Hausse des carburants : quelles aides face à la crise pour le transport routier ?

Le gouvernement déploie une aide de 50 millions d’euros pour les transporteurs, face à la hausse des carburants liée au conflit au Moyen-Orient, avec des montants variables selon les véhicules. Un dispositif jugé insuffisant par les représentants du secteur.
Annoncé fin mars, le plan vise les entreprises de moins de 1 000 salariés. Il concerne le transport routier de marchandises, les autocars et le transport sanitaire hors taxis.
Les autocars bénéficient de 250 euros, tandis que les ambulances reçoivent 70 euros. Pour les poids lourds, le montant dépend du gabarit du véhicule. Il débute à 70 € pour un porteur et grimpe 500 € pour un tracteur routier.
Point à noter : le décret 2026-289 ne fait pas spécifiquement mention du diesel. De fait, les camions fonctionnant au gaz seraient également concernés et ce même si le prix du GNV est beaucoup moins impacté que le diesel par la crise.
Certaines exceptions existent en cas de plan de règlement ou de dettes limitées. Les véhicules doivent être conformes au contrôle technique et détenus en propriété ou en location longue durée.
Au-delà des aides directes, l’OTRE appelle surtout à une action rapide sur les prix du carburant. Elle soutient la proposition de suspendre temporairement certaines obligations liées aux CEE. Cette mesure pourrait réduire les prix à la pompe de 15 centimes par litre hors TVA.
Annoncé fin mars, le plan vise les entreprises de moins de 1 000 salariés. Il concerne le transport routier de marchandises, les autocars et le transport sanitaire hors taxis.
Une aide forfaitaire de 70 à 500 euros par véhicule
S’il était un temps question d’une aide de 20 centimes par litre, le coup de pouce du gouvernement prend au final la forme d’un forfait par véhicule exploité. Les montants varient de 70 à 500 euros selon la catégorie.Les autocars bénéficient de 250 euros, tandis que les ambulances reçoivent 70 euros. Pour les poids lourds, le montant dépend du gabarit du véhicule. Il débute à 70 € pour un porteur et grimpe 500 € pour un tracteur routier.
Point à noter : le décret 2026-289 ne fait pas spécifiquement mention du diesel. De fait, les camions fonctionnant au gaz seraient également concernés et ce même si le prix du GNV est beaucoup moins impacté que le diesel par la crise.
Transport routier et crise des carburants : montant des aides 2026
| Catégorie de véhicules |
Montant de l'aide
|
| Autocars | 250 € |
| Ambulances, Véhicules sanitaires légers (VSL), Véhicules légers de moins de 10 places affectés au transport collectif de voyageurs | 70 € |
| Véhicules porteurs de transport routier de marchandises avec un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur ou égal à 3,5 T | 70 € |
| Véhicules porteurs de transport routier de marchandises avec un poids total autorisé en charge (PTAC) supérieur à 3,5 T et inférieur ou égal à 7,5 T | 100 € |
| Véhicules porteurs de transport routier de marchandises avec un poids total autorisé en charge (PTAC) supérieur à 7,5 T et inférieur à 26 T | 250 € |
| Véhicules porteurs de transport routier de marchandises avec un poids total autorisé en charge (PTAC) égal ou supérieur à 26 T | 400 € |
| Véhicules tracteurs de transport routier de marchandises | 500 € |
Des critères d’éligibilité encadrés
Le dispositif prévoit un plafond de 60 000 euros par entreprise, contre 30 000 initialement. Les aides supérieures à 5 000 euros ciblent les entreprises avec une rentabilité limitée. Selon le décret publié le 18 avril au Journal Officiel, le ratio d’excédent brut d’exploitation doit rester inférieur ou égal à 5 %. Les entreprises doivent aussi être à jour de leurs obligations fiscales et sociales.Certaines exceptions existent en cas de plan de règlement ou de dettes limitées. Les véhicules doivent être conformes au contrôle technique et détenus en propriété ou en location longue durée.
Des critiques persistantes du secteur
Dans un communiqué, l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) salue certaines évolutions du dispositif. Elle note la simplification des aides et l’élargissement aux petites structures. Le relèvement du plafond est également jugé positif, mais encore insuffisant. L’organisation regrette notamment l’absence de dispositifs similaires pour les VUL et les transports sanitaires ainsi qu’une prise en compte insuffisante des autocars effectuant des services non conventionnés.Au-delà des aides directes, l’OTRE appelle surtout à une action rapide sur les prix du carburant. Elle soutient la proposition de suspendre temporairement certaines obligations liées aux CEE. Cette mesure pourrait réduire les prix à la pompe de 15 centimes par litre hors TVA.
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