Panorama du bioGNV 2026 : entre montée en puissance et attentisme du marché

Panorama du bioGNV 2026 : entre montée en puissance et attentisme du marché
Le BioGNV confirme sa place dans le transport lourd en 2025, avec un parc en hausse de 12 % sur l’année écoulée. La filière alerte toutefois sur des incertitudes réglementaires qui freinent les investissements en ce début 2026.

Le BioGNV s’impose comme première alternative au diesel pour les véhicules lourds. En un an, le parc roulant a progressé de 12 % par rapport à l’année précédente. 39 000 véhicules fonctionnant au GNV/bioGNV circulaient dans l’Hexagone à fin 2025, dont 26 000 poids lourds, détaille l’édition 2026 du Panorama du bioGNV, édité par France Mobilité Biogaz.

En parallèle, le réseau de stations GNV continue aussi de s’étendre avec 362 stations publiques et 410 privées.

La dynamique du bioGNV se confirme

La consommation totale de gaz pour la mobilité atteint 5,4 TWh en 2025, dont une majorité issue de biométhane. En 2025, la part du BioGNV a représenté 56 % du GNV consommé, soit un bond de près de 40 % par rapport à 2024. La part de bio a même atteint 67.5 % dans le volume global de GNC.

Cette montée en puissance du bioGNV suite celle de la production de biométhane, qui a atteint 15,6 TWh fin 2025 avec plus de 800 sites en service.

Un début d’année 2026 attentiste

Le premier trimestre 2026 montre un net ralentissement des immatriculations. Les véhicules industriels GNV enregistrent une baisse proche de 60 % sur un an.

Un recul que la filière justifie par un contexte réglementaire jugé instable par les transporteurs. Les décisions d’investissement sont reportées dans l’attente de clarifications. Le segment du transport de voyageurs affiche toutefois une hausse de 26 %.
 
Flambée des prix des carburants : les contrats à prix fixes comme nouvelle arme anti-inflation
Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les contrats à prix fixe apparaissent comme un levier de sécurisation. Ils permettent aux transporteurs de lisser leurs dépenses énergétiques sur plusieurs années. En fixant un tarif à l’avance, les entreprises limitent leur exposition aux hausses brutales des marchés.
Dans le cas du BioGNV, ces contrats peuvent s’étendre sur des durées longues, avec des niveaux de prix parfois inférieurs aux conditions de marché spot.

Des politiques publiques trop électro-centrées

Pointant un manque de reconnaissance des carburants renouvelables dans les normes européennes, la filière critique une orientation des politiques publiques trop centrée sur la solution électrique. « Croire qu’une seule énergie pourra décarboner tous les usages du transport dans les mêmes délais relève plus de l’incantation que du pragmatisme industriel » souligne le communiqué de France Mobilité Biogaz.

Deux échéances sont surveillées de près. Alors que la mise en œuvre de l’IRICC en France pourrait structurer les soutiens au secteur, la révision des normes CO2 des poids lourds, attendue en 2027, sera tout aussi déterminante pour l’avenir du secteur si elle venait à intégrer les carburants biogéniques comme solution de décarbonation. Plusieurs options sont étudiées, dont une catégorie dédiée aux véhicules utilisant exclusivement ces énergies.
 

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