L'Europe bat un record sur le biométhane... mais reste très loin de son objectif pour 2030
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La septième édition de la European Biomethane Map, publiée conjointement par l’EBA et Gas Infrastructure Europe (GIE), confirme un nouveau record : la capacité de production installée en Europe dépasse pour la première fois 8 milliards de m³ par an, à 8,2 milliards de m³ à fin juin 2026. Le parc de sites actifs atteint 1 974 installations, contre 1 678 un an plus tôt. Ce ne sont pourtant pas ces chiffres qui retiennent l’attention : c’est leur rapport avec l’objectif européen de 35 milliards de m³ à horizon 2030.
L'Europe continue de développer sa filière biométhane. La septième édition de la European Biomethane Map, publiée par l'European Biogas Association (EBA) et Gas Infrastructure Europe (GIE), recense désormais 1 974 installations en service, contre 1 678 un an plus tôt. La capacité de production installée franchit pour la première fois le seuil des 8 milliards de m³ par an, à 8,2 milliards de m³ fin juin 2026. Cette progression de près de 17 % en un an marque un véritable rebond après les premiers signes de ralentissement observés l'an dernier.
En 2025, la même étude avait d'ailleurs consacré la France comme nouveau leader européen en nombre d'installations tout en soulignant un début d'essoufflement du marché. Celui-ci semble aujourd'hui partiellement dissipé, sans avoir totalement disparu.
Surtout, le plan REPowerEU fixe un objectif de 35 milliards de m³ de production annuelle dès 2030. L'Europe est donc encore très loin du compte. Avec un gain d'environ 1 milliard de m³ de capacité en un an, il faudrait près de 27 années supplémentaires pour combler l'écart si le rythme actuel restait identique. Pour respecter le calendrier européen, la filière devra donc accélérer fortement le déploiement de nouveaux projets.
Les perspectives restent d'ailleurs prudentes. Les scénarios les plus optimistes tablent aujourd'hui sur 21 milliards de m³ en 2030, soit seulement 60 % de l'objectif européen, à condition que les mesures réglementaires attendues soient rapidement adoptées.
Pour exploiter pleinement cette capacité, l'EBA appelle une nouvelle fois les institutions européennes à simplifier l'accès aux matières premières durables, faciliter les raccordements aux réseaux gaziers et accélérer les procédures d'autorisation. Des demandes qui reviennent pratiquement à l'identique depuis plusieurs années, illustrant la lenteur des évolutions réglementaires.
L'Europe continue de développer sa filière biométhane. La septième édition de la European Biomethane Map, publiée par l'European Biogas Association (EBA) et Gas Infrastructure Europe (GIE), recense désormais 1 974 installations en service, contre 1 678 un an plus tôt. La capacité de production installée franchit pour la première fois le seuil des 8 milliards de m³ par an, à 8,2 milliards de m³ fin juin 2026. Cette progression de près de 17 % en un an marque un véritable rebond après les premiers signes de ralentissement observés l'an dernier.
En 2025, la même étude avait d'ailleurs consacré la France comme nouveau leader européen en nombre d'installations tout en soulignant un début d'essoufflement du marché. Celui-ci semble aujourd'hui partiellement dissipé, sans avoir totalement disparu.
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Le nouveau record européen mérite toutefois d'être relativisé. Les 8,2 milliards de m³ correspondent à la capacité installée, et non à la production effectivement réalisée. En 2024, les installations européennes ont produit 5,2 milliards de m³ de biométhane, soit environ 3 milliards de m³ de moins que leur capacité théorique.Surtout, le plan REPowerEU fixe un objectif de 35 milliards de m³ de production annuelle dès 2030. L'Europe est donc encore très loin du compte. Avec un gain d'environ 1 milliard de m³ de capacité en un an, il faudrait près de 27 années supplémentaires pour combler l'écart si le rythme actuel restait identique. Pour respecter le calendrier européen, la filière devra donc accélérer fortement le déploiement de nouveaux projets.
Les perspectives restent d'ailleurs prudentes. Les scénarios les plus optimistes tablent aujourd'hui sur 21 milliards de m³ en 2030, soit seulement 60 % de l'objectif européen, à condition que les mesures réglementaires attendues soient rapidement adoptées.
267 nouveaux sites en 2025
Au total, 267 nouvelles unités ont été mises en service en 2025. Leur taille varie cependant fortement selon les pays. Les installations danoises affichent une capacité moyenne de 1 468 Nm³/h, contre 727 Nm³/h en Italie et 605 Nm³/h en Allemagne.
En France, la capacité moyenne n'est que de 251 Nm³/h. Cette particularité explique pourquoi l'Hexagone compte désormais le plus grand nombre de sites en Europe, tout en restant derrière l'Allemagne et l'Italie en capacité totale de production.

Au total, 267 nouvelles unités ont été mises en service en 2025. Leur taille varie cependant fortement selon les pays. Les installations danoises affichent une capacité moyenne de 1 468 Nm³/h, contre 727 Nm³/h en Italie et 605 Nm³/h en Allemagne.
En France, la capacité moyenne n'est que de 251 Nm³/h. Cette particularité explique pourquoi l'Hexagone compte désormais le plus grand nombre de sites en Europe, tout en restant derrière l'Allemagne et l'Italie en capacité totale de production.

Des blocages persistants
Pour Harmen Dekker, directeur général de l'EBA, les priorités n'ont pas changé. Selon lui, la première marge de progression est même immédiate. Les unités existantes ne fonctionneraient aujourd'hui qu'à environ 70 % de leur capacité, laissant un important potentiel de production disponible sans attendre la construction de nouvelles installations.Pour exploiter pleinement cette capacité, l'EBA appelle une nouvelle fois les institutions européennes à simplifier l'accès aux matières premières durables, faciliter les raccordements aux réseaux gaziers et accélérer les procédures d'autorisation. Des demandes qui reviennent pratiquement à l'identique depuis plusieurs années, illustrant la lenteur des évolutions réglementaires.
Le biométhane est de plus en plus considéré comme un pilier essentiel des efforts européens pour renforcer la sécurité énergétique et accélérer la décarbonation. Cependant, l'incertitude et la complexité réglementaire continuent d'empêcher le secteur d'atteindre son plein potentiel
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