En Bretagne, le GNV arrive dans l'agglomération de Dinan fin 2021

En Bretagne, le GNV arrive dans l'agglomération de Dinan fin 2021
Lovées au creux des 3 autres département bretons, les Côtes-d’Armor s’étalent sur un territoire où les surfaces agricoles en exploitation permettent d’accueillir un nombre relativement important de méthaniseurs. L’écosystème du GNV et du bioGNV se met en place. Ainsi dans l’agglomération de Dinan, à Quévert plus exactement.
 

4 premières stations

« Dans les Côtes-d’Armor, ça fait un moment que nous essayons de faire émerger la mobilité au gaz naturel. Nous sommes bien partis pour faire de 2021 l’année du GNV sur le territoire », lance Dominique Ramard, président du syndicat départemental de l’énergie (SDE22). « Les 2 premiers sites à ouvrir et dont les programmes avancent bien sont ceux de Dinan-Quévert et Trégueux. Suivra la station de Plouagat, en bordure de la RN 12 [NDLR : Démarrant à Jouy-en-Josas dans les Yvelines, cette nationale relie schématiquement Rennes à Brest dans sa portion bretonne], pour laquelle nous sommes en phase de finalisation du foncier. Nous avons aussi un projet à Lamballe pour lequel nous sommes encore à la recherche du terrain » liste-t-il.
 

Une station par communauté de communes ou d’agglomération

« Notre ambition pour 2025 est cependant d’ouvrir une station GNV par communauté de communes ou d’agglomération. D’où 4 implantations supplémentaires, respectivement sur les territoires de Guingamp-Paimpol Agglomération, Lannion-Trégor Communauté, Dominique Ramard. A l’origine, la station attendue près de Loudéac est un projet privé porté par Avia. Le SDE envisage toutefois de s’impliquer dans ce projet qui n’avance pas suffisamment rapidement », souligne-t-il.
 

Zac de Bel-Air

Desservie par la RN 176 qui ramène vers la nationale 12 en direction de Brest, la Zac de Bel-Air implantée sur le territoire de Quévert est actuellement en pleine restructuration. C’est là que se dressera la station GNV de Dinan Agglomération. D’importants travaux ont été réalisés cette année pour améliorer la fluidité de la circulation au niveau de l’échangeur.

« Une extension de cette zone est prévue. L’ensemble devrait former un Ecoparc qui serait autonome en termes de ressources comme l’eau, l’énergie, et même peut-être l’alimentation », commente le président du SDE22. « La demande de permis de construire pour la station GNV sera déposé sous moins de 15 jours. Les travaux devraient être achevés à la fin du 3e trimestre 2021, pour une inauguration prévue avant la fin de cette même année », complète-t-il.
 

Des transporteurs ouverts mais en attente

« Les transporteurs sont ouverts à la mobilité GNV mais en attente de l’ouverture des stations d’avitaillement. C’est l’éternel problème de la poule et de l’œuf. Ces professionnels n’ont pas encore lancé de précommandes », regrette Dominique Ramard. « Sur le territoire, la blanchisserie des Pays de Rance, qui à en charge l’entretien du linge des hôpitaux, roule déjà au GNV grâce à une station privative installée sur place, à 3 ou 4 kilomètres de la Zac de Bel-Air. L’établissement devrait continuer à utiliser sa propre infrastructure après 2021 », signale-t-il.

« Le distributeur de cet établissement a servi aux tests d’une bennes à ordures GNV Mercedes, souhaités par Dinan Agglo où j’étais auparavant vice-président en charge de la transition énergétique et des déchets. Il sera aussi exploité avant l’ouverture de la station de Quévert pour alimenter le véhicule de service qui arrivera dans le courant de l’année 2021, afin de montrer que cette énergie fonctionne », avance notre interlocuteur.
 

Maillage breton

« Ce que souhaitent les entreprises pour passer aux poids lourds GNV, c’est une station qui soit à proximité de leurs sièges, mais aussi un maillage pour faire le plein en itinérance », témoigne notre interlocuteur. « C’est pourquoi le développement de nos sites de ravitaillement en gaz naturel est intégré au programme breton pour la mobilité GNV. Avec les départements du Morbihan, du Finistère et d’Ille-et-Vilaine, nous allons former un réseau partagé à disposition des entreprises, avec une facturation unique comme nous le faisons déjà pour les bornes destinées à la recharge des véhicules électriques », poursuit-il.
 

Renouvellement des flottes

« Dans les appels d’offres de la collectivité pour le renouvellement des bennes à ordures ménagères, nous indiquons déjà un fonctionnement au gaz naturel. Les délais sont cependant très longs. Il faut compter 18 mois entre le lancement du marché et la réception des véhicules GNV », déplore l’élu. L’agglomération de Dinan est maillée par le réseau de bus gratuits Dynamo. « Dès le premier marché de délégation publique, confié aujourd’hui à Transdev, nous avions mentionné la capacité de faire évoluer cette flotte vers une motorisation au gaz », se souvient-il. « Le marché sera à réattribuer en 2022, alors que la station aura été récemment inaugurée. Ce serait bien de passer au GNV à cette échéance pour réduire les émissions polluantes », espère-t-il.
 

Une certaine forme d’inertie

« L’intention et la volonté politique sont bien là pour passer à la mobilité GNV. Nous sommes cependant confrontés à différents niveaux à des lenteurs qui forment une certaine inertie entre les premières discussions et la réalisation », insiste Dominique Ramard. « La station de Quévert commencera par délivrer du GNV. Notre idée est de basculer le plus vite possible au bioGNV », explique-t-il.

« Je suis personnellement favorable à la méthanisation afin d’encourager les circuits courts. Mais il y a un problème d’acceptation important à ce sujet. D’où cette contradiction entre une grande ouverture à la mobilité au GNV et les refus régulièrement essuyés au sujet du biogaz produit à la ferme et injecté sur le réseau », se désole notre interlocuteur. « A Ploufragan en périphérie de Saint-Brieuc, à Languenan près de Dinan, et à Trémorel entre Rennes et Loudéac, les oppositions locales sont assez fortes au sujet de la méthanisation. Au point de devoir prudemment éviter de les associer avec les projets d’ouverture de stations », conclut-il.
 
 
Gaz Mobilité et moi-même remercions beaucoup Dominique Ramard pour son témoignage très intéressant et sa disponibilité.

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