Le moteur GNC au programme de Renault et Geely

Le moteur GNC au programme de Renault et Geely
Dans le cadre de Horse Powertrain, sa nouvelle joint-venture avec le chinois Geely, le groupe au losange souhaite développer plusieurs motorisations alternatives au diesel, dont celles fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC).

Et si le GNC faisait bientôt son entrée au sein de la gamme Renault ? Si l’hypothèse semble peu probable en Europe, le constructeur confirme travailler sur le sujet dans la cadre de Horse Powertrain. Officiellement lancée ce vendredi 31 mai, cette nouvelle joint-venture détenue à 50 % avec le groupe automobile chinois Geely (qui possède notamment Volvo) vise à concevoir, développer et produire un vaste panel de solutions pour le monde automobile : moteurs, transmissions, systèmes hybrides et batteries…

Sur la partie moteur à combustion, le communiqué explique vouloir développer un portefeuille complet de carburants alternatifs tels que l'éthanol, le méthanol, le GPL, le GNC ou encore l’hydrogène.

« Pour réussir la décarbonation dans un marché où plus de la moitié des véhicules produits devraient encore être équipés de moteurs thermiques d'ici à 2040, Renault Group et Geely estiment qu’il est nécessaire de combiner plusieurs technologies, comme les moteurs à combustion interne très efficients, les carburants bas-carbone et l'hydrogène » justifie le communiqué des deux partenaires.

En pratique, les deux partenaires vont regrouper à la fois leurs capacités de production et de R&D. Agissant en tant qu’équipementier, la nouvelle entité fournira en premier lieu les marques des deux groupes : Renault, Geely, Nissan, Mitsubishi, Proton et Volvo Cars. L'idée est aussi d’élargir cette clientèle à d’autres constructeurs.

A quoi faut-il s’attendre ?

Se contentant d’expliquer les bases de cette nouvelle alliance, le communiqué ne détaille pas de feuille de route, ni de calendrier. La joint-venture étant internationale, les solutions seront probablement adaptées aux réalités et aux besoins de chaque marché. Compte tenu des choix européens sur les véhicules légers, qui privilégient les véhicules électriques dans une logique du « réservoir à la roue », il y a peu de chance que le GNC soit porté sur le Vieux Continent, mais plutôt dans des pays au potentiel plus large tels que l’Inde ou l’Amérique latine.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que Renault évoque la solution GNC. Début 2021, lors de l’annonce de sa Refactory, Renault avait évoqué l’idée d’une activité rétrofit diesel-bioGNV sans jamais la concrétiser. Marque du groupe Renault, Dacia avait également développé une flotte de Dacia Duster au gaz naturel qui avait notamment été testée par les équipes de GRTgaz.   

 

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1 Commentaire

  1. AlberiPublié le 03/06/2024 à 10:29

    avec beaucoup de prudence, mais peut-être quelques lueurs d’espoir ?

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