En Allemagne, les poids lourds vont bientôt rouler avec du gaz de synthèse

Un nouveau carburant renouvelable va bientôt arriver dans les réservoirs des poids lourds allemands. Le finlandais Nordic Ren-Gas et le groupe suisse Avanca viennent de signer un contrat à un milliard d'euros pour fournir de l'e-méthane produit en Finlande. Il sera distribué dans le vaste réseau GNL d'Alternoil en Allemagne.
Un nouveau débouché se dessine pour le transport routier au gaz. Nordic Ren-Gas vient de signer un accord avec le groupe suisse Avanca pour la fourniture de méthane de synthèse (e-methane). Produit à Tampere à partir d'hydrogène renouvelable et de CO2 capté, ce dernier sera acheminé vers l'Allemagne où Avanca compte le commercialiser auprès des transporteurs via sa filiale Alternoil.
L'usine de Tampere est dimensionnée pour produire environ 200 GWh de carburant renouvelable par an. Celui-ci sera destiné principalement au transport routier lourd et au maritime. Rapporté aux capacités annoncées de l'usine, le montant du contrat donne une idée de la valeur accordée à ce nouveau carburant. Si les 200 GWh annuels étaient intégralement destinés à avanca, un contrat de dix ans représenterait environ 500 euros/MWh. Sur quinze ans, on tomberait à 333 euros/MWh et, sur vingt ans, à 250 euros/MWh.
À titre de comparaison, le GNL à la pompe se situe aujourd'hui autour de 90 à 115 euros/MWh selon les prix affichés. L'e-méthane pourrait donc ressortir deux à cinq fois plus cher. Et potentiellement davantage si une partie de la production reste destinée à Gasum, qui avait déjà conclu un accord avec Nordic Ren-Gas en janvier 2024.
Produit à partir d'hydrogène renouvelable et de CO2 capté, il appartient à la catégorie des carburants renouvelables d'origine non biologique (RFNBO). Ces carburants sont directement concernés par les objectifs d'incorporation fixés par la directive européenne RED III.
L'Allemagne constitue à ce titre un marché particulièrement intéressant. Son système de quotas de gaz à effet de serre donne une valeur supplémentaire aux carburants permettant aux opérateurs de réduire leurs émissions réglementaires. C'est ce mécanisme, davantage que la seule compétitivité face au diesel ou au GNL sur le seul facteur prix, qui peut permettre à l'e-méthane de trouver sa place dans les réservoirs des poids lourds.
Un nouveau débouché se dessine pour le transport routier au gaz. Nordic Ren-Gas vient de signer un accord avec le groupe suisse Avanca pour la fourniture de méthane de synthèse (e-methane). Produit à Tampere à partir d'hydrogène renouvelable et de CO2 capté, ce dernier sera acheminé vers l'Allemagne où Avanca compte le commercialiser auprès des transporteurs via sa filiale Alternoil.
Un milliard d'euros de gaz de synthèse pour les poids lourds
Le contrat annoncé entre Nordic Ren-Gas et avanca est valorisé à un milliard d'euros. Un montant spectaculaire, même si les deux partenaires ne communiquent ni les volumes concernés, ni la durée exacte de l'accord, ni le prix auquel sera vendu le carburant.L'usine de Tampere est dimensionnée pour produire environ 200 GWh de carburant renouvelable par an. Celui-ci sera destiné principalement au transport routier lourd et au maritime. Rapporté aux capacités annoncées de l'usine, le montant du contrat donne une idée de la valeur accordée à ce nouveau carburant. Si les 200 GWh annuels étaient intégralement destinés à avanca, un contrat de dix ans représenterait environ 500 euros/MWh. Sur quinze ans, on tomberait à 333 euros/MWh et, sur vingt ans, à 250 euros/MWh.
À titre de comparaison, le GNL à la pompe se situe aujourd'hui autour de 90 à 115 euros/MWh selon les prix affichés. L'e-méthane pourrait donc ressortir deux à cinq fois plus cher. Et potentiellement davantage si une partie de la production reste destinée à Gasum, qui avait déjà conclu un accord avec Nordic Ren-Gas en janvier 2024.
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Pourquoi les transporteurs allemands vont-ils utiliser un carburant aussi cher ?
C'est tout le paradoxe de l'accord. L'e-méthane n'a pas vocation à concurrencer directement le GNL fossile sur son seul prix à la pompe. Sa valeur repose avant tout sur son bilan carbone et sur les obligations réglementaires auxquelles doivent répondre les acteurs du transport.Produit à partir d'hydrogène renouvelable et de CO2 capté, il appartient à la catégorie des carburants renouvelables d'origine non biologique (RFNBO). Ces carburants sont directement concernés par les objectifs d'incorporation fixés par la directive européenne RED III.
L'Allemagne constitue à ce titre un marché particulièrement intéressant. Son système de quotas de gaz à effet de serre donne une valeur supplémentaire aux carburants permettant aux opérateurs de réduire leurs émissions réglementaires. C'est ce mécanisme, davantage que la seule compétitivité face au diesel ou au GNL sur le seul facteur prix, qui peut permettre à l'e-méthane de trouver sa place dans les réservoirs des poids lourds.
Un carburant de synthèse compatible avec les camions GNL actuels
Pour les transporteurs, l'un des principaux intérêts de l'e-méthane est qu'il ne nécessite pas de changer de véhicule. Chimiquement identique au biométhane, il peut utiliser les infrastructures GNL existantes et alimenter les mêmes moteurs.
Pas besoin de développer une nouvelle chaîne logistique ou de déployer un réseau de stations entièrement différent : les équipements restent les mêmes.
C'est précisément ce qui explique le choix d'Avanca. Sa filiale Alternoil exploite le plus grand réseau allemand de distribution de GNL, avec 55 stations et plus de 120 points de délivrance. L'Allemagne concentre par ailleurs une part importante des plus de 800 stations GNL européennes.
Pour les transporteurs, l'un des principaux intérêts de l'e-méthane est qu'il ne nécessite pas de changer de véhicule. Chimiquement identique au biométhane, il peut utiliser les infrastructures GNL existantes et alimenter les mêmes moteurs.
Pas besoin de développer une nouvelle chaîne logistique ou de déployer un réseau de stations entièrement différent : les équipements restent les mêmes.
C'est précisément ce qui explique le choix d'Avanca. Sa filiale Alternoil exploite le plus grand réseau allemand de distribution de GNL, avec 55 stations et plus de 120 points de délivrance. L'Allemagne concentre par ailleurs une part importante des plus de 800 stations GNL européennes.
Source : ren-gas.com
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