En Allemagne, le biogaz pourrait remplacer le gaz naturel plus tôt que prévu !
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En Allemagne, une étude remet en question les projections énergétiques du gouvernement. Le biogaz pourrait couvrir bien plus vite les besoins aujourd’hui assurés par le gaz fossile.
Une nouvelle étude révèle que le biogaz pourrait jouer un rôle bien plus central que prévu dans la transition énergétique allemande. Réalisée par l’Institut pour les systèmes énergétiques et les flux de matières du futur (IZES) en collaboration avec le Fachverband Biogas (association professionnelle du biogaz), l’analyse met en lumière des potentiels largement sous-évalués.
Les auteurs estiment que les capacités existantes pourraient déjà, dès le milieu des années 2030, remplacer une part significative du gaz naturel dans la production d’électricité et de chaleur, ainsi que dans certaines applications industrielles.
Les conclusions de l’étude contrastent fortement avec les hypothèses retenues jusqu’ici par le gouvernement allemand, qui mise encore sur la construction de nouvelles centrales à gaz, censées être "H2-ready" pour fonctionner à l’hydrogène à terme.
« Beaucoup d’études n’ont pas pris en compte l’ensemble des usages possibles du biogaz », explique Patrick Matschoss, chercheur à l’IZES. Selon lui, la filière peut « fournir bien plus que ce qu’on lui attribue généralement ».
Autre avantage souligné : l’ancrage territorial de la filière. En valorisant des déchets agricoles et en réduisant le recours aux engrais chimiques, le biogaz s’intègre pleinement dans une logique d’économie circulaire.
A travers son document de 138 pages, disponible gratuitement en ligne, le Fachverband Biogas appelle à l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale pour le biogaz et le biométhane.
Une nouvelle étude révèle que le biogaz pourrait jouer un rôle bien plus central que prévu dans la transition énergétique allemande. Réalisée par l’Institut pour les systèmes énergétiques et les flux de matières du futur (IZES) en collaboration avec le Fachverband Biogas (association professionnelle du biogaz), l’analyse met en lumière des potentiels largement sous-évalués.
Les auteurs estiment que les capacités existantes pourraient déjà, dès le milieu des années 2030, remplacer une part significative du gaz naturel dans la production d’électricité et de chaleur, ainsi que dans certaines applications industrielles.
Les conclusions de l’étude contrastent fortement avec les hypothèses retenues jusqu’ici par le gouvernement allemand, qui mise encore sur la construction de nouvelles centrales à gaz, censées être "H2-ready" pour fonctionner à l’hydrogène à terme.
« Beaucoup d’études n’ont pas pris en compte l’ensemble des usages possibles du biogaz », explique Patrick Matschoss, chercheur à l’IZES. Selon lui, la filière peut « fournir bien plus que ce qu’on lui attribue généralement ».
Moderniser plutôt que reconstruire
Le rapport recommande de réorienter les priorités politiques. Plutôt que de nouveaux projets fossiles, il serait plus efficace d’investir dans la modernisation et l’optimisation des unités de biogaz existantes. Le recours accru au biométhane, injecté dans les réseaux ou utilisé localement, offrirait aussi des bénéfices en termes de souveraineté énergétique.Autre avantage souligné : l’ancrage territorial de la filière. En valorisant des déchets agricoles et en réduisant le recours aux engrais chimiques, le biogaz s’intègre pleinement dans une logique d’économie circulaire.
A travers son document de 138 pages, disponible gratuitement en ligne, le Fachverband Biogas appelle à l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale pour le biogaz et le biométhane.
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