Conversion au biogaz du dépôt RATP d'Aubervilliers : un chantier XXL pour IMING

Conversion au biogaz du dépôt RATP d'Aubervilliers : un chantier XXL pour IMING
Pour le compte de la RATP, IMING est en train de finaliser, en tant que Maitre d’œuvre, la transformation au biogaz du dépôt d’Aubervilliers, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Un chantier hors norme sur lequel revient Caroline Pinglot, responsable de la cellule transport d’IMING.

En Île-de-France, le plan Bus 2025 se poursuit. Ambitionnant de convertir une grosse partie de sa flotte au biogaz, la RATP s’attelle à l’adaptation d’une partie de ses dépôts. Alors qu’elle posait il y a quelques semaines la première pierre du futur centre bus au biogaz de Mantes-la-Jolie, la régie francilienne est sur le point d’achever la transformation du centre d’Aubervilliers. Un chantier XXL dont la maitrise d’œuvre complète a été confiée au groupe IMING. 

« IMING est une entreprise de plus de 90 collaborateurs qui intervient dans les domaines de la transition énergétique au sens large sur des projets de stations multi-services sur toutes les énergies qui existent électrique, gasoil, hydrogène, GNV, biocarburants etc... Nous sommes présents sur toute la chaine : étude et conception, choix des entreprises, suivi de travaux, essais et mises en service » introduit Caroline Pinglot, responsable de la cellule transport d’IMING. « Pour le compte de la RATP, nous avons déjà équipé le dépôt de Créteil dont la mise en service remonte à 2019. Aubervilliers est le second site sur lequel IMING intervient » complète-t-elle.

Orchestrer le déploiement

« A Aubervilliers, nous sommes sur une mission de maitrise d’œuvre complète qui s’étend du diagnostic amont du site jusqu’à la mise en service. Le projet porte sur la transition au GNV du centre bus. On intervient aussi bien sur les équipements de distribution que sur le volet aménagement, sécurité et modifications bâtimentaires » résume la représentante d’IMING. « C’est un projet qui a démarré en 2019 avec un budget global de 12 millions d’euros de travaux qui comprend d’autres investissements propres à la RATP qui p fait évoluer ses ateliers grâce à ces travaux. L’idée était aussi d’augmenter la capacité du site pour passer de 295 à  306 bus » détaille-t-elle.

« Tous les métiers d’IMING sont mobilisés avec une quinzaine de collaborateurs qui sont intervenus ou interviennent sur le projet. Ce que la RATP attend de nous, c’est de parvenir à coordonner tout le monde pour que la réponse soit en adéquation avec le besoin définit. Sur un projet comme Aubervilliers, il y a énormément d‘interlocuteurs et d’interfaces à gérer avec le suivi des différents lots travaux avec les clients et prestataires. La RATP est une entreprise qui dispose d’énormément de compétences en interne. On réalise ainsi la coordination entre leurs différents services mais aussi avec les équipes d’exploitation et de maintenance du site qui sont aux premières loges et doivent continuer d’exploiter pendant les travaux. C’est un véritable travail d’équipe ! »

Une installation complexe

En Ile-de-France, le dépôt d’Aubervilliers est le plus gros site exploité par la RATP. Répartis sur 5 hectares, il compte aujourd’hui près de 300 bus qui passeront progressivement au biogaz.

« Aubervilliers c’est un projet énorme dont les enjeux dépassent le simple équipement en GNV » souligne la responsable d’IMING. « Le site se trouve dans une zone en pleine mutation urbaine, dans le quartier Condorcet que la ville et Plaine Commune sont en train de requalifier en zone mixte d’habitat et d’activité On a un collège et un campus universitaire qui se sont installés à proximité immédiate du site. Il nous a fallu tenir compte des orientations du PCAET (Plan climat-air-énergie territorial ndlr) et intégrer au projet la lutte contre les ilots de chaleur, la biodiversité, la végétalisation du site et l’infiltration des eaux de pluie. C’est un projet dans le projet ! On doit aussi assurer la continuité du service sur un site qui dessert des zones très denses et fonctionne 24h/24, 7j/7 »

« Pour la partie ravitaillement, l’installation compte 4 compresseurs Cubogaz de 1 300 Nm3 et 450 kW chacun. L’installation est limitée à 3 335 nm3. Il s’agira de la plus grosse installation Cubogaz en Europe. Elle est associée à une capacité de stockage de 135 bouteilles de 90 litres » chiffre Caroline Pinglot qui travaille avec Tokheim sur l’installation des infrastructures. « On équipe quatre pistes de charge rapide qui permettent de remplir les réservoirs des véhicules en moins de 5 minutes sur plusieurs pistes en simultané avec des postes de distributions concomitants aux distributeurs gasoil qui devront rester en place jusqu’à ce que la transition au GNV de la flotte soit complète. En charge lente, il y aura à terme 96 places avec un mix entre portiques pour les bus articulés et potences sur les bus standards » poursuit-elle.

Quid du volet sécurité ? « On a mené les opérations de mise en place de la détection gaz, déployé les dispositifs de coupures d’urgence, remplacé des équipements électriques en ATEX dans les 4700 m² d’ateliers de maintenance. Nous avons également adapté la toiture de la zone de charge rapide pour permettre une ventilation naturelle. Enfin, près de 700m linéaires de murs coupe-feu seront érigés en périphérie du site » liste notre interlocutrice.

La charge rapide pour première étape

« Car les premiers bus au gaz sont déjà livrés, on a commencé par mettre en place les distributeurs rapides avec une mise en exploitation qui a débuté courant juin. En parallèle, les travaux continuent pour finaliser la sécurisation du site et terminer l’installation des postes en charge lente. On va terminer en fin d’année avec l’aménagement paysager et les espaces verts, ce qui nous conduirait à une mise en service de toute l’installation fin 2023 » se projette Caroline Pinglot.

Pour autant, la mission d’IMING ne s’arrêtera pas à la mise en route des installations. « On doit accompagner le client sur les levées de réserve et la constitution des dossiers d’ouvrages exécutés. Il y a aussi un suivi d’un an sur l’exploitation ».
 
 


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Michaël TORREGROSSA Michaël TORREGROSSA
Rédacteur en chef
Persuadé que la mobilité du future sera multi-énergies, Michaël est le rédacteur en chef et fondateur de Gaz Mobilité.

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