L'ACEA pointe le manque d'efforts des gouvernements pour les carburants alternatifs

L'ACEA pointe le manque d'efforts des gouvernements pour les carburants alternatifs
Présidé par le patron de PSA, Carlos Tavares, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a attendu le salon de Francfort (Allemagne) pour diffuser son rapport intitulé « Passage à la mobilité zéro émission - Rapport de suivi 2019 ». Les chiffres montrent une renaissance du GNV, mais avec de grosses disparités selon les pays.
 

Responsabilité partagée

Bousculés par l’Europe pour produire des véhicules de moins en moins émissifs en CO2 et polluants, les constructeurs européens en automobile, rassemblés sous l’ACEA, font volte-face, renvoyant aux dirigeant politiques la responsabilité du retard constaté sur le développement de la mobilité alternative.

« Notre industrie est impatiente de progresser le plus rapidement possible vers une mobilité zéro émission. Mais cette transition est une responsabilité partagée », commente Carlos Tavares. Rappelant les objectifs ambitieux fixés par l’UE en matière de réduction des émissions de CO2 pour 2025 (-15% par rapport aux contraintes de 2021) et 2030 (-37,5%), il interpelle dans la foulée les gouvernements européens afin qu’ils établissent de toute urgence un plan global de mobilisation qui passe par des aides à l’achat des voitures à énergies alternatives (GNV, hydrogène, électricité) et le déploiement d’infrastructures de ravitaillement dédiées.
 

En recul de 0,4 points sur les véhicules

Selon les chiffres alignés par l’ACEA pour l’Europe : 97.214 voitures particulières fonctionnant au GNV vendues en 2014, 78.511 en 2015, 57.609 en 2016, 49.553 en 2017, et 65.092 en 2018. Le tout récent rebond n’empêche pas de constater que la part de ces véhicules a perdu 0,4 points de pourcentage, passant de 0,8 à 0,4% de toutes les voitures particulières vendues ces années-là, toutes énergies d’alimentation confondues.



C’est en Italie (37.406 unités, pour 2% du marché des voitures particulières) et en Allemagne (10.804 unités, 0,3%) qu’ont été distribuées en 2018 74% des voitures particulières alimentées au GNV. Suivent la Belgique (3.987 ; 0,7%), l’Espagne (3.754 ; 0,3%) et la Suède (3.235 ; 0,9%). Tout en bas du classement, le Royaume-Uni, la Roumanie, l’Irlande et la Lituanie n’ont enregistré aucune vente de nouvelles voitures GNV l’année dernière. En parallèle, les émissions de CO2 ont augmenté globalement de 1,8% en 2018 sur les nouveaux modèles mis en circulation en Europe.


 

Progression des stations

Entre 2014 et 2018, le nombre de stations d’avitaillement en GNV a augmenté de 17,5% en Europe, en passant de 2.862 à 3.464 sites. Sans surprise, les deux tiers de ces points de remplissage sont concentrés en Italie et en Allemagne, avec respectivement 1.239 et 863 stations, représentant 36,8 et 25,7% des sites en service en UE. Suivent les Pays-Bas (197 stations ; représentant 5,9% de celles ouvertes en Europe), la Suède (183 ; 5,4%) et la République tchèque (174 ; 5,2%). En fin de tableau, Chypre, Malte, la Lettonie et l’Irlande ne comptent sur leurs territoires la moindre station GNV.



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