Réduction des émissions de CO2 des poids lourds : un nouveau levier pour la filière GNV

Réduction des émissions de CO2 des poids lourds : un nouveau levier pour la filière GNV
Hier, mercredi 14 novembre 2018, le Parlement européen a voté pour un objectif de réduction des émissions de CO2, à horizon 2030, de 35% pour les poids lourds neufs. Une avancée commentée par NGVA Europe.

Décalage de 30 à 35%

En s’en tenant aux préconisations formulées par la Commission européenne, il était d’abord question de réduire les émissions des poids lourds neufs de 30% à horizon 2030.

Avec 373 voix pour, 285 voix contre, et 16 abstentions, le Parlement a pris une position plus rigoureuse, en relevant l’objectif à 35%, avec un palier intermédiaire fixé à 20% pour 2025. Autre disposition contraignante : les constructeurs concernés devront s’attacher à ce que les modèles à zéro ou à faibles émissions représentent respectivement 5 et 20% des ventes, pour ces 2 échéances replacées dans leur ordre chronologique.

Prochaine étape : la validation de cette feuille de route par le Conseil de l’UE. Une opération que NGVA Europe souhaiterait voir intervenir avant la fin de la présente année 2018.

Effet boost pour la filière

Si l’association européenne pour la promotion du GNV se réjouit tout particulièrement du vote du Parlement européen, c’est parce que la filière va pouvoir profiter d’un signal fort pour se développer plus rapidement. En se tournant vers une solution plus vertueuse et rentable au final pour le transport lourd, les investissements dans les infrastructures d’avitaillement vont être davantage soutenus, et les constructeurs de poids lourds vont mettre au point des technologies de motorisation au gaz naturel encore plus efficaces.

« Tout en contribuant à un démarrage rapide et immédiat du processus de réduction carbone, le gaz naturel joue également un rôle important en ce qui concerne la qualité de l’air dans les zones urbaines », rappelle NGVA Europe.

Biométhane

A l’issue du vote du Parlement européen, et par l’intermédiaire de son secrétaire général Andrea Gerini, l’association européenne pour la promotion du GNV pousse le curseur vers une plus grande reconnaissance de l’exploitation du biométhane : « Le gaz naturel et renouvelable comme solution alternative de carburant est déjà une pratique courante, alors que sa disponibilité et le parc de véhicules qui l’utilise augmentent rapidement. La reconnaissance du gaz renouvelable est une étape importante pour le secteur européen des poids lourds vers un avenir neutre en carbone ».

Une méthodologie à mettre en place

NGVA Europe attend désormais de la commission qu’elle développe pour fin 2020 une méthodologie qui inclut, dans le calcul des émissions moyennes de la flotte lourde, l’impact de la réduction des émissions de CO2 à l’utilisation du bioGNC et du bioGNL.

L’association propose d’ailleurs son aide : « Forte de l’expérience de ses 133 membres dans l’ensemble de la chaîne du gaz et des véhicules qui l’exploite, NGVA Europe est prête à continuer à coopérer et à soutenir les institutions européennes afin de traduire la décision d’aujourd’hui en un outil législatif opérationnel, pratique et sur le long terme, pour un système de transport propre et durable en Europe ».


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