Stations GNV : Total précise ses projets pour la France

Stations GNV : Total précise ses projets pour la France
Représenté par Olivier Lassagne, Vice-Président Product Marketing du Groupe, Total a précisé ses ambitions dans le domaine du GNV à l’occasion d’une table-ronde organisée par GRTgaz à l’occasion du Salon des Maires à Paris.

450 stations GNV opérationnelles dans le monde

Si Total ne possède aujourd’hui qu’une seule station GNC en France, à Strasbourg, le groupe est loin d’être novice en matière de gaz carburant et propose déjà du GNV dans quelques 450 stations-services dans le monde, dont la moitié en Europe.

« Il y en a une centaine en Allemagne et en Italie » précise Olivier Lassagne, rappelant que la distribution de gaz naturel se couple parfaitement avec celle des carburants traditionnels. « Il n’y a aucun limite d’un point de vue technique ou sécuritaire d’installer une activité gaz à proximité d’une pompe diesel ou essence ».



Un rôle à jouer en France

Jusqu’ici discret sur le marché français, le Groupe Total semble désormais prêt à investir dans la filière pour suivre la demande en énergie des transporteurs.

« Notre objectif premier est d’apporter de l’énergie à nos clients, quels qu’ils soient. Jusqu’à très récemment, le monde du transport était très axé vers le diesel. Aujourd’hui, on sent bien un changement dans les attentes. Nous sommes en train de nous développer dans un certain nombre de filières alternatives. Le gaz en fait partie et nous avons l’ambition d’y jouer notre rôle » explique Olivier Lassagne.

Avec quelques 4000 stations-services implantées sur le sol français, Total dispose déjà d’une réserve foncière considérable. Un véritable atout sur ses concurrents.

Une feuille de route définie

Alors que les acteurs de la filière ambitionnent de déployer quelques 300 stations à l’horizon 2020 pour répondre aux ambitions de la Directive AFI, Total prévoit d’en installer un grand nombre pour conserver sa « position de leader sur le marché français ».
« Notre feuille de route est définie, on sait ou on veut aller même si on garde toujours une certaine flexibilité en fonction de l’évolution du marché » souligne Olivier Lassagne.

« En France, nous avons déjà quatre projets clairement identifiés. Pour certains, les demandes de permis ont déjà été lancées. Sur 2017 et 2018, nous avons plusieurs dizaines d’ouvertures de prévues. D’ici à 2025, on pourrait en avoir une centaine ». Des stations qui seront principalement situées dans des zones périurbaines, facilement accessibles pour les transporteurs et les collectivités.

Une visibilité nécessaire

Si Total est prêt à participer aux efforts pour déployer ce nouveau réseau, le groupe insiste sur la nécessaire visibilité à apporter au marché.

« C’est extrêmement important pour qu’on puisse poursuivre nos efforts d’investissements sur l’ensemble du territoire. Il faut une véritable visibilité ! Pas seulement pour nous, distributeurs de carburants et constructeurs d’infrastructures, mais également pour les clients et utilisateurs. Il faut avoir une vision sur plusieurs années quant à la fiscalité et ses évolutions ».

Une offre gaz intégrée au « core business » du groupe

Contrairement à l’Allemagne où il agit en tant qu’hébergeur, confiant la gestion de son réseau de stations GNV à des opérateurs tiers, Total compte intégrer le gaz à son « core business » sur le marché français, assurant lui-même l’installation, la maintenance et la gestion de ses futures stations.

Quant à l’énergie distribuée, si Total sera aussi amené à déployer des stations GNLc, c’est davantage vers la distribution de gaz naturel comprimé (GNC) que la société souhaite se positionner. « Une fois les corridors GNL déployés, on a du mal à voir la demande » justifie Olivier Lassagne.

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