Méthanisation : quel impact sur la qualité de l'air et les odeurs ?
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La récente étude publiée par Atmo France révèle que, globalement, l’impact des méthaniseurs, notamment en termes d’odeurs, reste assez limité même si les abords immédiats des sites de production doivent faire l’objet de davantage d’attention.
Rien que le nom de l’étude, « Aqametha – Objectiver les impacts de la méthanisation sur la qualité de l’air » révèle que la perception des méthaniseurs, composante importante de la transition énergétique en France, reste une affaire sensible qui trop souvent oppose riverains, élus et producteurs de biométhane.
L’essor extrêmement important de la filière ces dernières années (près de 1500 installations sur le territoire français), et les points de crispation qui en ont résulté dans certains endroits, ont conduit Atmo France (qui regroupe l’ensemble des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air) à lancer une vaste étude. Objectif : dresser un panorama objectif et partagé de l’impact de la méthanisation sur des polluants cibles (l’ammoniac et l’hydrogène sulfuré) et les odeurs. En complément, le groupe d’experts s’est aussi donné comme mission de tester l’apport éventuel d’un dispositif d’accompagnement et d’implication des riverains autour d’un projet d’unité de méthanisation en voie de mise en service.
Emplacement des méthaniseurs sélectionnés dans l’étude Aqametha
Douze unités de méthanisation ont été sélectionnées au niveau national (selon des critères spécifiques de représentativité du parc d’installations français). Elles ont fait l’objet de mesures précises des concentrations en ammoniac et hydrogène sulfuré à proximité de leur emprise. En complément, des investigations olfactives ont été menées pour tenter de caractériser la gamme des odeurs qui se dégage des installations, grâce à l’outil le Langage des Nez®.
Par contre, et preuve que l’acceptation locale des installations de méthanisation doit encore faire du chemin, la démarche d’accompagnement et d’implication n’a, quant à elle, pas pu être menée à son terme. En cause : de multiples freins parmi lesquels la crainte des exploitants et des élus de raviver ou de créer des tensions auprès des riverains.
Une datavisualisation qui reprend l'intégralité des mesures
A la lumière de ces résultats, des préconisations sont effectuées à l’intention des exploitants et des porteurs de projet de méthanisation, avec un accent particulier mis sur la communication à destination des élus et riverains. Première brique de cet effort, un outil interactif de mise à disposition de la totalité des informations recueillies est accessible en ligne.
Rien que le nom de l’étude, « Aqametha – Objectiver les impacts de la méthanisation sur la qualité de l’air » révèle que la perception des méthaniseurs, composante importante de la transition énergétique en France, reste une affaire sensible qui trop souvent oppose riverains, élus et producteurs de biométhane.
L’essor extrêmement important de la filière ces dernières années (près de 1500 installations sur le territoire français), et les points de crispation qui en ont résulté dans certains endroits, ont conduit Atmo France (qui regroupe l’ensemble des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air) à lancer une vaste étude. Objectif : dresser un panorama objectif et partagé de l’impact de la méthanisation sur des polluants cibles (l’ammoniac et l’hydrogène sulfuré) et les odeurs. En complément, le groupe d’experts s’est aussi donné comme mission de tester l’apport éventuel d’un dispositif d’accompagnement et d’implication des riverains autour d’un projet d’unité de méthanisation en voie de mise en service.
Emplacement des méthaniseurs sélectionnés dans l’étude AqamethaDouze unités de méthanisation ont été sélectionnées au niveau national (selon des critères spécifiques de représentativité du parc d’installations français). Elles ont fait l’objet de mesures précises des concentrations en ammoniac et hydrogène sulfuré à proximité de leur emprise. En complément, des investigations olfactives ont été menées pour tenter de caractériser la gamme des odeurs qui se dégage des installations, grâce à l’outil le Langage des Nez®.
Au-delà de 200 mètres, l’odeur des méthaniseurs décroît fortement
Deux bonnes nouvelles ! Même si les concentrations en NH3 et H2S sont élevées en limite de propriété (concentration moyenne respective de 12,5 µg/m3 et de 1 µg/m³), dès les premières habitations sous les vents dominants, les concentrations en NH3 sont divisées par trois. Les concentrations en hydrogène sulfuré sont proches, voire en dessous des limites de quantification de l’appareil de mesure. De plus, si l’emprise odorante peut se ressentir fortement dans les premiers 200 mètres autour du site, elle devient modérée à faible entre 200 et 2 000 mètres autour de l’unité (sous réserve des conditions météorologiques et de l’activité du site).Par contre, et preuve que l’acceptation locale des installations de méthanisation doit encore faire du chemin, la démarche d’accompagnement et d’implication n’a, quant à elle, pas pu être menée à son terme. En cause : de multiples freins parmi lesquels la crainte des exploitants et des élus de raviver ou de créer des tensions auprès des riverains.
Une datavisualisation qui reprend l'intégralité des mesuresA la lumière de ces résultats, des préconisations sont effectuées à l’intention des exploitants et des porteurs de projet de méthanisation, avec un accent particulier mis sur la communication à destination des élus et riverains. Première brique de cet effort, un outil interactif de mise à disposition de la totalité des informations recueillies est accessible en ligne.
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