La mobilité au gaz au salon Biogaz Europe 2019

La mobilité au gaz au salon Biogaz Europe 2019
Pour trouver des voitures fonctionnant au GNV, mercredi 30 janvier 2019, jour d’inauguration de l’événement, c’est sur le parking des visiteurs qu’il fallait chercher, la plupart des véhicules appartenant d’ailleurs à des exposants. La mobilité au gaz naturel était cependant bien représentée, notamment par Liger, Agribiométhane, GRDF, GRTgaz, Engie et l’AFGNV.
 

Rennes (Parc des expos)

Pour son édition 2019, le salon Biogaz Europe (Biogaz - Biométhane - Biognv) se fondait avec 2 autres événements : Salon Bois Energie (Industrie & Collectivités) et Salon ReGen Europe (Biomasse - Déchets - Energie). Leurs 350 exposants ont été réunis sous la large bannière « Les énergies vertes puissance 3 », dans les halls 7 et 8 entièrement occupés. Des visites techniques sur des sites plus ou moins proches du parc des expositions étaient programmées, mais rien en rapport direct avec la mobilité au gaz naturel.
 

Des véhicules GNV moins présents

Il y a 2 ans, les visiteurs étaient accueillis par une haie de voitures particulières et d’utilitaires fonctionnant au GNV, dont certains étaient proposés à l’essai. Rien de tout cela en arrivant mercredi 30 janvier, peu avant 10 heures. Les essais programmés il y 2 ans n’ont-ils pas eu de succès ? Pourquoi les constructeurs de poids lourds, utilitaires légers et voitures particulières fonctionnant au GNV, ou les concessionnaires qui les représentent, ne sont-ils pas visibles dans ce salon qui représente une vitrine du développement énergétique durable ?


 

Place de choix pour la méthanisation

Tout ce qui est en amont de la mobilité GNV, et notamment ce qui tourne autour de la méthanisation, était bien représenté par les professionnels qui tenaient des stands et venaient de différents pays d’Europe.
 
Ainsi les constructeurs de matériel pour équiper les unités de production, les énergéticiens, les financeurs, les assureurs, etc. De splendides dioramas mettaient en scène la filière du gaz naturel, parfois sur toute la chaîne, depuis le travail dans les champs, jusqu’à l’exploitation du produit injecté dans le réseau.


 

Point en Bretagne…

Cette place dominante de la méthanisation était également palpable dans les conférences.
 
Outre l’intervention passionnante d’Agribiométhane, le programme promettait également de de faire le point sur le biogaz en Bretagne, « de la production à son usage mobilité ». Il y a justement beaucoup à dire sur le développement de la mobilité GNV en Bretagne, comme en témoignent les différents articles que nous avons produits sur le sujet.

Hélas, cette conférence, dont nous attendions beaucoup, n’a fait qu’évoquer du bout des lèvres cette forme d’exploitation du biogaz. Sans doute trop de pistes à explorer en seulement 20 minutes, le directeur régional de l’Ademe, Gilles Petitjean, ayant été coupé dans son élan par l’animateur en charge du timing pour cette matinée de conférences.
 

…à chercher sur l’invitation

Les informations sur la mobilité GNV en Bretagne étaient à retrouver dès les premières lignes dans le document de 4 pages qui faisait office de carton d’invitation. Adressé en amont de l’événement, il débute ainsi : « 2019 sera l’année charnière pour le GNV, gaz naturel pour véhicules, en Bretagne. En 2017 et en 2018, les syndicats départementaux d’énergie bretons - via leurs sociétés d’économie mixte - ont été lauréats d’appels à projets nationaux pour la mise en place d’un réseau de stations d’avitaillement GNV et pour le soutien à l’achat par les constructeurs de camions ».
 

Maillage en cours de développement

Le document rappelle l’ouverture de la station de Vannes, qui fait partie d’un projet « soutenu par un important collectif d’acteurs incluant la région Bretagne, les syndicats d’énergies bretons, les acteurs du transport, du gaz, les acteurs économiques et de l’innovation ». Ce programme de maillage régional, soutenu par l’Ademe et le Commissariat général à l’investissement, a reçu en 2018 une enveloppe de plus de 3 millions d’euros avec l’objectif de soutenir l’achat de véhicules roulant au GNV.
 

De nouvelles stations

Afin d’alimenter ces poids lourds, utilitaires légers et voitures particulières fonctionnant au GNV, de nouvelles stations d’avitaillement vont être mises en service, opérées sur leurs territoires respectifs par les 4 syndicats bretons de l’énergie, via leurs sociétés d’économie mixtes réunies pour ce projet sous une seule structure juridique : Bretagne Mobilité GNV SAS.

«  Un premier appel d’offres a été lancé, il y a quelques semaines afin de désigner une maîtrise d’œuvre sur les stations situées en Finistère, en Côtes-d’Armor et en Ille-et-Vilaine (15 stations GNV au total) », révèle le document d’invitation qui précise que l’implantation de 2 stations dans le Morbihan, à Lorient et Pontivy, est à l’étude. Un appel d’offres spécifiques pour leur construction va être publié au cours de la présente année 2019. 
 

Pour les professionnels et les particuliers

Le choix des implantations pour ces stations, dans des zones d’activité à fort potentiel, et avec une capacité d’avitaillement de plusieurs poids lourds, bus ou autocar par heure, indique clairement que c’est d’abord le transport lourd qui est ciblé par ce réseau. Mais en équipant les distributeurs d’un appareil de règlement par carte bancaire, ses acteurs espèrent aussi séduire les particuliers et les entreprises équipées d’utilitaires légers.

«  La Bretagne, grâce à des gisements de biomasse importants, dispose d’un fort potentiel de réduction de sa dépendance énergétique en produisant localement ce carburant d’origine renouvelable pour le transport », plaident-ils.
 

Pouvoir se déplacer partout en Bretagne au GNV

Le maillage GNV breton a été décidé en tenant compte de 2 contraintes : permettre aux utilisateurs de véhicules GNV « de se déplacer facilement partout en Bretagne », et assurer « une valorisation du biométhane produit localement ». Les acteurs du programme réfléchissent à créer un label régional qui garantirait la filière et l’origine de ce biogaz produit en Bretagne.

« Cette action en faveur d’une mobilité alternative au fossile constitue un axe fort du futur Pacte Biogazier Breton piloté par l’Etat et la Région dans le cadre des travaux de la Conférence bretonne de la transition énergétique », conclut le document, bien plus riche sur le sujet, que la conférence même qu’il était censé introduire.

 

Stand Liger

Nous avons récemment publié une interview de Joël Tanguy, directeur technique de Liger. La Sem morbihannaise est à la tête de 2 stations de distribution de bioGNV, dont une est ouverte au public.
 
Au salon Biogaz Europe 2019, Liger avait installé un stand particulièrement large et attractif. Grâce à des masques de réalité virtuelle, il était ici possible de s’immerger au cœur même du concept Liger (visite virtuelle d’un centre d’énergies renouvelables, découverte de son modèle d’économie circulaire). Il y avait foule sur ce stand qui mettait à l’honneur de façon très large le territoire départemental, et même régional. Les organisateurs du salon avaient prévu cette affluence en plaçant le stand de telle sorte que les visiteurs puissent graviter en nombre autour.


 

Autres stands GNV

Sur le généreux stand de GRTgaz, la mobilité GNV était omniprésente, en particulier grâce à de grands panneaux lumineux qui en détaillaient les avantages et le réseau de distribution en cours de déploiement pour 2020. Beaucoup de monde aussi sur ce stand chaleureux, tout comme sur celui de GRDF qui présentait un diorama sur la boucle vertueuse complète du biométhane.



Plus à l’écart, le stand de l’AFGNV, où l’on pouvait se renseigner sur la mobilité au gaz naturel et se procurer une note de positionnement de France nature environnement, sur la place du GNV et du bioGNV dans la transition énergétique. Nous vous présenterons ce document dans un prochain article.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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