Face à la hausse du carburant, la voiture GNV s'impose en alternative

Face à la hausse du carburant, la voiture GNV s'impose en alternative
Alors que les Gilets Jaunes manifesteront partout en France ce samedi 17 novembre pour protester contre la hausse du prix des carburants, le gaz naturel s’impose comme l’une des alternatives possibles au diesel. Serge Lamoulie, Directeur Commercial de Proviridis, Serge Lamoulie est revenu sur les avantages de la technologie lors d’une interview réalisée ce vendredi 16 novembre sur Europe 1.
 
« Le GNV est une solution crédible, accessible et économique intéressante urbain » a déclaré Serge Lamoulie, Directeur Commercial de Proviridis, dans le cadre de l’émission “La France bouge” de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1.
   

Le plein à moins de 20 euros

 Alors que le prix initial des voitures électriques reste un frein pour un grand nombre de français, le gaz naturel apparait comme une solution beaucoup plus accessible. "Les véhicules GNV sont des véhicules qui ne coutent pas plus cher aujourd’hui qu’un véhicule essence" souligne Serge Lamoulie qui rappelle également l’atout prix du gaz carburant. « Pour le gaz naturel, la TICPE a été gelée pendant 5 ans, de 2018 à 2022. Elle est aujourd’hui de 7 centimes par kilo contre 65 centimes par litre pour l’essence et 53 centimes pour le gasoil » rappelle-t-il.
 
Des économies à la pompe que nous expliquait il y a peu un utilisateur qui a choisi de passer il y a un an au gaz naturel. « Ma Golf TGI a une autonomie au gaz d’environ 385 km, que je réalise après un plein facturé 18,90 euros pour 1,26 euro le kilo de gaz » nous indiquait-il, estimant son économie annuelle a plus de 500 euros par an par rapport à une Golf diesel.
 
Des avantages économiques auxquels s’ajoutent de nombreux bénéfices sur le plan environnemental. « Le GNV permet de diminuer de 15 % les émissions de CO2 et d’éliminer les particules fines et les NOX » rappelle le représentant de Proviridis. En termes de CO2, la réduction peut même aller bien plus loin en cas d’utilisation de gaz d’origine renouvelable, le fameux bioGNV.
 

Une filière VP à développer

Si la montée en puissance des stations GNV, portée par l’essor de la filière poids-lourds, offre de nouvelles opportunités pour les véhicules légers, l’offre doit encore se renforcer.
 
Principal point noir de l’écosystème français : l’absence d’une offre tricolore qui permettrait de booster la filière. D’autres constructeurs se mobilisent néanmoins… Fiat propose déjà une offre VP et VUL depuis plusieurs années tandis que Seat arrivera fort l’an prochain avec le lancement de la nouvelle Seat Leon TGI.
 
Si vous souhaitez évoquer la question du GNV avec des utilisateurs, n’hésitez à aller faire un tour du côté de notre forum de discussion !

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1 Commentaire

  1. scyllaPublié le 01/12/2018 à 22:25

    Il est vrai qu’à l’heure où des gilets jaunes (portés au dessus des "chemises noires") font des tags sur l’arc de triomphe contre la taxe carbone, on peut douter de la capacité des citoyens de ce pays à négocier le virage de la transition énergétique. Il me semble que l’état n’est pas le seul responsable de la situation actuelle. Si une majorité d’automobilistes roulent encore au GO personne ne les y a obligés que je sache.
    Le relèvement de la taxe carbone est inéluctable, il arrive dans ce pays après que d’autres l’aient accepté comme un mal pour un bien. Dommage que les citoyens de ce pays restent encore accrochés à leur électricité nucléaire et à leur GO comme une moule à son rocher. Puissent les comportements évoluer dans le sens du progrès dans l’intérêt de tous.
    Le GNV quant à lui, est un vrai carburant d’avenir qui va se développer en France notamment par le biais des entreprises de transport routier. L’offre de véhicules utilitaires GNV existe déjà, celle des véhicules pour les particuliers se développe, et Fiat ne tardera pas à retrouver sa place de leader après avoir bu la tasse en 2018 sur un marché qu’il connaît bien. Le groupe VAG a pris une longueur d’avance grâce à des moteurs plus performants en terme d’efficacité énergétique.
    En outre, on peut regretter que les constructeurs français après s’être vautrés avec le diesel, ne semblent disposés qu’à développer des véhicules électriques au détriment de l’offre GNV. Par ailleurs je constate que ce sujet ayant été mis en ligne le 17/11/2018, n’avait jusque là fait l’objet d’aucun commentaire. Il faut dire que les français ont la tête ailleurs (voire à l’envers). Lol !

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