Fos prépare sa transition vers le GNL carburant

Fos prépare sa transition vers le GNL carburant
Directeur des terminaux méthaniers de Fos, Mathieu Stortz revient avec Gaz-Mobilité sur les perspectives du GNL carburant pour le Port de Marseille Fos. 

Des perspectives de croissance assez fortes pour le GNL terrestre

Entre le développement des stations GNL pour les poids-lourds et les enjeux environnementaux mis en exergue par la loi sur la transition énergétique, le Port de Fos Marseille enregistre une forte croissance de ses applications GNL depuis ces dernières années. 

« Notre zone de chalandise s’étend sur le sud et le centre de la France et sur une bonne partie du marché italien. En volume de chargement, nous sommes passés de 14 camions en 2014 à 395 en 2015, 920 en 2016 et 1800 en 2017 » commente Mathieu Stortz. Si le port ne dispose aujourd’hui que d’une seule station d’avitaillement pour les camions assurant le transport du GNL à Tonquin, une seconde doit être ouverte à Cavaou en 2019. « Avec une capacité de 20 camions/jour dans un premier temps mais avec un potentiel de 100 camions/jours si le marché est là » précise notre interlocuteur.

Aujourd’hui, les volumes distribués se répartissent à parts égales entre usages carburant et industriels. Quant à ceux qui craignent que le GNL ne vienne remplacer le gaz réseau pour les applications industrielles, Mathieu Stortz se veut rassurant. « Aujourd’hui, nous travaillons majoritairement avec des clients non raccordés au réseau GRDF qui passent du fioul ou du charbon vers du GNL. Nous ne sommes donc pas sur du déraccordement » indique-t-il même s’il reconnait que GNL et GNC pourraient être amenés à s’opposer sur certains dossiers.

Le ravitaillement des navires pour 2019

Autre sujet brulant pour le terminal méthanier de Fos : le ravitaillement des navires. « C’est quelque chose que l’on voit poindre à l’horizon 2019 avec l’arrivée des premiers navires GNL en Méditerranée » commente notre interlocuteur qui évoque la mise en place de micro-méthaniers dotés de 5000 à 15.000 m3 de GNL pour réaliser le ravitaillement au large des paquebots fonctionnant au GNL. « Il y a toute une chaîne de valeur à mettre en place entre le port, l’armateur et méthanier. Il y a d’une part la partie normative et les aspects techniques qu’il faut voir avec les constructeurs et d’autre part toute la partie administrative pour garantir la sécurité de l’approvisionnement » précise Mathieu Stortz.

Si le marché devrait débuter doucement en 2019, les perspectives sont larges pour la prochaine décennie. Selon l’Association Française du Gaz (AFG), quelque 380.000 tonnes d’équivalent pétrole pourraient être utilisées pour le GNL maritime à l’horizon 2030, dont 45 % dédiés aux navires de croisière. Un juteux marché sur lequel le Port de Fos sera en compétition avec celui de Barcelone, également très impliqué dans le développement du GNL maritime. 

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