Maintenance et entretien des véhicules GNV : un guide dédié aux ateliers

Maintenance et entretien des véhicules GNV : un guide dédié aux ateliers
Publié à l’initiative de l’AFGNV, le guide revient sur les compétences, le matériel et les études nécessaires pour se lancer dans l’entretien et la maintenance de véhicules fonctionnant au gaz naturel.
 
Elaboré par la commission « Formation-Maintenance » de l’AFGNV, le document est présenté comme un « guide d’adaptation des ateliers » qui recense à travers trois principaux chapitres les dispositions et bonnes pratiques à mettre en place avant de se lancer dans la maintenance et l’entretien de véhicules GNV ou bioGNV.
 

Un audit indispensable

Pas d’adaptation sans audit préalable ! C’est la première étape à respecter lorsqu’il s’agit d’adapter ses ateliers pour la maintenance de véhicules GNV. Un audit qui se résume à une analyse approfondie sur le plan réglementaire (analyse des risques et des dangers, plan de prévention etc…) en tenant compte du droit du travail et des procédures en vigueur en matière de sécurité et de prévention ATEX.
 
Facturé entre 3000 et 5000 euros lorsqu’il est réalisé en sous-traitance, cet audit permettant en outre de quantifier les besoins matériels et de définir les orientations organisationnelles en tenant compte du contexte réglementaire, notamment en matière de prévention contre les explosions.
 
A noter : les ateliers dont la superficie excède 2000 m² sont soumis à des obligations supplémentaires. Dans son guide, l’AFGNV précise qu’un organisme notifié pourra être sollicité pour contrôler et valider le projet sur plan en accord avec les équipes de la DREAL, cette dernière pouvant choisir d’effectuer des contrôles périodiques.  
 

Une configuration et des adaptations nécessaires

Si les ateliers pourront être configurés de différentes façons, plusieurs obligations s’imposent. Pour le local en lui-même, le guide mentionne une hauteur sous plafond d’au moins 1.5 m au-dessus des véhicules pour permettre la bonne dilution des fuites éventuelles, l’absence de point chaud supérieur à 400 °C à proximité des véhicules en maintenance, la mise en place de systèmes de ventilation renforcés et la présence d’extincteurs à poudre en « quantité suffisante ».
 
En cas de fuite, le système de détection en place doit se déclencher dès 0.5 % de gaz dans l’atmosphère pour respecter les normes. Si l’alarme est déclenchée, tous les systèmes de chauffage devront être automatiquement coupés. En pratique, les détecteurs doivent être correctement répartis sur le site et être étalonnés et inspectés de façon annuelle.
 
« Les zones de travail sur les véhicules GNV doivent être séparées des autres sources d’ignition » précise en outre le document de l’AFNGV qui indique qu’un balisage ATEX, fixe ou mobile, devra être prévu dans les zones d’intervention. Un marquage complété d’un listing du personnel habilité à pénétrer dans la zone. 
 
Outre le matériel spécifique à la maintenance des véhicules, le guide publié par l’AFGNV rappelle la nécessité d’un système de torcharge ou de récupération du CH4. Le premier permet une évacuation du méthane dans l’atmosphère tandis que le second, plus onéreux mais vivement recommandé, permet sa récupération. Un gaz qui, une fois récupéré, pourra être réinjecté dans le réservoir du véhicule.
 

Personnel qualifié

Même s’ils ne seront pas tous amenés à intervenir sur les véhicules GNV, les employés présents sur le site devront être impérativement sensibilisés à la présence de gaz naturel. Notamment par l’affichage de consignes de sécurité identifiant les risques spécifiques au GNV.
 
Le responsable du site devra en outre prévoir une formation « en nombre suffisant » de son personnel pour organiser la fermeture des vannes des véhicules en cas de danger. Pour maintenir une « bonne maitrise » des différentes conduites à tenir, le guide recommande d’effectuer des exercices semestriels.
 

Remise en pression

Si le personnel devra suivre les procédures spécifiques de chaque constructeur, le guide de l’AFGNV insiste sur les précautions à prendre lors de la remise en pression du réservoir suite à une intervention majeure.
 
« Différents types de fuites peuvent apparaitre à basse et/ou à haute pression » avertit le guide qui préconise une remise en pression « progressive » en respectant quatre paliers : 10 bars, 50 bars, 100 bars et 200 bars. Une opération qui devra être réalisée à l’aide d’un équipement doté d’un manomètre étalonné et d’un tensioactif permettant de vérifier à tout instant l’étanchéité du système.

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