En Belgique, le GNV poursuit son développement

En Belgique, le GNV poursuit son développement
Public Affairs Manager au sein de Gas.be, Didier Hendrickx revient avec Gaz-Mobilite sur le développement du GNV en Belgique et sur les perspectives d’évolutions de la filière.

De bons résultats malgré le Covid

« Le premier trimestre a été très positif en matière de commandes de véhicules avec l’impact du salon de l’auto du mois de janvier et une série d’initiatives des constructeurs, notamment Seat qui a beaucoup communiqué sur le CNG avec des conditions très avantageuses à l’achat ». Gas.be a aussi beaucoup communiqué sur le CNG dans la presse traditionnelle mais aussi via des spots radios et les réseaux sociaux.

Sur les six premiers mois de l’année, le marché belge avoisine les 2000 immatriculations. « C’est en soit moins important qu’en 2019 mais cela s’explique par un mois d’avril qui n’a compté que 64 immatriculations en raison du Covid. Les immatriculations ont été impactées par l’impossibilité de livrer les véhicules. En juin il y a une belle augmentation car beaucoup de personnes ont pu réceptionner leur véhicule » analyse Didier Hendrickx. « Au niveau des marques. Pas de surprise, c’est Volkswagen qui domine le marché avec une très forte poussée de Seat qui a largement communiqué avec des modèles commet l’Arona qui réalise de très bons résultats » poursuit-il.

Au-delà des grandes marques automobiles, d’autres acteurs font leur apparition sur le marché. « Depuis deux ans, Ssangyong équipe en rétrofit plusieurs véhicules avec un certain succès. Il y a aussi des acteurs belges qui se manifestent avec du rétrofit de qualité » explique le représentant de Gas.be.  
 
  2019 2020
Janvier 267 407
Février 291 405
Mars 393 346
Avril 666 74
Mai 665 234
Juin 549 468
TOTAL 2831 1934
 
« Sur le reste de l’année, on peut être raisonnablement optimiste en dépit des circonstances. On sent que l’intérêt pour les véhicules CNG demeure en Belgique, notamment en Wallonie où une prime de 500 euros est octroyée. La dynamique semble désormais plutôt du côté de la Wallonie que de la Flandre » juge notre interviewé.

Une évolution du marché qui sera toutefois conditionnée par les mesures politiques à venir. « On attend toujours une grande réforme de la fiscalité auto qui pourrait avoir un impact intéressant sur l’attrait des véhicules CNG. En Flandre, il y a encore une exemption de la taxe de mise en circulation annuelle mais qui se termine en fin d’année. Coté wallon, il n’y a pas cet avantage mais une prime de 500 euros. On espère que cette réforme sorte rapidement. Ce n’est toutefois pas simple. En Belgique, la fiscalité auto dépend à la fois de l’échelle régionale et fédérale ».

Près de 140 stations déployées

« Au niveau station CNG, on en est aujourd’hui à peu près à 140 stations » chiffre Didier Hendrickx. « D’ici fin d’année, ce sont 5 à 10 nouvelles stations qui devraient ouvrir avec DATS24 pour acteur principal. Total/Pitpoint est aussi passé à la vitesse supérieure avec une série de réalisations dont notamment la station de Bruxelles qui est la première bioGNC de Belgique. Q8, qui avait construit une série de stations entre 2015 et 2017, redémarre tout un programme avec une récente ouverture en Wallonie. Enora, une joint-venture entre IDETA et Engie, est le 4ème acteur majeur de cet écosystème. Ils ont aussi une série de stations en développement » poursuit-il.

Du côté du GNL, la Belgique compte désormais 14 stations opérationnelles. « Nous aurons au moins deux nouvelles stations d’ici la fin de l’année. Ce sont de plus en plus des stations L-CNG. Au niveau des commandes, il y a une progression qui ne semble pas avoir été perturbée par la crise » détaille notre interviewé.

Biogaz : un réseau en construction

« En Belgique on était un peu à la traine par rapport aux autres pays » reconnait Didier Hendrikx. « Le premier site d’injection remonte à décembre 2018. Il y aura un à deux sites supplémentaires cette année ce qui va permettre de mettre à disposition plus de volume sur le marché. Il y a une bonne quinzaine de projets envisagés sur les trois prochaines années. Cela peut paraitre peu mais pour nous c’est beaucoup dans un contexte de démarrage de la filière » détaille-t-il.

Quant au bioGNL, l’intérêt est également palpable. « C’est quelque chose qui va développer. Pour l’instant, il n’y a pas de projet de site de bioGNL « physique ». Il y a un intérêt des transporteurs et il est clair qu’à terme ce type de projet émergera ».

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