Biométhane injecté : 3,6 TWh au T1 2026, mais les mises en service continuent de reculer
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La production de biométhane injecté en France atteint 3,6 TWh au 1ᵉʳ trimestre 2026, stable par rapport au trimestre précédent mais en hausse de 14 % sur un an.
Le SDES (Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique) a publié en mai 2026 son tableau de bord trimestriel du biométhane injecté dans les réseaux gaziers). Au 31 mars 2026, 823 installations étaient raccordées, pour une capacité maximale de production de 15,9 TWh par an, soit une progression de 1 % par rapport à fin 2025 et de 8 % par rapport à fin 2024.
Sur le premier trimestre 2026, la production injectée s'établit à 3,6 TWh PCS, un niveau identique à celui du quatrième trimestre 2025 mais supérieur de 14 % à celui du premier trimestre 2025. Le biométhane représente ainsi 3,3 % des injections totales de gaz sur le réseau français au cours du trimestre. Une synthèse des principales données opérateurs est également disponible dans notre panorama des chiffres clés du biométhane au premier trimestre 2026.
La méthanisation demeure très largement dominante : les 737 méthaniseurs en service représentent 90 % du parc et concentrent 92 % des capacités installées, soit 14,5 TWh par an. Les stations d'épuration (STEP) contribuent à hauteur de 5 % de la capacité totale, les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) pour environ 3 %.
À l'inverse, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire et l'Occitanie ne représentent ensemble que 14 % des capacités nationales. On notera que la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire se distinguent au premier trimestre 2026 par les nouvelles capacités installées les plus importantes, respectivement 57 et 55 GWh/an sur le seul trimestre.
Hors méthanisation, huit projets de production de biométhane par pyrogazéification sont actuellement à l'étude, pour une capacité totale estimée à 412 GWh par an.
Malgré le ralentissement des raccordements, la filière confirme sa montée en puissance. L'enjeu demeure cependant celui de la visibilité réglementaire : la publication des décrets fixant les trajectoires post-2028 et les conditions des certificats de production de biogaz (CPB) reste attendue pour permettre aux grands projets en file d'attente de franchir les étapes de financement et de mise en service.
Le SDES (Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique) a publié en mai 2026 son tableau de bord trimestriel du biométhane injecté dans les réseaux gaziers). Au 31 mars 2026, 823 installations étaient raccordées, pour une capacité maximale de production de 15,9 TWh par an, soit une progression de 1 % par rapport à fin 2025 et de 8 % par rapport à fin 2024.
Sur le premier trimestre 2026, la production injectée s'établit à 3,6 TWh PCS, un niveau identique à celui du quatrième trimestre 2025 mais supérieur de 14 % à celui du premier trimestre 2025. Le biométhane représente ainsi 3,3 % des injections totales de gaz sur le réseau français au cours du trimestre. Une synthèse des principales données opérateurs est également disponible dans notre panorama des chiffres clés du biométhane au premier trimestre 2026.
| Production de biométhane | Nombre d'installations | Capacité maximale de production (en GWh/an) |
|---|---|---|
| Parc raccordé au 31/03/2026 | 823 | 15 878 |
| Parc raccordé au 31/12/2025 | 803 | 15 500 |
| Évolution (%) | +2 | +1 |
| Nouvelles installations au T1 2026 | 20 | 217 |
| Nouvelles installations au T1 2025 | 28 | 432 |
| Évolution (%) | -29 | -50 |
Des mises en service en net recul
Si la production trimestrielle se maintient à un niveau élevé, le rythme de développement des nouvelles capacités poursuit son ralentissement. Au premier trimestre 2026, 20 installations ont été mises en service, représentant 217 GWh/an de capacité supplémentaire. Ces chiffres sont en baisse de 29 % en nombre d'unités et de 50 % en capacité par rapport au premier trimestre 2025, où 28 nouvelles unités totalisant 432 GWh/an avaient été raccordées. Cette tendance confirme le mouvement de décélération amorcé depuis 2024, après plusieurs années de forte accélération du développement du parc.La méthanisation demeure très largement dominante : les 737 méthaniseurs en service représentent 90 % du parc et concentrent 92 % des capacités installées, soit 14,5 TWh par an. Les stations d'épuration (STEP) contribuent à hauteur de 5 % de la capacité totale, les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) pour environ 3 %.
La place des petites installations reste déterminante
La structure du parc continue de refléter le modèle de développement territorial français. Près de la moitié des sites en exploitation (47 %, soit 384 installations) affichent une capacité inférieure à 15 GWh par an, mais ne représentent que 24 % de la capacité totale. À l'opposé, les 88 unités de plus de 30 GWh par an concentrent à elles seules 31 % du potentiel national, avec près de 4,9 TWh.
La structure du parc continue de refléter le modèle de développement territorial français. Près de la moitié des sites en exploitation (47 %, soit 384 installations) affichent une capacité inférieure à 15 GWh par an, mais ne représentent que 24 % de la capacité totale. À l'opposé, les 88 unités de plus de 30 GWh par an concentrent à elles seules 31 % du potentiel national, avec près de 4,9 TWh.
Toujours quatre régions en tête
La répartition territoriale reste concentrée. Le Grand Est, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne totalisent 54 % des capacités installées et 55 % des volumes injectés au premier trimestre 2026. Le Grand Est conserve sa place de première région productrice avec près de 3 TWh de capacité (2 995 GWh/an), devant les Hauts-de-France (2 544 GWh/an) et la Nouvelle-Aquitaine (1 705 GWh/an).À l'inverse, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire et l'Occitanie ne représentent ensemble que 14 % des capacités nationales. On notera que la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire se distinguent au premier trimestre 2026 par les nouvelles capacités installées les plus importantes, respectivement 57 et 55 GWh/an sur le seul trimestre.
| Installations | Capacité maximale de production | Nouvelles capacités au T1 2026 (en GWh/an) |
Injections au T1 2026 (en GWh) |
|||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'installations |
Répartition (%) |
(en GWh/an) | Répartition (%) |
|||
| Auvergne-Rhône-Alpes | 75 | 9 | 1 025 | 6 | 19 | 250 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 28 | 3 | 762 | 5 | 9 | 141 |
| Bretagne | 107 | 13 | 1 235 | 8 | 16 | 293 |
| Centre-Val de Loire | 48 | 6 | 832 | 5 | 20 | 189 |
| Grand Est | 133 | 16 | 2 995 | 19 | 15 | 738 |
| Hauts-de-France | 107 | 13 | 2 544 | 16 | 0 | 612 |
| Île-de-France | 63 | 8 | 1 343 | 8 | 0 | 306 |
| Normandie | 71 | 9 | 1 425 | 9 | 14 | 307 |
| Nouvelle-Aquitaine | 77 | 9 | 1 705 | 11 | 57 | 333 |
| Occitanie | 30 | 4 | 680 | 4 | 11 | 115 |
| Pays de la Loire | 77 | 9 | 1 233 | 8 | 55 | 295 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 7 | 1 | 100 | 1 | 0 | 21 |
| France continentale | 823 | 100 | 15 878 | 100 | 217 | 3 601 |
Une file d'attente qui franchit le cap des 20 TWh
Le principal signal positif de ce bilan réside dans la dynamique des projets. Au 31 mars 2026, 1 227 projets figuraient dans le registre de capacités, représentant une capacité potentielle de 20,8 TWh par an, soit une hausse de 10 % en nombre et de 11 % en capacité par rapport à fin 2025. Quelque 140 nouveaux projets ont été enregistrés au cours du seul premier trimestre 2026, contre 69 sur la même période un an plus tôt. La capacité associée à ces nouvelles inscriptions atteint 2,5 TWh par an, en progression de 169 % sur un an.Hors méthanisation, huit projets de production de biométhane par pyrogazéification sont actuellement à l'étude, pour une capacité totale estimée à 412 GWh par an.
Malgré le ralentissement des raccordements, la filière confirme sa montée en puissance. L'enjeu demeure cependant celui de la visibilité réglementaire : la publication des décrets fixant les trajectoires post-2028 et les conditions des certificats de production de biogaz (CPB) reste attendue pour permettre aux grands projets en file d'attente de franchir les étapes de financement et de mise en service.
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