Seine-Maritime : de l'élevage porcin à la station bioGNV

Seine-Maritime : de l'élevage porcin à la station bioGNV
Eleveur porcin installé à Cléville, dans le Pays de Caux, Mathieu Deschamps souhaite associer son unité de méthanisation à une station bioGNV. Une démarche structurante pour le territoire qui a été présentée aux transporteurs et aux élus.
 
Organisée ce mardi 6 novembre à l’invitation de Seine Maritime Attractivité et de ses partenaires, la réunion publique a permis de regrouper un peu plus de 70 participants pour évoquer l’installation d’une station bioGNV. Objectif : mobiliser élus et professionnels pour expliquer la démarche et trouver le quota de véhicules nécessaire au lancement du projet.
 

De la cogénération à l’injection

Alimentée à partir des effluents d’élevages et d’autres déchets rachetés à des partenaires, l’usine de méthanisation de Mathieu Deschamps fait aujourd’hui de la cogénération.
 
« Il y a eu l’idée de travailler autrement et de s’orienter vers l’injection avec la volonté de pouvoir l’associer à une station bioGNV » nous détaille Bruno Morin, responsable Pôle Développement de Seine Maritime Attractivité. « C’est un projet structurant pour le territoire. En organisant cette réunion, nous voulions à la fois nous adresser aux élus et aux professionnels pour présenter la mobilité GNV et la possibilité de créer une station à proximité immédiate d’un nœud autoroutier sur l’axe Rouen – Le Havre » détaille-t-il.
 

Agribiométhane

Dans les faits, l’initiative initiée en Seine-Maritime est très proche de celle déjà réalisée en Vendée par Agribiométhane. Inaugurée à Mortagne sur Sèvre fin 2017, la station est installée à proximité d’un site de méthanisation qui regroupe dix agriculteurs venant de quatre exploitations agricoles voisines (voir notre article).
 
« C’est rassurant d’avoir ce type de retour d’expérience avec des chiffres positifs. A l’échelle du territoire, c’est la garantie de revenus complémentaires pour nos exploitants » souligne Bruno Morin.

 

15 pleins par jour pour lancer le projet

« Ce qui est visé, c’est 25 à 30 pleins de véhicules lourds par jour avec un minimum de 15 pour se lancer » chiffre Bruno Morin qui cible les poids-lourds mais aussi les bennes à ordure et les autocars. « Ce que nous attendons à présent, c’est d’avoir un minimum de retour des professionnels pour pouvoir avancer dans la démarche » conclut-il.
 
Installée le long de l’A29, la station sera située à Cléville ou Ecreville-les-Bains… si vous êtes intéressés pour vous y avitailler, vous pouvez joindre Bruno Morin par mail : bruno.morin@sma76.fr

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