Assises de la mobilité : la filière ambitionne 2.000 stations GNV en 2030 !

Assises de la mobilité : la filière ambitionne 2.000 stations GNV en 2030 !

Présentant ses propres projections dans le cadre des Assises de la Mobilité, la filière du gaz carburant, représentée par l’AFGNV, estime que le nombre de véhicules lourds fonctionnant au gaz naturel en France pourrait atteindre jusqu’à 220.000 unités d’ici à 2030. De quoi imaginer l’installation de quelque 2.000 stations de ravitaillement.

« Avec un taux de croissance annuel des immatriculations de camions GNV de l’ordre de 100% depuis 3 ans et un parc global de véhicules lourds avoisinant les 3.500 unités, la France s’affirme comme le premier marché européen pour les camions et les autobus GNV » rappelle le communiqué de l’AFGNV qui dresse les perspectives du gaz carburant à horizon 2022 et 2030.

Présenté au gouvernement lors des Assises de la Mobilité, ce nouveau plan est en quelque sorte le prolongement d’un premier plan présenté par la filière dans le cadre de la directive AFI. Si la France n’avait retenu qu’un objectif de 80 stations à horizon 2020 dans sa réponse à l’Europe, la filière souhaitait aller beaucoup plus loin. « Nous avions répondu avec une ambition de 250 stations et nous sommes aujourd’hui en ligne pour atteindre cet objectif » indique Gilles Durand, Secrétaire Général de l’AFGNV.

A la demande des pouvoirs publics

Présenté lors des Assises de la Mobilité, ce nouveau plan a été réalisé sous l’impulsion des pouvoirs publics qui souhaitaient bénéficier d’une nouvelle vision de la filière en se projetant cette fois jusqu’en 2030.

« Un travail de concertation a été fait entre les membres et en particulier les énergéticiens, les constructeurs de véhicule, les fédérations de professionnels et les équipementiers de la filière. Nous sommes tombés sur une vision très amitieuse » résume Gilles Durand. « Ce plan de déploiement est axé essentiellement sur les camions et les autocars. Nous y avons également intégré une ambition dans le domaine des véhicules utilitaires légers car nous pensons qu’il s’agira d’un marché de rebond » ajoute t-il.

Deux scénarii envisagés

Alors que le volet mobilité de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), présenté fin 2016, envisage jusqu’à 39.000 véhicules lourds au gaz en circulation d’ici 2023, la filière apporte aux pouvoirs publics deux scénarios complémentaires allant au-delà de ces prévisions.

Dans son premier plan, la filière envisage la mise en circulation de 39.000 véhicules lourds au gaz d’ici à 2022, soit un an avant l’objectif 2023 de la PPE, et 150.000 à échéance 2030. En revanche, le segment du petit utilitaire aura plus de mal à décoller avec 25.000 unités à horizon 2022 (42.000 en 2023 pour le PPE). Pour atteindre l’objectif et répondre aux besoins d’avitaillement des différents acteurs, la filière envisage jusqu’à 460 points d’avitaillement à horizon 2022 et 1.300 à horizon 2030.

Plus ambitieux, le second scénario présenté par l’AFGNV fixe un cap de 55.000 véhicules lourds au gaz en 2022 et 220.000 à horizon 2030. Dans le domaine de l’utilitaire léger, le parc de véhicules GNV suivrait la même tendance avec un parc de 50.000 véhicules en 2022 et 250.000 en 2030. En termes de stations, ce sont 2.000 points d’avitaillement qui pourraient être déployés d’ici à 2030. Dans ce scénario, le GNV pourrait prendre une large part de marché et représenter jusqu’à 75 % des ventes de poids-lourds et 60 % ventes d’autocars. A cet horizon, 30 % des camions en circulation en France fonctionneraient avec du gaz naturel.

Sous conditions

« Cette ambition est liée aux mesures qui seront mises en place » avertit toutefois le Secrétaire Général de l’AFGNV. « On ne peut pas présumer des résultats de ce plan puisqu’on ne connait pas encore les dispositifs qui seront mis en place par les autorités françaises ».

Sur ce point, la filière appelle au maintien de l’écart de la TICPE et du suramortissement pour les poids-lourds, à la mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux et financiers, et à de nouvelles aides à l’investissement pour le déploiement des stations.

Côté véhicules, le développement de l’offre est également identifié comme l’un des facteurs clés pour le déploiement massif de la filière. « La présence d’une offre GNV française dans le domaine de l’utilitaire léger permettrait notamment de doper les ventes dans le domaine public » note le Secrétaire Général de l’AFGNV

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