En Italie, la région des Pouilles mise massivement sur le gaz pour renouveler ses bus

En Italie, la région des Pouilles mise massivement sur le gaz pour renouveler ses bus
Source : Région des Pouilles
La région des Pouilles confirme son intérêt pour le gaz dans les transports publics. Sur les 40,7 millions d’euros mobilisés pour renouveler sa flotte, plus de 80 % seront consacrés à l’achat de 98 autobus interurbains au gaz naturel, contre seulement 8 bus électriques.

Ce n'est pas la première fois que la région italienne du gaz naturel pour ses transports publics. En 2024, elle avait déjà commandé 148 bus au gaz naturel comprimé pour 45,8 millions d'euros, après avoir retenu Otokar en 2022 pour 90 exemplaires de son Kent CNG.

Plus de 80 % du financement alloué au gaz

Sur les 40,7 millions d'euros disponibles, 33,5 millions financeront les véhicules interurbains au gaz et 7,2 millions les bus urbains électriques. « Nous poursuivons le renouvellement des flottes avec un choix technologique qui mise sur l'électrique pour le service urbain et sur le méthane pour l'interurbain », résume un représentant de la région. Un positionnement proche de celui d'Ile-de-France Mobilités qui continue de miser largement sur le gaz pour décarboner sa flotte. 

Si le communiqué ne le formule pas ainsi, le rapport entre les deux enveloppes et les deux volumes donne un coût unitaire moyen. Selon nos calculs, chaque autocar interurbain au gaz revient à environ 342 000 euros, contre environ 899 000 euros par bus urbain électrique. La comparaison n'est pas strictement à périmètre égal, la seconde ligne budgétaire incluant les infrastructures de recharge et portant sur des véhicules urbains, mais l'écart d'un à deux et demi explique à lui seul l'arithmétique de la délibération. Pour mémoire, la commande de 2024 ressortait à environ 309 000 euros par véhicule.

Selon le communiqué officiel de la région, les achats passeront par les accords-cadres CONSIP, la centrale d'achat publique italienne, ce qui permet de commander à prix et conditions déjà négociés. En pratique, la Région achète elle-même puis attribue les véhicules aux communes et provinces, qui les mettent à disposition des exploitants.

Les véhicules remplaceront en priorité les Euro 4 encore en service, après une première vague qui visait les Euro 2 et Euro 3. Un point reste ouvert : le communiqué parle de méthane sans préciser la part de biométhane qui alimentera ces autocars. L'Italie est pourtant le premier producteur européen de gaz renouvelable pour les transports, et c'est de cette part que dépendra le bilan carbone réel de la flotte.
 


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