Jusqu'à 1 000 camions par jour... deux stations bioGNV annoncées dans le nord-ouest de l'Angleterre

Gasrec a obtenu le permis de construire d’une station bioGNL à Warrington. Située à proximité immédiate des autoroutes M62 et M6, celle-ci annonce une capacité de ravitaillement allant jusqu’à 1 000 poids lourds par jour. Le même jour, son concurrent ReFuels lançait le chantier d’une station bioGNC à Carlisle, 150 kilomètres plus au nord.
Au Royaume-Uni, trois opérateurs construisent simultanément des infrastructures dimensionnées pour des centaines de camions quotidiens. Deux d’entre eux ont communiqué le même jour, et sur le même territoire. Alors que Gasrec vient de recevoir le feu vert pour la construction d'une giga-station à Warrington, CNGFuels officialise le début des travaux d'une nouvelle station GNC à Carlisle. Les deux installations sont situées dans le nord-ouest du pays.
Gasrec présente l’installation comme sa première station bioGNL publique de grande capacité dans le nord-ouest de l’Angleterre. L’opérateur avait déjà équipé Warrington en 2024, mais dans le cadre d’un partenariat avec la chaîne de supermarchés Asda, qui exploite plus de 780 camions au GNL. Le nouveau site relève d’une logique différente, celle d’un réseau ouvert à tous les transporteurs.
L’installation pourra ravitailler quatorze poids lourds simultanément, pour un débit supérieur à 800 camions par jour et une distribution annuelle dépassant 30 millions de kilogrammes de bioGNC. Rapporté au nombre de véhicules, cela représente selon nos calculs environ 103 kilogrammes par camion et par jour, soit l’équivalent d’un plein permettant de couvrir de l’ordre de 400 kilomètres sur un ensemble de 40 tonnes.
Le choix de Carlisle répond à une logique de corridor. La ville se situe sur les flux entre l’Angleterre et l’Écosse, à proximité de pôles logistiques dont le centre de distribution local de DPD. Deux autres stations sont en développement à Magor, au pays de Galles, et à Swindon.
Philip Fjeld, directeur général et cofondateur de ReFuels, met en avant l’argument de la prévisibilité budgétaire. L’entreprise rappelle que le prix du gazole à la pompe a progressé d’environ 30 % sur un an au Royaume-Uni, sous l’effet des perturbations dans le détroit d’Ormuz, là où le bioGNC se contractualise sur plusieurs années à prix fixe.
Cette donnée replace les annonces de capacité dans leur contexte. Les trois nouvelles stations doivent porter le réseau de CNG Fuels à environ 14 000 camions par jour, et ReFuels vise 20 000 véhicules quotidiens d’ici 2028, pour plus de 780 millions de kilogrammes de biométhane distribués chaque année et une économie annoncée de plus de 2,3 millions de tonnes de CO2. L’infrastructure se construit donc nettement en avance sur la demande, pari classique des opérateurs d’avitaillement mais qui suppose une bascule rapide des flottes.
La comparaison entre les deux réseaux appelle par ailleurs une réserve méthodologique. ReFuels annonce 11 500 camions par jour pour 16 stations, soit plus de 700 par site, quand Gasrec se situe autour de 2 000 pour 18 stations. Un écart d’un facteur six qui traduit moins une différence de taille des installations que des définitions distinctes de la capacité, l’un raisonnant probablement en capacité théorique maximale, l’autre en débit exploitable. Ces chiffres ne se comparent pas directement.
Cette concentration d’investissements sur un marché hors Union européenne contraste avec l’attentisme observé en France, où le cadre de soutien au biométhane post-2028 reste indéterminé.
Au Royaume-Uni, trois opérateurs construisent simultanément des infrastructures dimensionnées pour des centaines de camions quotidiens. Deux d’entre eux ont communiqué le même jour, et sur le même territoire. Alors que Gasrec vient de recevoir le feu vert pour la construction d'une giga-station à Warrington, CNGFuels officialise le début des travaux d'une nouvelle station GNC à Carlisle. Les deux installations sont situées dans le nord-ouest du pays.
Gasrec : une giga-station bioGNL sur le corridor M6
La station annoncée par Gasrec à Warrington prendra place sur Omega Business Park, un parc d’activités d'environ 313 hectares, implanté le long de la M62 avec un accès rapide à la M6 et aux flux vers Liverpool et le cluster logistique du Merseyside. Les travaux doivent démarrer dans les trois mois. Du stationnement poids lourds sera intégré au site pour accompagner les flottes de la région.Gasrec présente l’installation comme sa première station bioGNL publique de grande capacité dans le nord-ouest de l’Angleterre. L’opérateur avait déjà équipé Warrington en 2024, mais dans le cadre d’un partenariat avec la chaîne de supermarchés Asda, qui exploite plus de 780 camions au GNL. Le nouveau site relève d’une logique différente, celle d’un réseau ouvert à tous les transporteurs.
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Un triplement de capacité attendu dans les 18 mois
Gasrec exploite aujourd’hui 18 stations et vise pour 2027 un réseau capable de ravitailler environ 6 000 camions par jour, ce qu’elle présente comme un triplement de sa capacité en dix-huit mois.
Le calendrier d’investissement de Gasrec comprend également le site de Hams Hall, ouvert fin 2025, une installation attendue à Avonmouth en 2027, et la station de Spalding annoncée en juin avec le transporteur FreshLinc. L’entreprise indique par ailleurs étudier des offres bioGNC selon la demande locale. Son site de Daventry reste la plus grande station de ravitaillement en gaz d’Europe.
Gasrec exploite aujourd’hui 18 stations et vise pour 2027 un réseau capable de ravitailler environ 6 000 camions par jour, ce qu’elle présente comme un triplement de sa capacité en dix-huit mois.
Le calendrier d’investissement de Gasrec comprend également le site de Hams Hall, ouvert fin 2025, une installation attendue à Avonmouth en 2027, et la station de Spalding annoncée en juin avec le transporteur FreshLinc. L’entreprise indique par ailleurs étudier des offres bioGNC selon la demande locale. Son site de Daventry reste la plus grande station de ravitaillement en gaz d’Europe.
À Carlisle, ReFuels engage un chantier bioGNC pour 2027
Le même jour, ReFuels annonçait le démarrage des travaux d’une station bioGNC à Carlisle, en Cumbrie, dont la mise en service est prévue au premier semestre 2027. Le site sera détenu et exploité par CNG Fuels, filiale détenue à 40 % par ReFuels, et non par un concurrent distinct comme la répartition des marques pourrait le laisser croire.L’installation pourra ravitailler quatorze poids lourds simultanément, pour un débit supérieur à 800 camions par jour et une distribution annuelle dépassant 30 millions de kilogrammes de bioGNC. Rapporté au nombre de véhicules, cela représente selon nos calculs environ 103 kilogrammes par camion et par jour, soit l’équivalent d’un plein permettant de couvrir de l’ordre de 400 kilomètres sur un ensemble de 40 tonnes.
Le choix de Carlisle répond à une logique de corridor. La ville se situe sur les flux entre l’Angleterre et l’Écosse, à proximité de pôles logistiques dont le centre de distribution local de DPD. Deux autres stations sont en développement à Magor, au pays de Galles, et à Swindon.
Philip Fjeld, directeur général et cofondateur de ReFuels, met en avant l’argument de la prévisibilité budgétaire. L’entreprise rappelle que le prix du gazole à la pompe a progressé d’environ 30 % sur un an au Royaume-Uni, sous l’effet des perturbations dans le détroit d’Ormuz, là où le bioGNC se contractualise sur plusieurs années à prix fixe.
2 250 ravitaillements par jour pour une capacité de 11 500
Le communiqué de ReFuels contient un chiffre que les opérateurs publient rarement. Son réseau de 16 stations affiche une capacité installée de 11 500 camions par jour, mais enregistre aujourd’hui plus de 2 250 ravitaillements quotidiens. Le taux d’utilisation ressort donc à environ 20 % selon nos calculs.Cette donnée replace les annonces de capacité dans leur contexte. Les trois nouvelles stations doivent porter le réseau de CNG Fuels à environ 14 000 camions par jour, et ReFuels vise 20 000 véhicules quotidiens d’ici 2028, pour plus de 780 millions de kilogrammes de biométhane distribués chaque année et une économie annoncée de plus de 2,3 millions de tonnes de CO2. L’infrastructure se construit donc nettement en avance sur la demande, pari classique des opérateurs d’avitaillement mais qui suppose une bascule rapide des flottes.
La comparaison entre les deux réseaux appelle par ailleurs une réserve méthodologique. ReFuels annonce 11 500 camions par jour pour 16 stations, soit plus de 700 par site, quand Gasrec se situe autour de 2 000 pour 18 stations. Un écart d’un facteur six qui traduit moins une différence de taille des installations que des définitions distinctes de la capacité, l’un raisonnant probablement en capacité théorique maximale, l’autre en débit exploitable. Ces chiffres ne se comparent pas directement.
Cette concentration d’investissements sur un marché hors Union européenne contraste avec l’attentisme observé en France, où le cadre de soutien au biométhane post-2028 reste indéterminé.
Source : www.gasrec.co.uk
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