Aides carburant : le transport routier de marchandises encore écarté, la FNTR dénonce des versements toujours bloqués

Le gouvernement a présenté le 22 septembre une nouvelle extension de ses dispositifs de soutien face à la flambée des carburants, provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz après le déclenchement du conflit en Iran. Coût annoncé : 450 millions d'euros. Pêcheurs, agriculteurs et entreprises du BTP voient leurs guichets prolongés jusqu'au 31 décembre, et l'aide « grands rouleurs » est doublée pour les particuliers. Le transport routier de marchandises, lui, reste absent des mesures sectorielles. La FNTR a réagi le jour même en dénonçant un « manque de considération inacceptable ».
Le dispositif spécifique au transport routier s'est arrêté le 31 août. Mis en place en avril par le décret du 17 avril, puis reconduit pour le mois de mai, il prenait la forme d'une subvention forfaitaire par véhicule versée par l'Agence de services et de paiement (ASP), plafonnée à 60 000 euros par entreprise. Il couvrait le transport public de marchandises, le transport collectif de voyageurs et le transport sanitaire hors taxis, comme nous l'avions détaillé à son lancement.
Autrement dit, des transporteurs qui ont engagé les surcoûts de carburant au plus fort de la crise attendent encore un texte réglementaire, sans visibilité sur le calendrier de paiement.
« La colère des transporteurs est immense. Depuis des mois, les entreprises attendent des aides promises, les décrets ne sortent pas, les versements n'arrivent pas, et aujourd'hui le Gouvernement trouve les moyens de prolonger les dispositifs pour d'autres secteurs tout en laissant le transport routier sur le côté », dénonce Florence Dupasquier, présidente de la FNTR. La fédération demande à être reçue dans les plus brefs délais par le Premier ministre.
De son côté, l'OTRE rappelle que les entreprises paient chaque jour carburant, salaires, péages, entretien et impôts, et qu'elles ne peuvent pas attendre plusieurs mois la concrétisation de décisions annoncées.
Le décret d'avril ne visait d'ailleurs pas spécifiquement le gazole : les camions et autocars au GNV étaient éligibles au forfait par véhicule au même titre que les modèles diesel...
Le dispositif spécifique au transport routier s'est arrêté le 31 août. Mis en place en avril par le décret du 17 avril, puis reconduit pour le mois de mai, il prenait la forme d'une subvention forfaitaire par véhicule versée par l'Agence de services et de paiement (ASP), plafonnée à 60 000 euros par entreprise. Il couvrait le transport public de marchandises, le transport collectif de voyageurs et le transport sanitaire hors taxis, comme nous l'avions détaillé à son lancement.
Un décret toujours pas publié, aucun versement effectué
La colère de la FNTR ne porte pas tant sur l'absence de mesures nouvelles que sur le versement des aides déjà promises. Selon la fédération, plus de quatre mois après les premières annonces, le décret relatif aux aides des mois de juin, juillet et août n'a toujours pas été publié, et aucun versement correspondant n'a pu être effectué aux entreprises concernées.Autrement dit, des transporteurs qui ont engagé les surcoûts de carburant au plus fort de la crise attendent encore un texte réglementaire, sans visibilité sur le calendrier de paiement.
« La colère des transporteurs est immense. Depuis des mois, les entreprises attendent des aides promises, les décrets ne sortent pas, les versements n'arrivent pas, et aujourd'hui le Gouvernement trouve les moyens de prolonger les dispositifs pour d'autres secteurs tout en laissant le transport routier sur le côté », dénonce Florence Dupasquier, présidente de la FNTR. La fédération demande à être reçue dans les plus brefs délais par le Premier ministre.
De son côté, l'OTRE rappelle que les entreprises paient chaque jour carburant, salaires, péages, entretien et impôts, et qu'elles ne peuvent pas attendre plusieurs mois la concrétisation de décisions annoncées.
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