Biogaz : un or vert sous-exploité selon l'Agence Internationale de l'Energie

Biogaz : un or vert sous-exploité selon l'Agence Internationale de l'Energie
Dans son rapport sur les perspectives énergétiques mondiales du biométhane publié le 19 mars, l’AIE appelle à considérer le potentiel « énorme et largement inexploité » du biogaz et du biométhane.

Produire plus de biogaz, partout dans le monde

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) affirme dans ce rapport que le biogaz, issu de la méthanisation des déchets organiques, est « une source moderne et précieuse d’énergie propre ». Il peut être « purifié » en supprimant les impuretés et le CO2 puis injecté dans les réseaux gaziers sous forme de biométhane, ou gaz naturel renouvelable.

Selon l’AIE, « les possibilités de produire du biogaz et du biométhane sont largement répandues dans le monde », pourtant leur production est limitée : 35 Mtep de biogaz et 3,5 Mtep de biométhane en 2018, alors qu’elle pourrait monter à 570 Mtep (biogaz) et 730 Mtep (biométhane) par an. Cette production est principalement localisée en Europe.

L’importance des biogaz pour les pays en développement

Selon l’AIE, le volume des ressources mobilisables pour la production de biogaz et de biométhane pourrait croitre de 40% d’ici 2040, offrant « une source locale d’énergie et de chaleur, et un combustible de cuisson propre pour près de 200 millions de personnes dans le monde, dont la moitié en Afrique ». Cela permettrait de réduire considérablement la dépendance à la biomasse solide traditionnelle, améliorant ainsi la santé de la population et la croissance économique des pays en développement, et d’éviter environ 1 million de tonnes de gaz à effet de serre.

Les politiques appelées à soutenir la filière biogaz et biométhane

Même si le biométhane est généralement plus cher que le gaz naturel, l'écart de coût se réduit avec le temps. C’est pourquoi l’AIE encourage vivement les gouvernements à reconnaître les bénéfices de ces gaz « bas carbone » et de les inclure à leurs programmes, en plus de l’électricité.

« Les gaz à faible teneur en carbone sont essentiels aux transitions énergétiques ; les politiques de soutien sont nécessaires pour exploiter leur potentiel ». Nouvelles politiques de gestion des déchets, introduction de quotas d’énergie renouvelable dans les transports, reconnaissance de l’utilité du biogaz… Les options sont nombreuses, et chaque État doit toutes les considérer.



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AIE
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