Stations GNV : Proviridis multiplie les déploiements

Stations GNV : Proviridis multiplie les déploiements
Basée à Rousset, l’opérateur a su se faire une place sur un marché GNV de plus en plus convoité. Avec Serge Lamoulie, Directeur Commercial de la société, Gaz-Mobilité fait le point sur les déploiements réalisés et à venir.

Quatres nouvelles stations publiques pour 2019

Si la dernière station publique déployée par Proviridis remonte à juin 2018, date à laquelle avait été inaugurée la station GNL de Saint-Quentin-Fallavier, les choses devraient s’accélérer au cours des prochains mois.

« D’ici la fin de l’année, nous devrions avoir quatre stations supplémentaires » chiffre Serge Lamoulie, Directeur Commercial de la société. Un réseau que Proviridis opère sous la marque V-Gas.

Attendue à la rentrée de septembre, la prochaine sera déployée à Puget-sur-Argens, sur un terrain mis à disposition par les autocars Beltrame. Arriveront ensuite Chambéry (GNC) et Plan d’Orgon (GNLC) avec des ouvertures respectivement prévues en novembre et en décembre. Proviridis assurera enfin la construction et l’exploitation de la future station GNV du syndicat d’énergie de Seine et Marne (SDESM). Installée à Saint-Thibault-des-Vignes, celle-ci devrait ouvrir ses portes courant décembre.

Pour 2020, le calendrier est également bien rempli avec trois stations d’ores et déjà actées. Dourges et Bouc-Bel-Air devraient toutes deux arriver vers la fin du premier trimestre tandis que la station de Clé-Sud, à Miramas, est attendue pour juin 2020. Un calendrier prévisionnel qui pourrait toutefois évoluer. Car comme tous les opérateurs, Proviridis reste soumis à des autorisations et procédures administratives qui peuvent facilement rallonger les délais.

Une trentaine d’avitaillements par jour

Sur la question de la fréquentation de ses stations, le représentant de Proviridis se dit « très satisfait ». « On a de très bonnes surprises » se réjouit Serge Lamoulie qui chiffre à une trentaine le nombre d’avitaillements quotidiens réalisés sur chacune des trois stations en activité (Fos-sur-Mer, Saint-Martin de Crau et Saint Quentin Fallavier).

Les raisons du succès ? « C’est le fruit de notre politique commerciale mais aussi de notre accompagnement des transporteurs sur site » estime Serge Lamoulie. Car chez Proviridis, pas de stations fantômes. « On ne les laisse pas les transporteurs dans la nature. On a des gens sur place tous les jours en cas de besoin. Nous sommes aussi habilités à former les chauffeurs » explique notre interviewé. « Tous nos clients sont alertés par SMS si on a un entretien ou une maintenance à faire. C’est un accompagnement qui rassure et qui fidélise notre clientèle » complète-t-il.

Premières réalisations dans le privé

Au-delà de ses stations publiques, Proviridis enregistre également quelques beaux succès. Une activité nouvelle en pleine essor dont ne veux pas se priver la PME.  

Depuis le début de l’année, Proviridis a installé deux stations privatives. Basée à Alès, dans le Gard, la première alimente la flotte des transports Bonnefille (photo ci-dessous) tandis que la seconde, déployée en Savoie, sert à l’avitaillement des camions au gaz de Megevand, un pionnier du GNV reconnu pour son implication dans le projet Equilibre.
 

D’autres installations sont d’ores et déjà programmées pour les prochains mois. A Draguignan, dans le département du Var, Proviridis va réaliser une station privative mutualisée qui servira à la fois à alimenter les BOM de Pizzorno et les autocars au gaz du groupe Beltrame.

Du côté des collectivités, la demande est aussi au rendez-vous. Sélectionné par appel d’offres, Proviridis va installer la station qui alimentera les futurs bus hybride-gaz à haut niveau de service (BHNS) de Nîmes Métropole.

Des coûts abordables

Pour les transporteurs, ces installations privatives servent avant tout à compléter les infrastructures publiques. D’un point de vue opérationnel, le choix du ravitaillement « à domicile » fait gagner du temps mais aussi de l’argent, le coût du gaz étant mieux maitrisé… « Les transporteurs sont tous équipés de cuves gasoil chez eux. Maintenant ils veulent faire pareil sur le gaz » analyse Serge Lamoulie.

Quant au coût de cette infrastructure, il est loin d’être inabordable. « On arrive à avoir des coûts en infrastructure qui sont amortis sur sept à dix ans » chiffre le représentant de Proviridis qui assure pouvoir fournir des stations compétitives même pour les petites flottes de 5 à 10 véhicules. « En sollicitant les fournisseurs européens, on s’aperçoit qu’il y a des offres de matériels véritablement abordables » poursuit-il.

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