L'AFGNV fait le point sur le développement du GNV en France

L'AFGNV fait le point sur le développement du GNV en France
Ce mardi 8 septembre, l’association française du gaz naturel pour véhicule (AFGNV) organisait à Paris une matinale dédiée au GNV. L’occasion de faire le point sur le développement de la filière et de donner la parole à plusieurs acteurs engagés.
 
Loin du tapage médiatique de la nouvelle stratégie hydrogène française, officialisée le même jour, la mobilité GNV continue d’avancer dans une certaine indifférence. « Les médias se focalisent sur l’hydrogène, une filière pleine de promesses mais qui ne sera pas dans nos rues demain. Pendant ce temps, le GNV et le bioGNV se développent à un rythme soutenu. Nous sommes en ligne avec les objectifs fixés par la PPE en véhicules et stations d’avitaillement pour 2028 » souligne Jean-Claude Girot, Président de l’AFGNV, en introduction d’une matinale dédiée à la filière organisée ce mardi 8 septembre à Paris.
 

149 points d’avitaillement en service

Pour le développement d’une filière, les stations restent le nerf de la guerre. Si l’année 2020 a été marquée par le confinement et la fermeture d’une partie des vieilles stations opérées par Engie Solutions, anciennement GNVERT, les stations GNV maillent peu à peu le territoire. Au 31 août 2020, la France comptait 149 points d’avitaillement en service.

« En comptant les différents projets de nos adhérents, nous serons à 235 points à fin août 2021. Cela équivaut à l’ouverture de plus d’un point d’avitaillement en France chaque semaine. C’est considérable ! » souligne Gilles Durand, Secrétaire Général de l’AFGNV.
 

Essor des VUL et des poids-lourds

Selon le dernier décompte de l’AFGNV, plus de 22.000 véhicules GNV circulent aujourd’hui en France, dont 10 491 véhicules légers, 3 865 bus et cars, 4087 poids-lourds et 2 004 bennes à ordures ménagères.
 
« Depuis 2014, les immatriculations des véhicules lourds au GNV augmentent en moyenne de 20% par an. En 2019, l’augmentation a été de 26% » chiffre l’AFGNV qui note également une belle progression sur le segment des véhicules utilitaires légers. « On a aujourd’hui un développement accéléré sur le poids-lourd qui commence à démarrer sur l’utilitaire léger » résume Gilles Durand. « Avec l’essor des ZFE, on sent un frémissement depuis l’année dernière » poursuit-il. Un marché stimulé par l’arrivée de nouveaux acteurs comme Piaggio qui lancera début 2021 un nouvel utilitaire au gaz.


 

Un carburant de plus en plus vert

En croissance constante depuis plusieurs années, la méthanisation offre un atout environnemental supplémentaire aux véhicules fonctionnant au gaz naturel. Selon les chiffres communiqués par l’AFGNV, le taux d’incorporation de biométhane dans le GNV est passé de 12 % en 2018 à 17 % en 2019. « On devrait dépasser le 20 % en 2020 » chiffre Gilles Durand, estimant la filière en ligne avec l’objectif « 100 % biométhane dans le GNV » fixé pour 2050.
 

Des acteurs exemplaires

Pour l’AFGNV, cet état des lieux de la filière était également l’occasion de donner la parole à des acteurs engagés.
 
Ambitionnant de mettre sur les routes 1200 poids-lourds au gaz naturel d’ici 2022, le groupe Carrefour a pu détailler une stratégie orientée vers le GNC et le bioGNV. « Le BioGNV pour nous c’est le carburant de l’avenir et d’aujourd’hui. Il faut que le réseau continue à s’étendre » note Philippe Pieri, directeur stratégie et achats du groupe, qui mise sur le gaz mais aussi sur l’électrique, notamment pour les applications du dernier kilomètre.

Du côté des collectivités, la parole était donnée à la communauté de commune des Monts du Lyonnais. Situé entre Lyon et Saint-Etienne, ce petit territoire rural reconnu parmi les TEPCV prévoit l’installation à l’automne d’une première station bioGNV. « Nous avons commandé une étude d’opportunité avant de lancer une étude de faisabilité pour dimensionner les stations » détaille Régis Chambe, Président de la Communauté de communes des Monts du Lyonnais. Au final, c’est un groupe d’agriculteurs réunis dans une SAS, Biogaz des Monts, qui sera chargé de construire et d’opérer la station sur un foncier directement mis à disposition par la collectivité dans le cadre d’un partenariat public-privé. Attendue au 1er octobre, cette station 100 % bioGNV sera située à 100 mètres d’une unité de méthanisation.

Agriopale était le dernier intervenant de cette table-ronde. Créée par six agriculteurs, cette entreprise spécialiste de la méthanisation compte six sites en France et se développe désormais sur le secteur du bioGNV. Avec pour ambition de valoriser au mieux le biométhane produit, Agriopale est déjà impliquée dans le déploiement d’une première station à Saumur, dans le Maine-et-Loire. Prévue à Arcq, dans le Pas-de-Calais, sa seconde station ouvrira ses portes à la mi-octobre.    
 
 

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