La voiture GNV fait un carton en Inde : ses ventes dépassent désormais largement le diesel

Alors que la voiture au gaz naturel a quasiment disparu du marché européen, elle connaît une trajectoire radicalement différente en Inde. Près de 600 000 voitures GNV ont été immatriculées au premier semestre 2026, soit 40 % de plus qu'un an auparavant. Une envolée qui permet au gaz de distancer désormais le diesel de près de 140 000 véhicules.
Le dépassement avait déjà eu lieu, mais l'écart devient désormais difficile à ignorer. En 2024, le GNC représentait 17,8 % du marché automobile indien. Sa part est passée à 21,2 % en 2025, année où il a dépassé le diesel pour la première fois. Les données compilées par Autopunditz pour le premier semestre 2026 confirment la tendance. Avec 596 236 immatriculations en six mois, le GNC représente désormais 23 % du marché des voitures particulières en Inde, contre 17,6 % pour le diesel.
Mais toutes les motorisations ne profitent pas de cette dynamique dans les mêmes proportions. À lui seul, le GNC apporte 169 250 des 403 320 immatriculations supplémentaires enregistrées sur la période. L'essence en apporte 118 853, le diesel 60 471 et l'électrique à batterie 54 708.
Autrement dit, 42 % de la croissance du marché automobile indien provient du GNC. C'est nettement plus que l'essence, qui contribue à hauteur de 29 %, mais aussi trois fois plus en volume que la contribution de l'électrique.
Les véhicules électriques conservent un avantage avec un taux préférentiel de 5 %, tandis que les SUV et berlines de plus grande taille sont désormais taxés à 40 %. La réforme a donc directement favorisé les petites voitures sur lesquelles le GNC est particulièrement bien implanté. Une fiscalité qui explique une partie de l'accélération observée en 2026.
Le succès du gaz ne signifie pas pour autant que les automobilistes indiens abandonnent brutalement le diesel. Ses immatriculations ont elles aussi progressé de 15 %, passant de 395 605 à 456 076 unités, alors même que le nombre de modèles disponibles a reculé de 29 à 27. Sa résistance repose essentiellement sur le segment des SUV. Ce dernier concentre 94 % des ventes diesel du pays et représente 57 % du marché automobile indien. Mahindra totalise à lui seul 262 186 immatriculations diesel, soit 57 % de ce segment.
Le GNC joue sur un terrain différent. Il représente 53 % des ventes de berlines tricorps, 42 % des monospaces et 21 % des citadines. Seulement 38 % de ses volumes proviennent des SUV. En résumé, les deux carburants ne se livrent pas la même bataille : le gaz vient surtout concurrencer l'essence sur les véhicules compacts et économiques, tandis que le diesel reste solidement installé sur les gros SUV.
Tata Motors occupe la deuxième place avec 100 855 unités, devant Hyundai avec 55 024 véhicules et Toyota avec 24 154 unités. Ce dernier profite notamment de modèles issus de son partenariat avec Maruti. La croissance est portée par plusieurs lancements ou restylages récents, notamment le Victoris, la Dzire et l'Ertiga chez Maruti, les Nexon et Punch chez Tata ou encore l'Aura chez Hyundai.
Si les acteurs nationaux continuent d'occuper une très grosse partie du terrain, les constructeurs étrangers continuent malgré tout de s'intéresser à ce marché. Nissan et Renault avancent notamment sur le créneau, le constructeur français préparant une déclinaison au gaz de son futur SUV Renault Bridger.
Le dépassement avait déjà eu lieu, mais l'écart devient désormais difficile à ignorer. En 2024, le GNC représentait 17,8 % du marché automobile indien. Sa part est passée à 21,2 % en 2025, année où il a dépassé le diesel pour la première fois. Les données compilées par Autopunditz pour le premier semestre 2026 confirment la tendance. Avec 596 236 immatriculations en six mois, le GNC représente désormais 23 % du marché des voitures particulières en Inde, contre 17,6 % pour le diesel.
Près de 600 000 voitures GNV vendues en seulement six mois
Le phénomène est d'autant plus spectaculaire que l'ensemble du marché automobile indien est en forte croissance. Entre les premiers semestres 2025 et 2026, les immatriculations de voitures particulières sont passées de 2 188 246 à 2 591 566 unités, soit une progression de 18,4 %.Mais toutes les motorisations ne profitent pas de cette dynamique dans les mêmes proportions. À lui seul, le GNC apporte 169 250 des 403 320 immatriculations supplémentaires enregistrées sur la période. L'essence en apporte 118 853, le diesel 60 471 et l'électrique à batterie 54 708.
Autrement dit, 42 % de la croissance du marché automobile indien provient du GNC. C'est nettement plus que l'essence, qui contribue à hauteur de 29 %, mais aussi trois fois plus en volume que la contribution de l'électrique.
| Energie | S1 2025 | S1 2026 | Variation | Part S1 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Essence | 1 223 451 | 1 342 304 | +10 % | 51,8 % |
| GNC | 426 986 | 596 236 | +40 % | 23,0 % |
| Diesel | 395 605 | 456 076 | +15 % | 17,6 % |
| Electrique à batterie | 84 357 | 139 065 | +65 % | 5,4 % |
| Hybride non rechargeable | 57 847 | 57 885 | 0 % | 2,2 % |
| Total | 2 188 246 | 2 591 566 | +18,4 % | 100 % |
Pourquoi les automobilistes indiens se tournent vers le gaz
Cette progression spectaculaire ne doit rien au hasard. Elle bénéficie notamment de la réforme fiscale GST 2.0, entrée en vigueur le 22 septembre 2025. Les voitures de moins de quatre mètres équipées d'un moteur essence, GPL ou GNC inférieur à 1 200 cm³ sont désormais taxées à 18 %, contre environ 29 à 31 % auparavant. Or ce format correspond précisément à la quasi-totalité de l'offre GNC disponible en Inde.Les véhicules électriques conservent un avantage avec un taux préférentiel de 5 %, tandis que les SUV et berlines de plus grande taille sont désormais taxés à 40 %. La réforme a donc directement favorisé les petites voitures sur lesquelles le GNC est particulièrement bien implanté. Une fiscalité qui explique une partie de l'accélération observée en 2026.
Le succès du gaz ne signifie pas pour autant que les automobilistes indiens abandonnent brutalement le diesel. Ses immatriculations ont elles aussi progressé de 15 %, passant de 395 605 à 456 076 unités, alors même que le nombre de modèles disponibles a reculé de 29 à 27. Sa résistance repose essentiellement sur le segment des SUV. Ce dernier concentre 94 % des ventes diesel du pays et représente 57 % du marché automobile indien. Mahindra totalise à lui seul 262 186 immatriculations diesel, soit 57 % de ce segment.
Le GNC joue sur un terrain différent. Il représente 53 % des ventes de berlines tricorps, 42 % des monospaces et 21 % des citadines. Seulement 38 % de ses volumes proviennent des SUV. En résumé, les deux carburants ne se livrent pas la même bataille : le gaz vient surtout concurrencer l'essence sur les véhicules compacts et économiques, tandis que le diesel reste solidement installé sur les gros SUV.
Maruti Suzuki rafle la mise
Derrière cette envolée se trouve surtout un acteur incontournable du marché indien : Maruti Suzuki. Le constructeur a vendu 416 203 voitures au gaz naturel au premier semestre, accaparant 70 % de l'ensemble du marché GNC. Au global, le GNC représente désormais 41 % des immatriculations de Maruti Suzuki, contre seulement 31 % en 2024.Tata Motors occupe la deuxième place avec 100 855 unités, devant Hyundai avec 55 024 véhicules et Toyota avec 24 154 unités. Ce dernier profite notamment de modèles issus de son partenariat avec Maruti. La croissance est portée par plusieurs lancements ou restylages récents, notamment le Victoris, la Dzire et l'Ertiga chez Maruti, les Nexon et Punch chez Tata ou encore l'Aura chez Hyundai.
Si les acteurs nationaux continuent d'occuper une très grosse partie du terrain, les constructeurs étrangers continuent malgré tout de s'intéresser à ce marché. Nissan et Renault avancent notamment sur le créneau, le constructeur français préparant une déclinaison au gaz de son futur SUV Renault Bridger.
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En Inde, les voitures GNV de Suzuki deviennent encore plus pratiques
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| Constructeur | Ventes de véhicules GNC | Part estimée du marché GNC |
|---|---|---|
| Maruti Suzuki | 593 466 | 44 % |
| Hyundai | 193 301 | 14 % |
| Tata Motors | 169 507 | 13 % |
| Kia | 109 580 | 8 % |
| Toyota | 74 608 | 6 % |
| Mahindra | 57 608 | 4 % |
L'électrique progresse… mais reste loin derrière
Une autre motorisation affiche pourtant une croissance encore plus spectaculaire en pourcentage : la voiture électrique. Avec 139 065 immatriculations au premier semestre, elle bondit de 65 % sur un an. Sa part de marché progresse de 4 à 5,4 %, tandis que le nombre de modèles disponibles passe de 17 à 21. Tata Motors contrôle 43 % du marché électrique indien, devant Mahindra et MG Motor. Cette dernière réalise même près de 77 % de ses ventes locales avec des véhicules électriques.
Une autre motorisation affiche pourtant une croissance encore plus spectaculaire en pourcentage : la voiture électrique. Avec 139 065 immatriculations au premier semestre, elle bondit de 65 % sur un an. Sa part de marché progresse de 4 à 5,4 %, tandis que le nombre de modèles disponibles passe de 17 à 21. Tata Motors contrôle 43 % du marché électrique indien, devant Mahindra et MG Motor. Cette dernière réalise même près de 77 % de ses ventes locales avec des véhicules électriques.
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