Biométhane en Europe : 7 chiffres clés pour comprendre la dynamique du secteur en 2025
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L’édition 2025 du rapport statistique de l’EBA confirme la progression du biométhane en Europe. En 2024, la production combinée de biogaz et de biométhane a atteint 232 TWh, soit 6.6 % de la consommation de l'UE sur la même période.
Alors que l’Europe consomme chaque année 332 milliards de m³ de gaz naturel, dont 273 importés, le biométhane apparaît comme l’une des solutions les plus immédiates pour verdir le mix gazier. Portée par le plan REPowerEU, qui vise à produire 35 milliards de mètres cubes de biométhane par an d’ici 2030, la filière se développe rapidement, comme en témoigne le dernier rapport statistique de l’European Biogas Association (EBA).
Sur ce total, 19 milliards de m³ ont été produits dans l’Union européenne, soit environ 6 % de la consommation de gaz des Vingt-Sept. Cela équivaut à la demande annuelle combinée de la Belgique, du Danemark et de l’Irlande.
Au moins 86 % de ces installations sont directement connectées au réseau gazier. Le nombre de pays producteurs continue d’augmenter. La Pologne a injecté ses premiers volumes en 2025, rejoignant la Lituanie et l’Ukraine (2023), ou encore le Portugal (2022). Le biométhane est désormais produit dans 25 pays européens.
En matière d’investissements, trois pays se distinguent : Espagne (4.8 Md€), Danemark (3.1 Md€) et Royaume-Uni (2.4 Md€). La France arrive en 4e place avec 1.7 Md€ mobilisés.
Le bioGNL confirme sa montée en puissance en Europe, avec 101 sites de production actifs en 2024 répartis dans 16 pays européens, dont la l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas. Le rapport de l’EBA souligne que 153 nouvelles unités sont attendues d’ici 2028, pour une capacité de production supplémentaire estimée à 13,1 TWh par an.
Environ 80 % du bioGNL produit est utilisé ou destiné au transport routier, principalement pour l’alimentation de poids lourds. Le carburant est également en train de trouver sa place dans le secteur maritime, en raison de sa compatibilité immédiate avec les navires fonctionnant déjà au GNL. En 2025, on compte 1 369 navires propulsés au GNL en Europe, contre 1 006 en 2023. Plusieurs accords prévoient déjà jusqu’à 100 000 tonnes de biométhane par an pour la navigation à l’horizon 2030.
Il pourrait déjà remplacer jusqu’à 17 % des engrais azotés d’origine fossile utilisés en Europe. Avec la montée en puissance du biométhane, ce taux pourrait atteindre 65 % d’ici 2040, selon l’EBA. De nouvelles voies de valorisation du digestat émergent également, comme la récupération d’azote ou la production de substrats pour l’agriculture.
Alors que l’Europe consomme chaque année 332 milliards de m³ de gaz naturel, dont 273 importés, le biométhane apparaît comme l’une des solutions les plus immédiates pour verdir le mix gazier. Portée par le plan REPowerEU, qui vise à produire 35 milliards de mètres cubes de biométhane par an d’ici 2030, la filière se développe rapidement, comme en témoigne le dernier rapport statistique de l’European Biogas Association (EBA).
Une production en hausse modérée : 232 TWh en 2024
La production européenne combinée de biogaz et de biométhane a atteint 22 milliards de mètres cubes en 2024 (232 TWh), soit 6,6 % de la consommation de gaz naturel de l’UE sur la période. A titre de comparaison, la production s'élévait à 21,7 milliards de mètres cubes en 2023. Une croissance modeste qui reflète des investissements soutenus mais aussi les effets d’un environnement politique incertain.Sur ce total, 19 milliards de m³ ont été produits dans l’Union européenne, soit environ 6 % de la consommation de gaz des Vingt-Sept. Cela équivaut à la demande annuelle combinée de la Belgique, du Danemark et de l’Irlande.
1 620 sites de production, un record porté par l’Europe de l’Ouest
L’Europe a terminé l’année 2024 avec 1 620 unités de production de biométhane, soit 111 de plus qu’en 2023.Au moins 86 % de ces installations sont directement connectées au réseau gazier. Le nombre de pays producteurs continue d’augmenter. La Pologne a injecté ses premiers volumes en 2025, rejoignant la Lituanie et l’Ukraine (2023), ou encore le Portugal (2022). Le biométhane est désormais produit dans 25 pays européens.
Une capacité installée de 7 milliards de m³ par an
Début 2025, la capacité annuelle installée de production de biométhane en Europe atteint 7 milliards de m³. À titre de comparaison, cela reste encore loin de l’objectif fixé par l’UE dans le cadre du plan REPowerEU, qui vise une production de 35 milliards de m³ de biométhane d’ici 2030. La marge de progression reste donc considérable.Une transition vers des matières premières à faible impact carbone
La filière biométhane s’oriente progressivement vers des intrants plus durables, en phase avec les objectifs climatiques européens. Parmi les matières premières privilégiées : les résidus agricoles, les déchets municipaux organiques, les boues d’épuration et les sous-produits industriels. Ces flux permettent des économies significatives d’émissions de gaz à effet de serre, tout en réduisant la concurrence avec les cultures alimentaires.
La filière biométhane s’oriente progressivement vers des intrants plus durables, en phase avec les objectifs climatiques européens. Parmi les matières premières privilégiées : les résidus agricoles, les déchets municipaux organiques, les boues d’épuration et les sous-produits industriels. Ces flux permettent des économies significatives d’émissions de gaz à effet de serre, tout en réduisant la concurrence avec les cultures alimentaires.
483 m³/h en moyenne : des unités de production plus grandes et plus performantes
La taille moyenne d’une unité de production de biométhane s’élève désormais à 483 m³/h. C’est près de quatre fois plus que celle d’une installation de biogaz destinée à produire de l’électricité ou de la chaleur. Cette évolution reflète un mouvement vers des installations plus industrielles, mieux optimisées pour l’injection réseau.
28,4 milliards d’euros d’investissements privés déjà engagés
L’EBA estime à 28,4 milliards d’euros les investissements déjà engagés dans le développement de la filière biométhane en Europe d’ici à 2030. Selon les projections, 900 nouveaux sites de méthanisation devraient voir le jour d’ici à la fin de la décennie.En matière d’investissements, trois pays se distinguent : Espagne (4.8 Md€), Danemark (3.1 Md€) et Royaume-Uni (2.4 Md€). La France arrive en 4e place avec 1.7 Md€ mobilisés.

BioGNL : plus de 100 sites de production actifs
Le bioGNL confirme sa montée en puissance en Europe, avec 101 sites de production actifs en 2024 répartis dans 16 pays européens, dont la l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas. Le rapport de l’EBA souligne que 153 nouvelles unités sont attendues d’ici 2028, pour une capacité de production supplémentaire estimée à 13,1 TWh par an.Environ 80 % du bioGNL produit est utilisé ou destiné au transport routier, principalement pour l’alimentation de poids lourds. Le carburant est également en train de trouver sa place dans le secteur maritime, en raison de sa compatibilité immédiate avec les navires fonctionnant déjà au GNL. En 2025, on compte 1 369 navires propulsés au GNL en Europe, contre 1 006 en 2023. Plusieurs accords prévoient déjà jusqu’à 100 000 tonnes de biométhane par an pour la navigation à l’horizon 2030.
25 millions de tonnes de digestat, un potentiel agronomique sous-exploité
La production de biométhane a généré environ 25 millions de tonnes de digestat (matière sèche) en 2024. Ce coproduit, riche en nutriments, est de plus en plus utilisé comme fertilisant organique.Il pourrait déjà remplacer jusqu’à 17 % des engrais azotés d’origine fossile utilisés en Europe. Avec la montée en puissance du biométhane, ce taux pourrait atteindre 65 % d’ici 2040, selon l’EBA. De nouvelles voies de valorisation du digestat émergent également, comme la récupération d’azote ou la production de substrats pour l’agriculture.
Un potentiel freiné par l’incertitude réglementaire
Si les chiffres confirment l’essor du biométhane en Europe, l’EBA souligne que la croissance du secteur reste freinée par un manque de clarté réglementaire. Le rapport 2025 appelle à la mise en place d’un cadre plus cohérent, coordonné entre les États membres et les institutions européennes. L’association évoque notamment la création possible d’un « accord tripartite » sur le biogaz, réunissant producteurs, États et institutions, pour accélérer la transition vers les gaz renouvelables.
Si les chiffres confirment l’essor du biométhane en Europe, l’EBA souligne que la croissance du secteur reste freinée par un manque de clarté réglementaire. Le rapport 2025 appelle à la mise en place d’un cadre plus cohérent, coordonné entre les États membres et les institutions européennes. L’association évoque notamment la création possible d’un « accord tripartite » sur le biogaz, réunissant producteurs, États et institutions, pour accélérer la transition vers les gaz renouvelables.
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