B100 en Crit'Air 1 : Endesa, Primagaz et Proviridis saisissent le Conseil d'Etat

B100 en Crit'Air 1 : Endesa, Primagaz et Proviridis saisissent le Conseil d'Etat
Regroupant Gaz’up, Primagaz et Proviridis, un collectif a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation de l’arrêté du 11 avril 2022 classant en catégorie Crit’Air 1 les camions fonctionnant au B100.

Biodiesel principalement issu du colza, le B100 bénéficie depuis quelques semaines d’un avantage de taille. Suite à un arrêté publié le 11 avril dernier, il est désormais classé Crit’Air 1 ce qui l’autorise à circuler au sein des Zones à Faibles Emissions (ZFE). Une décision qui a poussé un collectif regroupant Gaz’Up, Primagaz et Proviridis à réagir en déposant un recours devant le Conseil d’Etat.

« L’arrêté, publié avant même le second tour de l’élection présidentielle, n’a fait l’objet d’aucune concertation ni avec les collectivités territoriales ni avec les parties prenantes. Il n’a pas non plus été soumis à consultation publique, contrairement aux dispositions de l’article 7 de la Charte de l’environnement et de l’article L. L123-19-1 du code de l’environnement » dénoncent les trois opérateurs dans un communiqué commun, craignant que cette nouvelle classification ne vienne ralentir le développement d’une filière GNV déjà fragilisée par la hausse du prix du carburant.

Un intérêt limité pour l’environnement

« Des essais réalisés précédemment ont montré qu’il n’y a pas de baisse des émissions d’oxydes d’azotes avec le biodiesel, quand on compare le B100 au B7. Il fait moins bien que le bioGNV à ce niveau, mais également concernant les particules, en masse et en nombre. En fonction de la source du produit, on constate même une surconsommation entre 8 et 18 % avec le B100 », chiffre Marc Buffenoir, directeur scientifique chez Proviridis.



 

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3 Commentaires

  1. Christophe Publié le 27/06/2022 à 15:40

    "Il fait moins bien que le bioGNV à ce niveau, mais également concernant les particules, en masse et en nombre."
    Concernant les NOx à priori ok.
    Mais concernant les particules, sur quelles études se basent-ils ? Les dernières confirment que les moteurs au gaz émettent plus de particules en nombre d’une masse plus faible donc plus petites donc plus dangereuses.
    C’est bien le problème de la certification Crit’air qui se focalise sur les NOx et oublie les particules dont la source la plus importante l’abrasion. Pour mémoire particule = polluant le plus tueur sans seuil d’innocuité.

  2. ChristophePublié le 27/06/2022 à 16:47

    Rapport Airparif Mesures des émissions des bus en conditions réelles d’exploitation avril 2021
    "Les particules en nombre (PN) sont moins étudiées à ce jour. Les résultats d’une étude danoise, reportés dans le rapport du COMVEC [12] sur des poids lourds Euro VI en cycle WHVC, signalent une augmentation d’un facteur 4 des émissions de PN du GNC par rapport au diesel, et plus généralement d’un facteur 10 à 100 selon une étude d’Eisazadeh [19]. Giechaskiel [20] estime les émissions de PN (>23nm) de poids lourds diesel autour de 2.1010-7.1011 #/km, celles de poids lourds GNC autour de 8.1011-4,5.1012 #/km, selon le véhicule et la méthode de mesure."

  3. ChristophePublié le 28/06/2022 à 16:11

    Le rapport conclut : "D’après cette analyse, il apparaît que les émissions de PN des bus Euro VI GNC sont plus élevées,
    dans des conditions de circulation proches, que celles de leurs homologues diesel".
    J’espère que le Conseil d’Etat va bien se pencher sur cette problématique et demander une analyse rigoureuse de la pollution des véhicules, de toute la pollution donc y compris d’abrasion.
    L’analyse devra prendre en compte tous les polluants émis et les hiérarchiser en fonction de leur dangerosité. A ce titre, les particules les plus fines devront avoir la pondération la plus forte. Et pour une même taille, les plus dangereuses (parce que par exemple contenant des HAP) devront avoir la pondération la plus forte.
    En l’état la certification Crit’Air considère uniquement les NOx et oublie les particules dont la source la plus importante l’abrasion. Si un recours doit avoir lieu c’est contre cette classification parcellaire.

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