Poids lourds en Europe : le gaz fait quasiment jeu égal avec l'électrique au premier trimestre 2026

Alors que le dernier baromètre de l'ICCT met en avant la progression des véhicules zéro émission, un chiffre passé presque inaperçu raconte une autre histoire : sur le marché européen des poids lourds, le gaz naturel reste quasiment au niveau de l'électrique. Une situation d'autant plus remarquable que les deux motorisations n'évoluent pas avec les mêmes soutiens publics.
Le dernier baromètre trimestriel « Race to Zero » de l'International Council on Clean Transportation (ICCT) est consacré aux véhicules zéro émission au cours du premier trimestre 2026. Si l'électrique continue, sans surprise, de progresser dans les véhicules industriels européens, les données détaillées confirment la place du gaz dans le mix-énergétique européen.
Sur les 69 800 poids lourds de plus de 12 tonnes immatriculés dans l'Union européenne au premier trimestre 2026, 2,3 % sont électriques contre 2,1 % fonctionnant au gaz naturel. Un écart extrêmement réduit qui place les deux motorisations alternatives presque au coude à coude.
Une situation qui contraste avec celle des véhicules utilitaires de 3,5 à 12 tonnes, où l'électrique représente déjà 20 % des immatriculations, contre seulement 1 % pour le gaz naturel. Un segment est largement tiré par les véhicules de livraison urbaine, particulièrement électrifiés aux Pays-Bas, en Suède et au Danemark.
La France apparaît comme l'un des derniers pays où les trois motorisations coexistent à grande échelle. Environ 45 % des nouveaux bus urbains immatriculés au cours des trois premiers mois sont électriques, mais près de 18 % fonctionnent encore au gaz naturel, tandis que le diesel représente encore un peu plus d'un tiers des immatriculations.
L'Espagne présente un profil proche, avec une part de gaz d'environ 11 %, tandis que l'Italie reste le principal marché européen pour cette motorisation, avec près de 13 % des ventes.
Le dernier baromètre trimestriel « Race to Zero » de l'International Council on Clean Transportation (ICCT) est consacré aux véhicules zéro émission au cours du premier trimestre 2026. Si l'électrique continue, sans surprise, de progresser dans les véhicules industriels européens, les données détaillées confirment la place du gaz dans le mix-énergétique européen.
Sur les 69 800 poids lourds de plus de 12 tonnes immatriculés dans l'Union européenne au premier trimestre 2026, 2,3 % sont électriques contre 2,1 % fonctionnant au gaz naturel. Un écart extrêmement réduit qui place les deux motorisations alternatives presque au coude à coude.
Une progression de l'électrique… mais un gaz qui résiste
En un an, la part de marché des poids lourds électriques est passée de 1,4 % à 2,3 %, portée notamment par l'entrée en vigueur, en juillet 2025, des premiers objectifs européens de réduction des émissions de CO2 pour les constructeurs. Le gaz naturel, lui, ne bénéficie pas d'un mécanisme réglementaire comparable. Malgré cela, il conserve une part de marché de 2,1 %, confirmant qu'il reste une solution largement utilisée dans le transport lourd européen.
Une situation qui contraste avec celle des véhicules utilitaires de 3,5 à 12 tonnes, où l'électrique représente déjà 20 % des immatriculations, contre seulement 1 % pour le gaz naturel. Un segment est largement tiré par les véhicules de livraison urbaine, particulièrement électrifiés aux Pays-Bas, en Suède et au Danemark.
Les bus et autocars montrent également que le gaz conserve une place
Le rapport fournit également des données détaillées sur les autobus. Si 55 % des bus urbains vendus sont désormais électriques, le gaz naturel représente encore 9 % des immatriculations, loin devant l'hydrogène. Dans les autocars et les cars interurbains, le gaz affiche 3 % des ventes, contre 5 % pour l'électrique.
Bus urbains : le gaz résiste surtout en France, en Espagne et en Italie
Alors que huit pays européens ont immatriculé exclusivement des bus électriques au premier trimestre 2026, le paysage reste beaucoup plus contrasté dans les grands marchés.La France apparaît comme l'un des derniers pays où les trois motorisations coexistent à grande échelle. Environ 45 % des nouveaux bus urbains immatriculés au cours des trois premiers mois sont électriques, mais près de 18 % fonctionnent encore au gaz naturel, tandis que le diesel représente encore un peu plus d'un tiers des immatriculations.
L'Espagne présente un profil proche, avec une part de gaz d'environ 11 %, tandis que l'Italie reste le principal marché européen pour cette motorisation, avec près de 13 % des ventes.
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