A Dammartin, Iming aux commandes de la conversion GNV du dépôt-bus de Keolis

A Dammartin, Iming aux commandes de la conversion GNV du dépôt-bus de Keolis
A Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, le bureau d’études Iming a coordonné la conversion GNV d’un dépôt bus en activité. Un projet complexe, emblématique du savoir-faire acquis par l’entreprise.

Chez Iming, la conversion des dépôt-bus au gaz naturel reste un véritable savoir-faire. L’entreprise, qui accompagne exploitants et collectivités dans leur transition énergétique, a déjà contribué à la transformation de plusieurs dépôts de remisage et de maintenance dans toute la France.  En Île-de-France, la politique de décarbonation de l’ensemble des modes de transports en commun portée par Ile-de-France Mobilités (IDFM) se traduit notamment par un programme visant l’adaptation des infrastructures dans les centres bus.  

C’est dans ce contexte que Keolis, exploitant pour le compte d'IDFM, a chargé IMING de la maîtrise d’œuvre complète du projet de Dammartin-en-Goële, en Seine et Marne  : conception, phasage, coordination des travaux, appui technique et suivi jusqu’à la mise en service.

Deux dépôts, une seule installation

A Dammartin, le défi du projet résidait dans la complexité de l’exploitation du site. « La contrainte majeure était de réussir à réaliser des travaux et un projet sur un dépôt bus qui devait rester en exploitation », introduit Mélanie Geniez, cheffe de projet chez Iming.

Une organisation d’autant plus complexe que le dépôt accueille aussi les cars du site voisin de Saint-Soupplets. « Il a fallu prendre en compte dans notre conception deux flottes distinctes, avec chacune son mode de fonctionnement et ses horaires de passage dédiés », détaille notre interlocutrice.

Dimensionnement et équipements

Iming a piloté le dimensionnement technique du site, avec le choix d’un mix entre charge lente et charge rapide. « Pour ce dépôt bus qui compte une soixantaine de places environ, il a été demandé de mettre en place 49 places de charges lentes. C’est un système en portique, avec des perches pour accéder à l’arrière des bus. Avec les cars de Saint-Soupplets qui devaient aussi venir s’avitailler sans perte de temps, on a également opté pour de la charge rapide. »

Le site est ainsi équipé de trois compresseurs de 390 Nm³/h chacun, dont deux en fonctionnement et un en redondance, avec 44 bouteilles de stockage GNV pour l’alimentation.

Une aide à la décision technique et financière

Si Iming ne choisit pas les fournisseurs, le bureau d’études joue un rôle central dans le processus de sélection. «Lorsque les consultations sont lancées, nous sommes garants d’assurer que les propositions faites correspondent bien aux besoins du client », explique Mélanie Geniez.

En lien avec les équipes de l'opérateur, Iming assure ainsi dans sa mission AMO des analyses techniques et financières détaillées des différents lots du projet. « On dresse un rapport d’analyse objectif auprès du client pour identifier les offres qui répondent à ses besoins, celles qui vont peut-être au-delà et celles qui n’y répondent pas. C’est plus une aide à la décision. »

« Nous sommes aussi en mesure d’indiquer au client s’il existe une marge de négociation sur les prix, ou au contraire d’identifier des offres très basses pouvant traduire une moindre prise en compte des aspects techniques » complète Caroline Pinglot, en charge du développement  chez Iming.

Une coordination millimétrée sur un site occupé

Comment arriver à réaliser des travaux sur un site en fonctionnement ? « Beaucoup de coups de fil, et d’échanges », nous répond Mélanie Geniez. Pour un acteur comme Iming, la réussite du projet repose sur une coordination étroite entre les entreprises appelées à intervenir sur le site - Tersen pour le génie civil, Optim pour l’électricité et plus généralement la mise en sécurité au risque ATEX de l’atelier, Mesure Process pour la station GNV, la filiale Keolis en charge de l’exploitation et de la maintenance  et Keolis direction du patrimoine et transition énergétique en tant que maître d’ouvrage du projet.

D’où l’importance de la phase de préparation, qui intervient bien en amont du démarrage des travaux . « Dès la phase d’avant-projet, on intègre dans la conception intègre le phasage des travaux », explique Caroline Pinglot. « Pour Dammartin, la réflexion est allée jusqu’à étudier une solution de remisage des véhicules à l’extérieur sur certaines phases du chantier. Si cela n’aura pas été nécessaire au final, notre rôle reste d’étudier tous les scénarios ».

Une technologie maitrisée, mais des exigences constantes

Après plusieurs projets similaires, les équipes d’Iming maîtrisent clairement le sujet. « Sur le GNV, l’environnement du projet est bien maîtrisé  », reconnait Mélanie Geniez. « Nous avons mené de nombreux projets avec chaque entreprise du secteur GNV. Ce sont des professionnels reconnus dans la filière  Ce retour d’expérience  permet de nous engager avec une certaine sérénité sur les projets qui nous sont confiés. »

Mais attention à ne pas baisser la garde, car chaque site a ses spécificités. « Le piège, c’est de laisser l’habitude s’installer. Chaque projet reste unique. Il faut être vigilants et bien tenir compte de toutes les données. Par exemple, tous les véhicules n’ont pas de trappe de remplissage au même endroit. Ce sont de petits détails, mais qui peuvent avoir un impact considérable sur la vie du projet »

Une filière plus résiliente qu’attendu

Alors que d’autres énergies émergent, le GNV reste une solution d’avenir pour Iming. « Avec l’électrification, on pensait que le GNV allait perdre en vitesse », reconnait Caroline Pinglot. « En fait, les nouveaux projets continuent de sortir ». Au-delà de la création ou de la conversion de nouveaux dépôts, l’entreprise travaille actuellement sur des extensions ou modernisations de sites existants pour la SMT (Tours),  le SYTRAL (Lyon) Vienne Condrieu Agglomération, la SBAA (St Brieuc) ou encore chez Tisséo (Toulouse).

Les équipes d’Iming sont aussi sollicitées pour du diagnostic et du suivi d’exploitation. « Certains réseaux équipés ont des installations qui ont désormais quelques années. Les sujets de maintenance, de prolongation de la durée de vie ou d’assistance sur des défauts de fonctionnement sont tout aussi importants », ajoute Caroline Pinglot. Même sur certains projets non portés par Iming à l’origine, l’expertise du groupe est recherchée pour donner une seconde vie à certaines installations.
 
 


IMING
La société IMING est une société d’ingénierie qui a choisi de mixer l’humain et l’urgence climatique pour accompagner les acteurs publics et privés dans la gestion de leurs projets les plus complexes, des phases de conception jusqu’à la livraison.

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