L'Espagne fixe un cap inédit pour le biométhane
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L’Espagne veut accélérer le développement du biométhane et renforcer sa souveraineté énergétique. Le gouvernement a ouvert une consultation publique sur un projet de décret qui imposerait une part croissante de gaz renouvelable dans les ventes de gaz naturel, avec un objectif fixé à 6 % en 2035. Une mesure qui pourrait donner un nouvel élan à une filière encore peu développée dans le pays mais considérée comme stratégique pour la décarbonation.
Alors que plusieurs pays européens multiplient les initiatives pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées, Madrid entend faire du biométhane un pilier de sa transition énergétique. Le ministère espagnol de la Transition écologique (MITECO) a ainsi présenté un projet de décret prévoyant l’introduction progressive d’une obligation d’incorporation de gaz renouvelable dans les ventes de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié hors transport.
Le calendrier envisagé prévoit une montée en puissance graduelle. La part minimale de biométhane serait fixée à 0,5 % en 2028 avant d’augmenter progressivement pour atteindre 6 % en 2035. Les fournisseurs de gaz ainsi que les consommateurs achetant directement leur énergie sur le marché devront se conformer à ces nouvelles obligations.
Selon les projections du Plan national intégré énergie-climat (PNIEC), cet objectif représenterait près de 10 TWh de biométhane injectés dans le réseau espagnol à l’horizon 2035.
Le texte apporte également des précisions sur le statut de certains équipements techniques indispensables aux flux de gaz et aux raccordements directs, dans l’objectif de sécuriser les investissements et d’accélérer la mise en service de nouveaux projets.
Avec cette réforme, l’Espagne rejoint le mouvement engagé par plusieurs États européens pour accroître la production de gaz renouvelable. Si le texte est adopté dans sa forme actuelle, il pourrait constituer l’un des principaux leviers de croissance du biométhane espagnol au cours de la prochaine décennie.
Alors que plusieurs pays européens multiplient les initiatives pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées, Madrid entend faire du biométhane un pilier de sa transition énergétique. Le ministère espagnol de la Transition écologique (MITECO) a ainsi présenté un projet de décret prévoyant l’introduction progressive d’une obligation d’incorporation de gaz renouvelable dans les ventes de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié hors transport.
Le calendrier envisagé prévoit une montée en puissance graduelle. La part minimale de biométhane serait fixée à 0,5 % en 2028 avant d’augmenter progressivement pour atteindre 6 % en 2035. Les fournisseurs de gaz ainsi que les consommateurs achetant directement leur énergie sur le marché devront se conformer à ces nouvelles obligations.
Selon les projections du Plan national intégré énergie-climat (PNIEC), cet objectif représenterait près de 10 TWh de biométhane injectés dans le réseau espagnol à l’horizon 2035.
| Année | Quota |
| 2028 | 0.5 % |
| 2029 | 1.1 % |
| 2030 | 1.8 % |
| 2031 | 2.5 % |
| 2032 | 3.3 % |
| 2033 | 4.1 % |
| 2034 | 5 % |
| 2035 | 6 % |
Plusieurs secteurs exclus du mécanisme
Le texte prévoit toutefois plusieurs exemptions. Les volumes de gaz utilisés pour la production d’électricité dans les centrales à cycle combiné et les installations de cogénération ne seront pas intégrés dans le calcul des obligations. Les territoires insulaires bénéficieront également d’un régime spécifique.
Les usages liés aux transports routier, maritime et aérien sont eux aussi exclus du dispositif. Ces secteurs relèvent déjà d’un cadre réglementaire distinct consacré aux carburants renouvelables et aux objectifs européens de décarbonation des transports.
Le texte prévoit toutefois plusieurs exemptions. Les volumes de gaz utilisés pour la production d’électricité dans les centrales à cycle combiné et les installations de cogénération ne seront pas intégrés dans le calcul des obligations. Les territoires insulaires bénéficieront également d’un régime spécifique.
Les usages liés aux transports routier, maritime et aérien sont eux aussi exclus du dispositif. Ces secteurs relèvent déjà d’un cadre réglementaire distinct consacré aux carburants renouvelables et aux objectifs européens de décarbonation des transports.
Des mesures pour faciliter les nouveaux projets
Au-delà des quotas, le gouvernement espagnol souhaite lever plusieurs obstacles qui freinent encore le développement de la filière. Le projet de décret prévoit notamment de simplifier les procédures de raccordement des unités de production aux infrastructures gazières existantes et de favoriser l’utilisation du réseau déjà en place pour l’injection du biométhane.Le texte apporte également des précisions sur le statut de certains équipements techniques indispensables aux flux de gaz et aux raccordements directs, dans l’objectif de sécuriser les investissements et d’accélérer la mise en service de nouveaux projets.
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Un signal fort pour la filière espagnole
Madrid travaille parallèlement à la création d’un label d’excellence environnementale, territoriale et sociale destiné aux installations de production de biométhane. Cette initiative vise à valoriser les projets les plus vertueux et à renforcer leur acceptabilité locale.Avec cette réforme, l’Espagne rejoint le mouvement engagé par plusieurs États européens pour accroître la production de gaz renouvelable. Si le texte est adopté dans sa forme actuelle, il pourrait constituer l’un des principaux leviers de croissance du biométhane espagnol au cours de la prochaine décennie.
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