Le GNL reste le carburant alternatif incontournable pour le transport maritime

Malgré un ralentissement du marché de la construction navale en 2025, le gaz naturel liquéfié confirme sa domination dans le secteur des porte-conteneurs. Les données de la plateforme AFI (Alternative Fuels Insight) de DNV révèlent une résilience remarquable, portée par des armateurs engagés dans la décarbonation de leurs flottes et une confiance croissante dans les chaînes d'approvisionnement.
L'année 2025 a marqué un tournant pour le secteur de la construction navale. Après une période de forte croissance en 2024, le marché a connu un ralentissement significatif, reflétant une incertitude réglementaire et un réajustement des stratégies commerciales. Le nombre total de commandes de navires neufs a chuté de plus de 40 %, passant de 4 405 en 2024 à 2 403 en 2025.
Pourtant, malgré ce recul global, la part des navires fonctionnant aux carburants alternatifs est restée stable, représentant 38 % du tonnage brut commandé. Cette stabilité témoigne d'un engagement durable de la part des armateurs en faveur de la transition énergétique maritime. Selon Knut Ørbeck-Nilssen, directeur général du secteur maritime chez DNV, ce ralentissement reflète également « une diminution naturelle après plusieurs années d'activité de commandes exceptionnelle ». Néanmoins, il souligne que « dans certains segments, la dynamique en faveur des carburants alternatifs demeure ».
Au sein de ce segment stratégique, le GNL règne en maître. Il représente environ 58 % du tonnage, loin devant les carburants conventionnels (36 %) et le méthanol (6 %). Cette domination témoigne de la confiance des armateurs dans le GNL comme solution mature et disponible pour la décarbonation du transport maritime de conteneurs. Les chargeurs, confrontés à des objectifs de réduction des émissions de plus en plus ambitieux, privilégient les investissements là où existe « une forte convergence entre l'infrastructure de carburant, la certitude réglementaire et la viabilité commerciale », explique Jason Stefanatos, directeur mondial de la décarbonation chez DNV.
Cette tendance reflète la maturité de la chaîne d'approvisionnement du GNL et la demande croissante des clients pour un transport plus respectueux de l'environnement. Les méthaniers, autrefois moteurs de la transition, ont également enregistré une baisse de 73 % entre 2024 et 2025. De même, les vraquiers, les pétroliers et les chimiquiers ont tous connu des baisses marquées, témoignant d'une priorité constante accordée à la réduction des coûts et d'un moindre intérêt immédiat pour l'adoption de carburants alternatifs dans ces segments moins sensibles aux pressions des chargeurs.
Ces investissements dans les navires-citernes spécialisés constituent un élément clé pour favoriser la viabilité économique des navires GNL et pour sécuriser les investissements des armateurs.
L'année 2025 a marqué un tournant pour le secteur de la construction navale. Après une période de forte croissance en 2024, le marché a connu un ralentissement significatif, reflétant une incertitude réglementaire et un réajustement des stratégies commerciales. Le nombre total de commandes de navires neufs a chuté de plus de 40 %, passant de 4 405 en 2024 à 2 403 en 2025.
Pourtant, malgré ce recul global, la part des navires fonctionnant aux carburants alternatifs est restée stable, représentant 38 % du tonnage brut commandé. Cette stabilité témoigne d'un engagement durable de la part des armateurs en faveur de la transition énergétique maritime. Selon Knut Ørbeck-Nilssen, directeur général du secteur maritime chez DNV, ce ralentissement reflète également « une diminution naturelle après plusieurs années d'activité de commandes exceptionnelle ». Néanmoins, il souligne que « dans certains segments, la dynamique en faveur des carburants alternatifs demeure ».
Nombre de nouveaux navires à carburant alternatif par année. © DNV – AFI 2026
Les porte-conteneurs, bastion incontesté du GNL
Le secteur des porte-conteneurs a, en particulier, démontré une résilience impressionnante face au ralentissement général. Avec 547 nouvelles commandes en 2025, il a même surpassé le chiffre de 2024 (447 navires). Ce segment représente à lui seul près de la moitié du tonnage brut total commandé et 68 % des nouvelles commandes de navires à carburants alternatifs.
Nombre de nouveaux navires à carburant alternatif par type © DNV – AFI 2026
Au sein de ce segment stratégique, le GNL règne en maître. Il représente environ 58 % du tonnage, loin devant les carburants conventionnels (36 %) et le méthanol (6 %). Cette domination témoigne de la confiance des armateurs dans le GNL comme solution mature et disponible pour la décarbonation du transport maritime de conteneurs. Les chargeurs, confrontés à des objectifs de réduction des émissions de plus en plus ambitieux, privilégient les investissements là où existe « une forte convergence entre l'infrastructure de carburant, la certitude réglementaire et la viabilité commerciale », explique Jason Stefanatos, directeur mondial de la décarbonation chez DNV.
Le GNL domine largement, le méthanol en recul
Sur l'ensemble des types de navires, le GNL a dominé le marché des carburants alternatifs en 2025 avec 188 commandes, représentant 31 % du tonnage brut total. En revanche, le méthanol, après une année 2024 euphorique, a vu ses commandes s'effondrer, passant de 149 à 61. Les commandes de navires à l'ammoniac ou au GPL restent encore anecdotiques.Cette tendance reflète la maturité de la chaîne d'approvisionnement du GNL et la demande croissante des clients pour un transport plus respectueux de l'environnement. Les méthaniers, autrefois moteurs de la transition, ont également enregistré une baisse de 73 % entre 2024 et 2025. De même, les vraquiers, les pétroliers et les chimiquiers ont tous connu des baisses marquées, témoignant d'une priorité constante accordée à la réduction des coûts et d'un moindre intérêt immédiat pour l'adoption de carburants alternatifs dans ces segments moins sensibles aux pressions des chargeurs.
Les investissements dans l'infrastructure rassurent sur l'avenir
La confiance dans le GNL est également visible dans les investissements liés aux infrastructures de soutage. En 2025, 22 nouveaux navires de ravitaillement en GNL ont été commandés, complétés par de nouveaux navires capables de fournir du méthanol et des biocarburants. Ces développements renforcent considérablement la chaîne d'approvisionnement en GNL et réduisent les risques opérationnels liés à l'adoption de ce carburant.Ces investissements dans les navires-citernes spécialisés constituent un élément clé pour favoriser la viabilité économique des navires GNL et pour sécuriser les investissements des armateurs.
Des réglementations efficaces et internationales necessaires
Bien que le GNL tire son épingle du jeu, le ralentissement global du marché montre que l'incertitude réglementaire pèse lourdement sur les décisions des armateurs. Pour Knut Ørbeck-Nilssen, « les progrès dépendront de réglementations efficaces et internationales qui encouragent l'adoption des carburants alternatifs, instaurent des conditions de concurrence équitables et favorisent une mise en œuvre loyale ».
Bien que le GNL tire son épingle du jeu, le ralentissement global du marché montre que l'incertitude réglementaire pèse lourdement sur les décisions des armateurs. Pour Knut Ørbeck-Nilssen, « les progrès dépendront de réglementations efficaces et internationales qui encouragent l'adoption des carburants alternatifs, instaurent des conditions de concurrence équitables et favorisent une mise en œuvre loyale ».
Source : www.dnv.com
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