Sotradel : « Le GNV permet de nous différencier de nos concurrents »

Sotradel : « Le GNV permet de nous différencier de nos concurrents »
Suite à l’appel à projet GNVolontaire lancé en novembre 2017, l’opérateur de transports et logistique Sotradel assure la coordination du projet de station GNC publique à Villefranche-sur-Saône (69). Opérée par AS24, la station entamera sa construction en mai  pour une ouverture à l’automne 2019. Mais l’entreprise lyonnaise n’a pas attendu ce déploiement pour intégrer des véhicules GNV au sein de sa flotte. Entretien avec David Billandon, manager Innovation – QSSE – RSE chez Sotradel.
 
A quoi ressemble le parc GNV de Sotradel ?

D.B. : Aujourd’hui, nous avons trois camions fonctionnant au gaz naturel, et trois autres sont en commande. Cela équivaut à presque 10% de notre flotte actuelle. L’objectif de Sotradel est d’atteindre 20% de nos camions en GNV d’ici fin 2020.

Au départ, nous avions choisi de tester cette technologie avec un camion porteur pour les livraisons urbaines et une semi-remorque pour le transport régional, couvrant ainsi nos deux activités principales. Désormais, nous avons acquis des véhicules de 400 et 460 chevaux, qui permettent de couvrir la plupart de nos activités de transport, et nous en sommes satisfaits.

 
Pourquoi avoir choisi le gaz naturel pour véhicules ?

D.B. : En 2010-2011, nous avons monté le projet Équilibre avec 5 autres TRM de tailles différentes. Notre objectif était de retrouver compétitivité et rentabilité dans un environnement toujours plus exigeant : concurrence des pays d’Europe de l’Est, nouvelles réglementations environnementales, etc.

Avec les camions GNV, nous proposons à nos clients des solutions adaptées à leurs exigences de performances et qui répondent également à un engagement écologique fort. Les industriels sont de plus en plus sensibles à ça.

 
Quelle est la technologie que vous privilégiez pour les véhicules Sotradel ?

D.B. : Tous nos camions GNV fonctionnent au gaz naturel comprimé (GNC).
 
Comment les clients reçoivent cette proposition de camions de transport au gaz naturel ?

D.B. : Pour le moment, nous proposons à nos clients des solutions gazole et d’autres au GNC. Certains d’entre eux ont déjà un engagement prononcé dans la transition écologique et choisissent tout de suite les véhicules propres. Mais même si les mentalités sont en train de changer, nous devons souvent faire de la pédagogie afin de sensibiliser les clients aux avantages du GNV. Les puissances des camions étant semblables à celles du diesel, ce n’est généralement pas cela qui bloque, mais les contraintes d’exploitation et, bien sûr, le coût d’acquisition plus élevé.
 
Et vous, êtes-vous satisfait des performances des véhicules GNV de votre flotte ?

D.B. : Maintenant que des véhicules plus puissants sont disponibles sur le marché, oui. Mais il est vrai que nous devons réfléchir aux types de marchandises transportées avant d’attribuer un camion au gaz naturel car certains véhicules à faible puissance ne sont pas adaptés à des charges trop lourdes. Cela va avec notre démarche de réflexion globale sur l’achat des véhicules, qui sont de plus en plus destinés à une prestation particulière et non plus à pouvoir tout transporter.

Le fait d’avoir de plus en plus de véhicules propres dans notre flotte nous permet de nous différencier par rapport à nos concurrents et de répondre à une demande des marques d’avoir une image plus verte. On arrive donc à un équilibre financier qui devrait, dans les années à venir, se transformer en un véritable gain, car les coûts d’acquisition et de maintenance devraient progressivement baisser.

 
Quelles-sont les prochaines étapes du projet Équilibre ?

D.B. : En mai, nous présenterons officiellement les résultats des 21 mois d’expérimentation. Ensuite, le projet continuera en créant des partenariats avec des transporteurs afin d’enrichir notre base de données, et en construisant un outil d’aide à la décision pour les transporteurs.

Cette aventure, conduite par des PME, s’inscrit dans une démarche durable au bénéfice de la filière gaz mais aussi des territoires et nous espérons que les agglomérations et les régions s’engageront de plus en plus dans les GNV pour la mobilité urbaine et périurbaine.

 
Pour plus d’informations sur le projet Equilibre : http://www.projetequilibre.fr

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1 Commentaire

  1. AlainPublié le 12/03/2019 à 20:07

    Et vous n’imaginez pas l’impact positif du GNV sur l’image de la profession! Fini le poids lourd qui nous empoisonne les poumons et provoque des AVC! Les professionnels vont retrouver leur image du routier sympa!

    Bravo pour toutes les initiatives de passage au GNV!

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