Biométhane en Europe : un potentiel réel, mais encore sous-exploité
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Le biométhane s’impose comme une alternative crédible pour réduire la dépendance énergétique de l’Europe. Pourtant, malgré un potentiel bien identifié et des objectifs ambitieux, son développement reste freiné par des blocages réglementaires et un manque de visibilité pour les acteurs du secteur.
Alors que l’Union européenne cherche à sécuriser ses approvisionnements énergétiques, le biométhane apparaît comme une solution stratégique encore sous-utilisée. C’est ce que souligne un nouveau rapport publié par l’European Biogas Association, rappelant que l’Europe dispose pourtant de ressources suffisantes pour accélérer la production de biométhane.
Alors que l’Europe produit actuellement environ 22 milliards de mètres cubes de biogaz par an, l’étude estime le potentiel à 34-35 milliards de mètres cubes d'ici 2030 en comptant les 27 pays membres de l’UE, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Bien que cette trajectoire reste alignée sur l’objectif fixé par le plan REPowerEU, cette prévision est inférieure aux estimations précédentes. En cause : un manque d’actions pour déployer les projets et mobiliser les ressources disponibles.
La France suit, avec un potentiel supérieur à 5 milliards de m³. Arrivent ensuite l’Italie, la Pologne et l’Espagne.
A cet horizon, la carte du biométhane en Europe pourrait être profondément transformée. Considérée comme le nouvel eldorado du biométhane, l’Espagne prendrait ainsi la tête avec un potentiel dépassant 25 milliards de m³, loin devant l’Allemagne et la France.

Alors que l’Union européenne cherche à sécuriser ses approvisionnements énergétiques, le biométhane apparaît comme une solution stratégique encore sous-utilisée. C’est ce que souligne un nouveau rapport publié par l’European Biogas Association, rappelant que l’Europe dispose pourtant de ressources suffisantes pour accélérer la production de biométhane.
Alors que l’Europe produit actuellement environ 22 milliards de mètres cubes de biogaz par an, l’étude estime le potentiel à 34-35 milliards de mètres cubes d'ici 2030 en comptant les 27 pays membres de l’UE, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Bien que cette trajectoire reste alignée sur l’objectif fixé par le plan REPowerEU, cette prévision est inférieure aux estimations précédentes. En cause : un manque d’actions pour déployer les projets et mobiliser les ressources disponibles.
Des dynamiques très contrastées selon les pays
Derrière les chiffres globaux, le potentiel du biométhane varie fortement d’un pays à l’autre. Dépassée par la France, l'Allemagne devrait reprendre sa première place d'ici à 2030 avec un potentiel estimé autour de 7 milliards de m³ par an, portée par un écosystème déjà structuré et une longue expérience dans la méthanisation.La France suit, avec un potentiel supérieur à 5 milliards de m³. Arrivent ensuite l’Italie, la Pologne et l’Espagne.
Des freins principalement réglementaires
Pour l’EBA, le principal obstacle ne relève plus des capacités techniques. Il concerne la mobilisation des ressources et le cadre réglementaire. L’accès aux intrants à des coûts prévisibles reste un enjeu central. Les projets doivent aussi répondre à des exigences environnementales et sociétales de plus en plus strictes. Les procédures administratives, souvent longues et complexes, ainsi que le manque d’harmonisation freinent les investissementsFaute de reconnaissance politique suffisante et d'une réglementation fragmentée, le secteur du biométhane ne peut pas se développer au rythme nécessaire. Il est encourageant de constater que la Commission commence à reconnaître l'importance stratégique du biométhane, mais cela ne se traduit pas encore par des mesures concrètes et urgentes. C'est une occasion manquée, d'autant plus que l'électrification à elle seule ne suffira pas à mener à bien la transition énergétique de l'Europe
Des perspectives en forte croissance à long terme
Au-delà de 2030, les perspectives de production apparaissent nettement plus élevées. Le potentiel pourrait atteindre entre 116 et 132 milliards de m³ en 2040. Il pourrait culminer jusqu’à 205 milliards de m³ à l’horizon 2050.
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