Appel à projets GNV ADEME : une marque de confiance pour toute la filière

Appel à projets GNV ADEME : une marque de confiance pour toute la filière
Une semaine après l’annonce de l’appel à projets GNV de l’ADEME, gaz-mobilité revient sur les réactions de certains acteurs clés de la filière…
 
« Nous nous réjouissons de cette annonce qui envoie un message extrêmement positif à l’ensemble des acteurs de la filière et qui confirme la place du GNV dans une mobilité durable au service de la transition énergétique » a réagi Edouard Sauvage, Directeur Général de GRDF.
 

Un climat de confiance pour la filière

«  Après la mesure sur le suramortissement adoptée fin 2015, cet appel à projets est un jalon de plus dans la progression qui nous mène vers le développement du GNV. Tous les signes de reconnaissance dont le GNV a besoin pour  ouvrir le mix énergétique sont présents » se félicite Vincent Rousseau, Directeur de projet GNV au sein de GRTgaz qui souligne ce « climat de confiance » instauré par les décideurs vis-à-vis de la filière.
 
« On ne peut plus dire que l’Etat ne soutient pas le GNV » ajoute Vincent Rousseau, estimant que le développement du bioGNV a sans doute donné un argument supplémentaire aux pouvoirs publics. « Contrairement à 5 ou 10 ans, on ne peut plus considérer le gaz comme une simple énergie fossile. Avec le biogaz, il y a une dimension renouvelable qui ne peut plus être niée ».
 

En réponse aux ambitions européennes

Pour l’AFGNV, qui présentait en mars dernier une première proposition de maillage en stations GNV, la parution de cet appel à projets permet d’apporter une première réponse aux ambitions de la commission européenne.
 
« Cet appel à projets favorisera la mise en œuvre de la Directive Européenne sur le déploiement d’une infrastructure pour les carburants alternatifs, et constitue une première réponse au plan d’action national qui sera remis à la Commission européenne en novembre prochain » précise Jean-Claude Girot, le président de l’association. « Dans le cadre de cette Directive, l’AFGNV estime nécessaire que la France se dote d’un réseau de 300 stations GNV à l’horizon 2025, dont la moitié devra être accessible aux véhicules lourds » ajoute t-il.
 

GNVolontaire : une démarche pionnière

L’appel à projets GNV aurait-il vu le jour sans la démarche pionnière de GNVolontaire en Rhône-Alpes ? Peut-être pas… Portée par l’ADEME régionale et GRDF et lancée en juillet 2015, l’initiative a permis de démontrer que les mécanismes de subventions permettaient de débloquer les marchés.
 
« Cet appel à projets lancé par les pouvoirs publics va donner un élan national très attendu afin de stimuler le développement des stations publiques d’avitaillement et l’achat de véhicules. Ce sont les deux leviers de développement qui ont fait leurs preuves en région Rhône-Alpes-Auvergne avec la démarche GNVolontaire, action pionnière que nous avions initiée avec l’ADEME et qui a permis l’émergence de 7 stations d’avitaillement et participé à l’amélioration de la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve » précise Edouard Sauvage.
 

De nouveaux acteurs à mobiliser

« A très court terme, il y aura deux catégories » analyse Vincent Rousseau. « Ceux qui attendaient la publication de l’appel à projets et qui vont envoyer rapidement leurs dossiers à l’ADEME et ceux qui vont en prendre connaissance. Cela va susciter l’intérêt de nouveaux acteurs qui n’étaient jusqu’ici pas positionnés, que ce soit des industriels ou des collectivités ».
 
« En termes de communication pour la filière, l’enjeu est donc à la fois de trouver d’autres porteurs de projets d’ici mars 2017 (clôture de l’appel à projets ndlr) et de communiquer davantage auprès des médias pour le faire connaitre » ajoute Vincent Rousseau.
 

Quelques points de vigilance

Si l’appel à projets est extrêmement bien accueilli par les acteurs de la filière, quelques points de vigilance sont relevés.
 
« Est-ce que cet appel à projets couvrira tous les besoins ou va-t-il servir uniquement aux poids-lourds ? » s’interroge Vincent Rousseau, s’inquiétant de certains critères demandés par l’ADEME comme l’équilibre économique, beaucoup plus difficile à atteindre avec une flotte N1 (VUL) qu’une flotte N3 (poids lourds). Surtout, les dossiers déposés ne favoriseront-ils pas uniquement les stations dites « marchés », installées sur les grands axes, au détriment des stations « territoires » davantage destinées à alimenter les utilitaires pour les livraisons du dernier kilomètre.
 
Alors que l’appel à projets impose un minima de 20 véhicules pour bénéficier de la subvention, « quid de toute la demande diffuse émanant de petits transporteurs ne souhaitant acquérir qu’un ou deux véhicules » souligne Vincent Rousseau. Si l’appel à projets de l’ADEME favorise la mise en place de consortiums, il faudra observer comment les choses se dérouleront en pratique.
 
Quant au marché, le coup de projecteur crée par l’appel à projets va-t-il inciter certains acteurs du monde automobile à investir la filière, notamment sur le segment des utilitaires légers. « Nos constructeurs nationaux vont-ils enfin se lancer dans l’aventure ? » s’interroge également Vincent Rousseau…
 
 

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