Biométhane : 3,7 TWh injectés au second trimestre 2026, un nouveau record !
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La production de biométhane injecté en France atteint 3,7 TWh au 2e trimestre 2026, en hausse de 11 % sur un an. La filière représente désormais 6,9 % des injections totales de gaz sur le réseau.
Le SDES (Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique) a publié en septembre 2026 son tableau de bord trimestriel du biométhane injecté.
Au 30 juin 2026, 837 installations étaient raccordées, pour une capacité maximale de production de 16,2 TWh par an, en progression de 3 % par rapport à fin 2025. Sur le deuxième trimestre 2026, la production injectée s'établit à 3,7 TWh PCS, en hausse de 11 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Selon les données du SDES, le biométhane représente 6,9 % des injections totales de gaz sur le réseau français au cours du trimestre. Une part en nette progression par rapport aux trimestres précédents, portée par la baisse saisonnière de la consommation de gaz fossile.
La méthanisation conserve une place écrasante dans la structure du parc : 750 méthaniseurs représentent 90 % des installations et 91 % des capacités installées (14 792 GWh/an). Les stations d'épuration (STEP) contribuent à hauteur de 5 % de la capacité totale (841 GWh/an, 61 unités), les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) pour 3 % (543 GWh/an, 26 unités). La répartition des installations par tranche de capacité confirme la dualité structurelle de la filière française. Les 386 petites unités de moins de 15 GWh/an représentent 46 % du parc en nombre mais seulement 24 % de la capacité totale (3 871 GWh/an). À l'opposé, les 90 grandes installations de plus de 30 GWh/an concentrent 31 % de la capacité nationale (4 948 GWh/an) pour seulement 11 % des sites. Les 361 installations intermédiaires (15 à 30 GWh/an) constituent le cœur du parc avec 45 % des capacités (7 357 GWh/an).
Le Grand Est conserve sa position de leader national avec 3 034 GWh/an de capacité et 1 491 GWh injectés sur le semestre. À l'inverse, PACA, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Occitanie ne représentent ensemble que 15 % des capacités nationales. On notera la forte dynamique des Pays de la Loire (109 GWh/an de nouvelles capacités sur le semestre) et du Centre-Val de Loire (63 GWh/an), qui confirment leur montée en puissance.
Le Grand Est concentre la plus grande part avec 218 projets et 4 144 GWh/an de capacité potentielle (18 % du total national). La Normandie se distingue avec 190 projets et 3 217 GWh/an, suivie de la Bretagne (185 projets, 1 821 GWh/an). Hors méthanisation, sept installations de pyrogazéification sont en projet pour une capacité estimée à 411 GWh/an.
Pour rappel, la PPE 3 fixe un objectif de 44 TWh d'injections de biométhane en 2030, soit 11 TWh par trimestre. Les niveaux actuels restent encore loin de cette trajectoire, mais la robustesse de la file d'attente témoigne d'une filière qui se prépare à monter en puissance... sous réserve que le cadre réglementaire des certificats de production de biogaz (CPB) post-2028 offre rapidement la visibilité attendue par les porteurs de projets.
Le SDES (Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique) a publié en septembre 2026 son tableau de bord trimestriel du biométhane injecté.
Au 30 juin 2026, 837 installations étaient raccordées, pour une capacité maximale de production de 16,2 TWh par an, en progression de 3 % par rapport à fin 2025. Sur le deuxième trimestre 2026, la production injectée s'établit à 3,7 TWh PCS, en hausse de 11 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Selon les données du SDES, le biométhane représente 6,9 % des injections totales de gaz sur le réseau français au cours du trimestre. Une part en nette progression par rapport aux trimestres précédents, portée par la baisse saisonnière de la consommation de gaz fossile.
| Production de biométhane | Nombre d'installations | Capacité maximale de production (en GWh/an) |
|---|---|---|
| Parc raccordé au 30/06/2026 | 837 | 16 176 |
| Parc raccordé au 31/12/2025 | 803 | 15 745 |
| Évolution (%) | +4 | +3 |
| Nouvelles installations du premier semestre 2026 | 34 | 431 |
| Nouvelles installations du premier semestre 2025 | 40 | 641 |
| Évolution (%) | -15 | -33 |
Les mises en service restent en retrait
Le rythme de développement des nouvelles capacités demeure inférieur à celui de 2025. Sur l'ensemble du premier semestre 2026, 34 installations ont été mises en service, représentant 431 GWh/an de capacité supplémentaire, soit une baisse de 15 % en nombre d'unités et de 33 % en capacité par rapport au premier semestre 2025 (40 unités, 641 GWh/an). Cette décélération s'inscrit dans la continuité du mouvement amorcé dès 2024, après plusieurs années de forte expansion du parc.La méthanisation conserve une place écrasante dans la structure du parc : 750 méthaniseurs représentent 90 % des installations et 91 % des capacités installées (14 792 GWh/an). Les stations d'épuration (STEP) contribuent à hauteur de 5 % de la capacité totale (841 GWh/an, 61 unités), les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) pour 3 % (543 GWh/an, 26 unités). La répartition des installations par tranche de capacité confirme la dualité structurelle de la filière française. Les 386 petites unités de moins de 15 GWh/an représentent 46 % du parc en nombre mais seulement 24 % de la capacité totale (3 871 GWh/an). À l'opposé, les 90 grandes installations de plus de 30 GWh/an concentrent 31 % de la capacité nationale (4 948 GWh/an) pour seulement 11 % des sites. Les 361 installations intermédiaires (15 à 30 GWh/an) constituent le cœur du parc avec 45 % des capacités (7 357 GWh/an).
Toujours quatre régions en tête
La géographie du biométhane reste concentrée dans le Nord et l'Est de la France. Le Grand Est, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne totalisent 53 % des capacités installées et 55 % des injections au premier semestre 2026.Le Grand Est conserve sa position de leader national avec 3 034 GWh/an de capacité et 1 491 GWh injectés sur le semestre. À l'inverse, PACA, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Occitanie ne représentent ensemble que 15 % des capacités nationales. On notera la forte dynamique des Pays de la Loire (109 GWh/an de nouvelles capacités sur le semestre) et du Centre-Val de Loire (63 GWh/an), qui confirment leur montée en puissance.
| Installations | Capacité maximale de production | Nouvelles capacités S1 2026 (en GWh/an) |
Injections S1 2026 (en GWh) |
|||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'installations |
Répartition (%) |
(en GWh/an) | Répartition (%) |
|||
| Auvergne-Rhône-Alpes | 76 | 9 | 1 053 | 7 | 22 | 502 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 28 | 3 | 762 | 5 | 9 | 306 |
| Bretagne | 109 | 13 | 1 267 | 8 | 33 | 603 |
| Centre-Val de Loire | 50 | 6 | 879 | 5 | 63 | 385 |
| Grand Est | 135 | 16 | 3 034 | 19 | 42 | 1 491 |
| Hauts-de-France | 108 | 13 | 2 596 | 16 | 39 | 1 229 |
| Île-de-France | 63 | 8 | 1 349 | 8 | 0 | 618 |
| Normandie | 73 | 9 | 1 447 | 9 | 31 | 617 |
| Nouvelle-Aquitaine | 78 | 9 | 1 719 | 11 | 72 | 686 |
| Occitanie | 30 | 4 | 681 | 4 | 11 | 239 |
| Pays de la Loire | 80 | 10 | 1 291 | 8 | 109 | 593 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 7 | 1 | 100 | 1 | 0 | 45 |
| France continentale | 837 | 100 | 16 176 | 100 | 431 | 7 312 |
La file d'attente franchit le cap des 23 TWh
Le signal le plus marquant de ce bilan reste la dynamique des projets en développement. Au 30 juin 2026, 1 357 projets étaient inscrits en file d'attente de raccordement, représentant une capacité potentielle de 23,4 TWh par an, en hausse de 21 % en nombre et de 25 % en capacité par rapport à fin 2025. Sur le seul premier semestre 2026, 322 nouveaux projets ont été enregistrés (contre 191 sur la même période en 2025, +69 %), pour une capacité cumulée de 5 988 GWh/an (+65 %).Le Grand Est concentre la plus grande part avec 218 projets et 4 144 GWh/an de capacité potentielle (18 % du total national). La Normandie se distingue avec 190 projets et 3 217 GWh/an, suivie de la Bretagne (185 projets, 1 821 GWh/an). Hors méthanisation, sept installations de pyrogazéification sont en projet pour une capacité estimée à 411 GWh/an.
Pour rappel, la PPE 3 fixe un objectif de 44 TWh d'injections de biométhane en 2030, soit 11 TWh par trimestre. Les niveaux actuels restent encore loin de cette trajectoire, mais la robustesse de la file d'attente témoigne d'une filière qui se prépare à monter en puissance... sous réserve que le cadre réglementaire des certificats de production de biogaz (CPB) post-2028 offre rapidement la visibilité attendue par les porteurs de projets.
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