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Le biométhane, levier stratégique pour réduire la dépendance énergétique de la Serbie

Le biométhane, levier stratégique pour réduire la dépendance énergétique de la Serbie
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Une étude du PNUD met en avant le potentiel du biométhane en Serbie pour réduire les importations d’énergies fossiles et renforcer la sécurité énergétique du pays.

La Serbie dispose d’un important gisement de matières premières susceptibles d’être valorisées sous forme de biométhane. C’est ce que révèle une étude récente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui estime que cette ressource pourrait jouer un rôle central dans la réduction de la dépendance du pays aux énergies fossiles.

Réalisée en partenariat avec les ministères serbes de l’Energie et de la Protection de l’environnement, l’étude s’inscrit dans le cadre du programme « EU for Green Agenda in Serbia », financé par l’Union européenne, la Suisse, la Suède et la Serbie.

Selon les projections du PNUD, le biométhane pourrait remplacer environ 6 % de la consommation totale de gaz naturel du pays d’ici 2030, et jusqu’à 12 % en 2050. Dans les secteurs résidentiel et industriel, cette part pourrait dépasser 25 % à l’horizon 2050.

Dans le transport, la substitution pourrait être totale dès 2030. Le biométhane, compatible avec les infrastructures existantes, représente donc une solution réaliste à court terme.

Des retombées économiques et environnementales

Le développement du biométhane profiterait aux zones rurales, grâce à la mobilisation de sous-produits agricoles, de déchets organiques et de boues issues du traitement des eaux usées. Le digestat, coproduit du processus, pourrait aussi être utilisé comme fertilisant naturel.

L’étude identifie également une réduction des émissions de méthane provenant des décharges, une meilleure valorisation des déchets, et une baisse des risques environnementaux, notamment les incendies liés au dégazage.

D’ici 2030, jusqu’à 550 millions d’euros d’investissements seraient nécessaires. En retour, les recettes annuelles pourraient dépasser 250 millions d’euros, avec à la clé la création d’emplois locaux et le soutien à une agriculture plus durable…
 

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