La région Hauts-de-France veut devenir leader du biométhane et du bioGNV

La région Hauts-de-France veut devenir leader du biométhane et du bioGNV
A travers la mission Rev3, la région Hauts-de-France vise le leadership européen dans le domaine du biométhane injecté. Un engagement fort complété par de nombreux projets autour de la mobilité GNV.

« L’ambition c’est d’être la première région d’Europe pour le biométhane injecté » souligne Philippe Vasseur ancien ministre de l’Agriculture et actuel président de Rev3. Lancé fin 2017. Destiné à pour engager « la troisième révolution industrielle », Rev3 vise à faire du territoire un exemple en matière de transition énergétique avec un axe fort dans le domaine du biométhane. « Nous avons aujourd’hui 13 sites de méthanisation opérationnels. Nous en aurons 20 d’ici la fin de l’année et doubleront l’année suivante (…) Le plus dur, ce n’est pas de trouver l’argent ou les débouchés, mais les porteurs de projets » regrette-t-il.

Une thématique qui sera au centre de la troisième édition du congrès Méta’Morphose. Organisé le 5 décembre prochain à Amiens, l’événement réunira agriculteurs, industriels, collectivités et acteurs de la logistique. Au programme : 9 ateliers thématiques, 2 plénières et un espace d’exposition.

De nombreux projets dans la mobilité

Le développement des projets autour du biogaz pousse les décideurs à engager des réflexions sur ses différents usages. Outre l’industrie et le chauffage, relativement saisonnier, la mobilité s’impose comme une évidence. A l’échelle régionale, différents projets ont d’ores et déjà été lancés.

Le premier, sans doute le plus important, concerne le déploiement des stations avec une étude d’implantation en cours qui devra veiller à une équité du réseau sur l’ensemble du territoire. « Nous ne voulons pas seulement nous focaliser sur l’urbain mais aussi sur des zones plus rurales en ciblant les besoins pour le transport de marchandises et de voyageurs » explique Philippe Vasseur qui chiffre à environ 50 le nombre de stations en projet sur l’ensemble du territoire régional.

Une démarche qui intéresse les opérateurs de stations-services mais aussi les agriculteurs qui voient le GNV comme un prolongement de la méthanisation. Exploitants du site de Saconin-et-Breuil, les familles Leclere et Bazin s’intéressent avec un modèle similaire aux réalisations d’Agribiométhane (Vendée) et de LIGER (Bretagne). Mis en service en juillet 2018, le site collecte quotidiennement 30 tonnes d’intrants, dont 40 % issus de résidus de culture. A terme, sa capacité d’injection sera de 250 Nm3/h. Une production qui pourrait être en partie revalorisée dans le domaine de la mobilité. « Lancer une station est quelque chose que nous envisageons au même titre que le passage au gaz d’une partie de nos véhicules agricoles. Il nous faut au moins 20 camions pour engager le projet » avertit toutefois l’un des responsables du site.

Des trains au gaz à l’étude

Outre le développement des stations et du parc de véhicules, la région Hauts-de-France a également engagé une réflexion dans le domaine du ferroviaire. Objectif : étudier le remplacement des vieilles locomotives diesel par des modèles fonctionnant au biogaz.

« On a un débat dans la région car on s’intéresse aussi au train à hydrogène. La solution GNV est moins couteuse car le rétrofit est possible. L’étude technico-économique doit être rendue en fin d’année » détaille Philippe Vasseur dont les équipes se sont déjà rendues à Riga, en Lettonie, où des trains diesel ont été convertis avec succès au gaz naturel.

Un projet auxquels s’intéressent également les industriels et notamment Delta 3, une grosse plateforme logistique installée à Dourges.

Avec l’appui de GRDF

Qu’il s’agisse de biogaz ou de mobilité GNV, la région Hauts-de-France peut compter sur les équipes de GRDF pour l’accompagner dans ses projets. « L’implication de GRDF a été particulièrement forte dès le départ » souligne l’ancien ministre.
Un partenariat acté par deux manifestes portant respectivement sur la méthanisation et la mobilité. Dans le domaine du GNV, plus d’une dizaine de partenaires font partie des signataires dont GRTgaz, la FNTR, le groupe La Poste, l’ADEME, la Métropole de Lille ou la Communauté Urbaine d’Arras. Un partenariat articulé autour de quatre engagements :
  • Promouvoir les atouts du bioGNV auprès des acteurs du territoire
  • Favoriser le déploiement de stations GNV et bioGNV
  • Faciliter le déploiement du parc GNV en apportant des aides à l’acquisition à la réalisation d’études
  • Soutenir le développement de la filière industrielle  


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