La nouvelle station GNV DEFA de Mont-de-Marsan est ouverte

La nouvelle station GNV DEFA de Mont-de-Marsan est ouverte
Implanté sur le même site que l’ancienne station landaise, à Saint-Pierre-du-Mont, le nouvel établissement est en activité commerciale depuis le 5 décembre 2019. A l’origine du projet, Pierre Denis-Farge nous en présente les grandes lignes ponctuées de nombreux détails.
 

Depuis 2015

Pierre Denis-Farge fait remonter la naissance du projet de l’actuelle station à 2015, alors qu’un premier distributeur était installé sur place. « L’investissement de départ pour cette première station a servi de base à l’investissement du nouvel établissement », commente-t-il. « Il y a 5 ans, le site a permis à l’agglo de tester des bus GNV et de pousser à la conversion au gaz naturel de 2 bennes à ordures. Nous avons pu fournir 2 petits transporteurs et en dépanner de plus importants à l’occasion. Ainsi avec l’espagnol SJL (San José Lopez), installé au pays Basque de l’autre côté des Pyrénées, et qui remonte vers Toulouse via le corridor routier », détaille notre interlocuteur. « Cette première station a évolué un peu moins vite que nous le pensions, mais elle nous a permis de nous assurer de l’intérêt du foncier à notre disposition », précise-t-il.
 
« En 2017, nous avons répondu à un appel à manifestation d’intérêt (AMI ndlr) lancé par la région Nouvelle Aquitaine. Nous voulions évoluer vers une station plus grande, toujours ouverte au public, mais capable de recevoir bien plus de poids lourds. L’ancienne ne l’était pas, par manque de stockage et de puissance de compression », compare Pierre Denis-Farge. « Nous ne souhaitions pas d’une station marché, mais avec une demande pas suffisamment mature, nous souhaitions nous adosser aux projets des collectivités pour des flottes GNV tout en participant à la conversion des transporteurs privés », explique-t-il. « En juin 2018, nous avons obtenu le permis de construire, finalisé le dépôt du dossier à la région en novembre suivant, et créé la société Cluster STPM pour exploiter le nouvel établissement », date-t-il.
 

Inauguration à venir

« Avec quelques mois de retard, le 1er avril 2019, le premier coup de pioche a été donné. Les travaux sont considérés comme terminés depuis fin novembre ou début décembre derniers », poursuit Pierre Denis-Farge. « Il reste toujours quelques améliorations en cours. Nous tenons à ce que les chauffeurs soient à l’abri de la pluie lorsqu’ils font le plein en GNC. Nous avons ainsi demandé un permis de construire complémentaire pour installer un auvent de protection en bois que nous avons déjà reçu. Il ne manque plus qu’une réponse positive de l’administration pour l’installer », anticipe-t-il. « Nous attendons cette étape pour procéder à l’inauguration officielle de la nouvelle station. Elle pourrait intervenir dans une période comprise entre début mai et le 10 juin prochains », estime-t-il.
 

bioGNV

« Notre nouvelle station a pu ouvrir en particulier grâce à la région Nouvelle Aquitaine qui a permis de structurer l’offre pour la clientèle de transporteurs et des collectivités », remercie Pierre Denis-Farge. Revenant sur sa sélection à l’appel à manifestation d’intérêt, il évoque tout le travail de démarchage de ces structures privées et publiques qui a débouché sur l’obtention des lettres d’engagement nécessaires à la concrétisation du projet.

« La convention signée avec la région ouvre les subventions à l’investissement des transporteurs afin de gommer la différence de prix entre un tracteur routier GNV et son équivalent diesel moins cher. Ils doivent s’approvisionner en bioGNV, produit sur le territoire et distribué dans notre établissement. Mais, là encore, la région prend en charge sur 3 ans la différence de prix avec le GNV classique, afin de favoriser l’économie circulaire. Et ce, à hauteur de 900 tonnes de garanties d’origine », chiffre notre interlocuteur. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de connexion directe avec un site de méthanisation. Mais ça pourrait changer à partir de 2022 grâce à un projet d’implantation sur Mont-de-Marsan », espère-t-il.
 

2 distributeurs, 4 pistolets

La station GNV DEFA de Saint-Pierre-du-Mont est implantée sur l’axe routier Orthez (64) / Saint-Sever (40) / Mont-de-Marsan. Elle compte 2 distributeurs dotés chacun de 2 pistolets.

« Les pistes sont organisées de telle façon à mettre à disposition 1 pistolet NGV2 pour chargement sur la gauche et un second pour remplissage par l’autre côté, et 2 pistolets NGV1 disponibles de la même façon, l’un pour la droite et l’autre pour la gauche. Au maximum, 3 véhicules peuvent être avitaillés en même temps. Le plein des réservoirs d’un camion peut être réalisé en une dizaine de minutes », communique Pierre Denis-Farge. « Nous adapterons les distributeurs et pistolets en fonction des demandes. Nous avons d’ailleurs prévu la possibilité de réactiver l’ancienne station arrêtée au 1er janvier 2020. Comme elle se situe sur le même site, cette opération nous permettrait de passer de 2 à 3 distributeurs. Nous envisageons aussi la possibilité d’ajouter 1 pistolet », confie-t-il.


 

30 poids lourds par jour

Le nouvel établissement, ouvert 24/7, est désormais capable de recevoir jusqu’à 30 poids lourds par jour. « Nous avons pour cela 2 compresseurs de chacun 1.000 Nm3/h de capacité, soit le maximum autorisé par la réglementation ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement). Compresseur, distributeur, armoire électrique ; etc. : Toutes nos installations sont doublées afin de bénéficier d’un taux de disponibilité de 99,9% », assure Pierre Denis-Farge.

« Par précaution, de façon préventive, et bien que la situation en France ne l’impose pas, nous avons ajouté un sécheur qui permet de garantir un GNV débarrassé d’éventuelles traces d’humidité et d’impuretés », se réjouit d’annoncer notre interlocuteur.


 

DKV à venir

La station landaise accepte déjà les cartes privatives et bancaires. Bientôt, il sera également possible de régler avec le badge DKV. « L’interface logicielle pour cela est actuellement en cours de rédaction », nous apprend Pierre Denis-Farge. T

out est d’équerre, ou presque. « Nous sommes en train de travailler à résoudre un problème connu du système de compensation des températures qui fait qu’il peut être problématique de remplir des réservoirs contenant encore la moitié de gaz. C’est important de le faire, car les transporteurs qui procèdent ainsi veulent s’assurer de disposer de suffisamment de carburant pour rejoindre leur destination », justifie notre interlocuteur.
 

Construction : choix du prestataire fabricant

« Différentes entreprises proposent la construction de stations GNV. Pour en choisir une, nous étions dépendant de l’ensemble des acteurs participant à notre projet. Nous avons déjà fait appel au bureau d’études Gecos pour réaliser les plans. Un appel d’offres a été lancé ensuite pour trouver un constructeur. Dans nos critères de sélection, nous avions mis en priorité un service de maintenance efficace, le coût de réalisation et la souplesse du prestataire », aligne Pierre Denis-Farge. « A l’issue d’un premier choix, il restait 2 fournisseurs en compétition. Finalement, c’est une rectification qui a permis de les départager. Nous nous sommes aperçus que la pression d’arrivée du GNV était moins forte que les 16 bars annoncés. Un seul d’entre eux, MPH Energie, pouvait s’adapter rapidement à cette nouvelle donne. Une PME a besoin d’une plus grande réactivité que de grosses structures », plaide-t-il.
 
« MPH Energie a bien été la structure la plus compatible avec nos attentes. Elle dispose d’un savoir-faire éprouvé en carburants gazeux grâce à son expérience du GPL. Son offre comprend la maintenance, la fourniture des compresseurs fabriqués en Italie, de la tuyauterie, des distributeurs, des pupitres de gestion, des logiciels », démontre Pierre Denis-Farge. 

Partenariat Sortino

DEFA poursuit son partenariat avec Eric Sortino, installateur agréé local d’équipements pour l’alimentation des véhicules au gaz naturel. « L’ouverture de la nouvelle station lui permet d’étendre l’activité de son garage. Il développe ainsi et pour cela ses compétences techniques et de formateur », met en avant Pierre Denis-Farge. « Pour les conversions, il doit attendre la fin de la garantie constructeur afin d’intervenir sur les véhicules, soit 1 ou 2 ans. Les choses se compliquent avec les nouvelles motorisations, comme celles du groupe Volkswagen. Intervenir en seconde monte n’est plus possible pour elles », déplore notre interlocuteur.
 
Gaz Mobilité et moi-même remercions Pierre Denis-Farge pour nous avoir consacré du temps sur une période très chargée pour lui.

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