire.Le développement du secteur pourrait générer 3 000 emplois d'ici 2050 et 5 milliards de livres de valeur ajoutée brute. Le transport lourd fait partie des débouchés identifiés, aux côtés de l'industrie et de la production énergétique. La Taskforce réclame désormais un objectif de production, un mécanisme de soutien de long terme et la levée de plusieurs obstacles réglementaires. Car si le gisement et les infrastructures sont déjà là, le passage à grande échelle dépend encore largement des décisions politiques qui permettront de sécuriser les investissements.
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