Quand la méthanisation sert à la fabrication... des Lego
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Au Danemark, Lego utilise désormais de l’e-méthanol produit à partir du CO2 capté sur un méthaniseur. Un signal concret pour une filière biogaz en quête de nouveaux débouchés.
Le CO2 d’un méthaniseur danois se retrouve désormais dans les mains des figurines Lego. Le groupe danois a annoncé avoir commencé à utiliser de l’e-méthanol pour fabriquer plus de 90 pièces rigides de son catalogue, dont des axes, des connecteurs, des volants et les mains des Minifigures.
L’intérêt pour la filière biogaz tient au procédé utilisé. Cet e-méthanol est produit en combinant de l’hydrogène issu de l’électrolyse avec du CO2 capté sur une unité de méthanisation. Le Power-to-X transforme ainsi un sous-produit du biogaz en matière première pour l’industrie chimique. L’e-méthanol utilisé par Lego provient de l’installation de Kassø, dans le sud du Danemark. Mise en service en 2025, elle revendique le statut de première unité commerciale d’e-méthanol au monde, avec une capacité de 42 000 tonnes par an. Elle associe un électrolyseur de 52 MW, un parc solaire de 304 MW et du CO2 biogénique fourni par ENVO Biogas Tønder.
Pour un méthaniseur, ce type de débouché change la logique économique. Le CO2 n’est plus seulement un rejet à gérer : il peut devenir une source de revenus, à condition de disposer d’un volume suffisant et d’un acheteur engagé sur la durée.
Le groupe précise aussi que l’e-méthanol est intégré selon le principe du bilan massique. En clair, les pièces ne sont pas intégralement fabriquées avec de l’e-méthanol : Lego achète un volume de matière renouvelable, injecté dans un flux de production où du matériau fossile reste présent.
Le CO2 d’un méthaniseur danois se retrouve désormais dans les mains des figurines Lego. Le groupe danois a annoncé avoir commencé à utiliser de l’e-méthanol pour fabriquer plus de 90 pièces rigides de son catalogue, dont des axes, des connecteurs, des volants et les mains des Minifigures.
L’intérêt pour la filière biogaz tient au procédé utilisé. Cet e-méthanol est produit en combinant de l’hydrogène issu de l’électrolyse avec du CO2 capté sur une unité de méthanisation. Le Power-to-X transforme ainsi un sous-produit du biogaz en matière première pour l’industrie chimique. L’e-méthanol utilisé par Lego provient de l’installation de Kassø, dans le sud du Danemark. Mise en service en 2025, elle revendique le statut de première unité commerciale d’e-méthanol au monde, avec une capacité de 42 000 tonnes par an. Elle associe un électrolyseur de 52 MW, un parc solaire de 304 MW et du CO2 biogénique fourni par ENVO Biogas Tønder.
Pour un méthaniseur, ce type de débouché change la logique économique. Le CO2 n’est plus seulement un rejet à gérer : il peut devenir une source de revenus, à condition de disposer d’un volume suffisant et d’un acheteur engagé sur la durée.
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Une avancée réelle, mais encore encadrée
Lego rappelle que cette bascule a demandé plus de cinq ans de partenariat, de tests et de montée en échelle. L’enjeu n’était pas seulement de trouver une matière renouvelable, mais de l’intégrer à des chaînes industrielles déjà existantes.Le groupe précise aussi que l’e-méthanol est intégré selon le principe du bilan massique. En clair, les pièces ne sont pas intégralement fabriquées avec de l’e-méthanol : Lego achète un volume de matière renouvelable, injecté dans un flux de production où du matériau fossile reste présent.
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