Poids-lourds GNV : la filière confiante sur l'atteinte des objectifs 2030

Poids-lourds GNV : la filière confiante sur l'atteinte des objectifs 2030
L’Association Française du Gaz Naturel pour les Véhicules (AFGNV) revient sur son ambitieux plan de développement de la filière GNV pour les véhicules lourds, qui prévoit notamment la mise en circulation de 220.000 poids lourds (PL) au gaz d’ici 2030. Un objectif qui semble atteignable, étant donné la progression constante de la filière ces dernières années.
 

Les poids lourds GNV toujours plus nombreux en France

Bus, cars, bennes à ordures ménagères, véhicules industriels… Le gaz naturel est de plus en plus présent sur le marché du PL français, qui enregistrait en 2014 3800 véhicules GNV, contre 7000 fin 2018. « Avec un parc en progression de 80% en 2018, le poids lourd gaz continue de susciter l’intérêt des transporteurs de marchandises », confirme Jean-Claude Girot, Président de l’AFGNV. Et pour cause : le gaz naturel est plus économique et moins polluant que le diesel. Face à cette montée des ventes, le nombre de points d’avitaillement GNC et GNL s’accroit logiquement. De quoi permettre à l’AFGNV d’être confiante : l’objectif de la filière d’avoir construit 250 points d’avitaillement en 2020 (contre près de 130 en 2018) sera atteint.

Des aides d’État pour une transition énergétique performante

Le plan de déploiement de la filière GNV pour les véhicules lourds s’articule autour de 2 temps forts : 2022 et 2030. Avec pour objectifs clairement établis d’agir sur le changement climatique et sur la qualité de l’air, d’accompagner la mutation de l’activité industrielle liée aux transports lourds et d’accélérer la transition écologique des acteurs du transport de marchandise et de voyageurs.
 
Ce qui encourage l’AFGNV à croire en ces objectifs, ce sont notamment les dispositifs incitatifs mis en place par l’État pour développer le GNV : TIPCE faible au taux gelé jusqu’en 2022, bonification d’amortissement sur les véhicules utilitaires et les PL prolongée jusqu’en 2021, exonération de la carte grise…

Le bioGNV encouragé par les territoires

Et si les véhicules lourds GNV ne sont pas encore éligibles au bonus écologique, on peut espérer que cela change d’ici 2030, car les territoires et les syndicats d’énergie s’engagent concrètement pour une production plus verte.
 
Véronique Bel, chef de projet GNV chez GRDF, détaille : « Après avoir investi dans les stations de recharge électrique, les métropoles de Lyon, Grenoble, les régions Ile de France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Normandie proposent des aides à l’acquisition de véhicules propres et financent des stations bioGNV. Les 4 syndicats d’énergie bretons vont aussi construire 18 stations d’avitaillement sur la région. Idem en Vendée où 7 stations sont en projet. » Cet engagement des territoires en faveur du biométhane fait sens.



Avec 32 nouveaux sites mis en service en 2018, doublant ainsi les quantités de biogaz injecté dans les réseaux français en un an, c’est l’économie circulaire, agricole et locale qui est favorisée. Les déchets sont valorisés, des emplois sont créés localement et les secteurs énergétique et agricole sont décarbonés. Mme Bel regrette toutefois « une dynamique en décalage avec le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). » En effet, les 661 projets inscrits au registre des capacités pourraient injecter 14 TWh de biométhane par an, ce qui est bien au-dessus des objectifs nationaux de la PPE, fixés à 6,1 TWh/an. Mais l’AFGNV et ses membres y croient et feront tout pour que 4,4 millions de tonnes d’émissions de CO2 soient évitées d’ici 2030.

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1 Commentaire

  1. GiraudPublié le 22/02/2019 à 16:16

    On ne voit pas assez les stations d’avitaillement, des pays limitrophes, en bordure de frontières, pour les transports internationaux.

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